Duo montpellierain, Buzzkill unit Nolwenn Boyet (Lead voice / Synth) et Ronan Gauderat (bass). Wasteland est leur deuxième sortie, après un I qui donnait déjà le ton d’une sphère cold et post-punk au synthétique enlevé. Ici sept titres secs et concluants s’impriment, impulsés par Shout et son chant féminin impétueux, comme réfrigéré. Son rythme claquant, ses basses charnues et gravures de synthés froids et célestes. Deus Rex, dans la minute qui suit, traçant une trame cold qui m’évoque Siouxsie. Là encore ça file, l’alliage est bon. Nowhere, dans le même ton, enfonce l’approche Buzzkill et de ses sons, dépayse façon B 52’s. On l’élit. Après la Pluie, au mitan, réinstaure le procédé.
Affirmé Buzzkill dépose sa marque, There Must Be A Place et ses coups de semonce rythmique doublés de synths en glace l’y aide grandement. Les basses pulsent, derechef. L’éponyme Wasteland, saccadé, défourne un post-punk urgent. La voix de Nolwenn, encore, fait son effet. Ces deux-là s’entendent comme larrons en foire, ça se traduit sur le plan musical. Les notes trouent l’espace, la cadence au taquet permet de rester dans le move. Isolation, chargé de finir le job, jette brouillard de synthés et galopade usuelle. On les imagine bien, les deux comparses, arc-boutés sur leurs outils sonores, s’affairant à nous balancer leur estimable création discographique.

©Nolwenn Boyet
