Arthur Fu Bandini. L’île Saint Denis, France. Découverte, de taille, après avoir lu…un post de Michel Cloup sur un classement FeraRock d’eps les plus écoutés. Des chansons, troussées avec talent. Des genres croisés, d’abord reggae sans le chiant de la mouvance avec Anesthésie générale, lucide et chloroformé, hypnotique, au constat clairvoyant. L’humain recule, anesthésié. Pris au piège, heureusement les riddims lui sauvent ici la mise. Empire IA, pas moins vérace, groove en mode électro-pop sulfureuse. Inventif, incisif, malaxant sons et tendances, Arthur Fu Bandini fait fort. Ça va ça va, électro-rock aux sons fous, dépeint l’humain. Avec ironie, bourré d’allant, et fort de textes géniaux. J’adhère de suite. Le souffle de Cassandre, apaisé, détendu, presque Gainsbourien dans l’atmosphère qui en émane, convainc à son tour. L’écrit est derechef notable, la parure classieuse.
J’apprécie, il est souvent bon de suivre ce que publient les vrais. Je sors de moi, de hip-hop dans ses secousses à ses effluves enfumées qu’on aura tôt fait de gober, d’une musicalité enivrante, en reverse un godet. Il est bref, mais de valeur. Nos coeurs font du freejazz, avec son refrain entêtant et ses lézardes soniques rockant, au taquet, twiste grave. Il est wild, imparable. Ça n’a jamais été mieux avant, et Arthur Fu Bandini nous le rappelle avec brio. J’écoute ça fort, dans mon immeuble inerte. La vie danse pourtant, c’est l’ultime fournée d’une septaine de qualité + +. Légèrement funky, jazzy de travers, elle lève le voile sur un artiste dont le nom et les créations se doivent d’être partagés au plus grand nombre.
