Réalisé par : Charlie Perillat. Ecrit par : Charlie Perillat, Cyril Pansal (ah ben voilà, Maman Küsters et son extravagance merveilleuse). Composé : par Saxa Goth, issu d’où l’on sait si averti on est. Produit par Rideau Records et Contre Nuit. Ca suffira large, sollicité par le brestois de la liste je décide l’audition. La Tentative est loufoque, racée; elle lorgne vers La Femme et se nourrit de ses tics décisifs. Ses textures synth-pop enchantent. Comédie musicale new wave de la Dame Périllat pour son groupe Tentative, donc, La Fille Pharmacie joue la carte de la captivante étrangeté. La Fille Pharmacie (thème), céleste, attire pour débuter l’oreille, en alerte. C’est une mise en bouche, une mignardise synth étoilée que Interlude Chapitre I relaie sur une narration au corps muant. Ceci avant que Glaçon Glaçon, post-punk au féminin chanté teinté 60’s, cuivré, orné avec le gout d’un La Femme, oui encore, se mette en évidence. Dans le même temps le bizarre s’enracine, je songe tantôt à Ultra Orange pour la coloration musicale. Au fil de l’écoute, inexorablement, La Fille Pharmacie soigne son écoutant. L’extirpant, de manière salvatrice, du carcan de l’existant. Valse du Thé, à s’envoyer tasse à la amain, le rassénère d’ailleurs. Interlude Chapitre II, de chant « racontant » en motifs réitérés, itou. Dans l’élan L’Homme A La Clé, filant, insinue vigueur et allant. Et non sans brio. Le saxo troue l’horizon, au gré d’un titre-tube. Les voix s’y répondent, complices.

La ritournelle spatiale de Valse De L’Huitre prend alors le relais, tel un manège qui ivre n’en finit plus de tourner. De valser. On voyage, avec Tentative, dans un imaginaire bienfaisant. Interlude Chapitre III nous y maintient bien sûr, que dis-je il nous y replonge tête (tourneboulée) la première. On dirait, par moments et de manière insistante, dans le mot, Maman Küsters. Si si, Cyril même. L’Amant Nu sur un Divan avec des Plumes de Goéland, alerte, post-punk décoré de notes nuageuses, de guitares excitées et de ce sax décidément libre, splendide, s’illustre et définitivement, fait de La Fille Pharmacie un must. Défaillance en Cabine l’imite, en saccades orchestrales d’une patine fatale. Stylé, barré, l’album prend racine dans l’inspiration collective, le vécu créationnel de chacun. Garçon Glaçon, dans sa Version Acoustique, l’affuble d’une nouvelle pépite à nu, vive et sans gras. Folk, dirai-je, mais maison donc sans les conventions. Enfin Défaillance en Cabine (Version instrumentale), histoire de rajouter une pincée de climatique de marque dans une série déjà loin d’en manquer, instaure un terme synth une dernière fois concluant, flottant et lyrique, jusqu’à ponctuer un opus qu’on n’a pas fini de relayer ni de replayer.

