Post-punk – Cool wave. Montaigu (85). Fin bien. Dawn Dealers évoque, fermement basé à la campagne, le rapport au travail, les liens, la perte, la joie et la résistance, loin des discours déconnectés. Ce faisant il cherche la porte (de sortie), l’objet de lutte étant son Melocotron de qualité continue. Post-punk, indé, plein d’allant, il rallie sans délai. You complain, fervent, ouvre avec force et vigueur. Post-punk à l’Anglaise dirai-je, percutant et vitaminé. Ca va durer neuf titres alors accroche ta ceinture Arthur, Follow the mass entre Rendez-Vous et les Oï Boys décape pareillement. Valeur déjà sure, la clique de Vendée a l’art de s’illustrer. Feel the rain, plutôt frontal lui aussi, l’y aide. On y crie, la révolte s’y niche. Voix alliées, chœurs convaincus. Guitares mordantes, ensemble ardent. On a aussi Venomous snakes, à la batterie athlétique, aux saccades qui déboulonnent pour adhérer totalement.
La basse, charnue, ponctue les efforts. Waves déferle, au mitan du disque, dans la lignée d’un tout ou rien ne se perd. Des « ouh-ouh » se pointent, avant que le morceau ne reprenne sa progression. Under the moon, au début mélancolique exalté, trace très vite ensuite. Post-punk encore, mais de maestro. Sans temps morts, ni faiblesse. Riffeur, dynamique. Addictions road, du même tonneau, prend le relais. On ne résiste pas. On se laisse au contraire porter, bousculer, au gré d’un album résistant et consistant. Gardens en cultive la portée, en plus de ça le bazar sort en K7 alors imagine un peu la vérité du truc. A l’heure où Sunset termine le job, dans un impact vitaminé, on place le curseur Dawn Dealers bien haut dans l’estime des chanceux écoutants.


