Avec des membres de Fillette, Poutre, Jubilé, Drache. Enregistré live en un week-end, quelque part. Ca suffira, le pedigree convient largement. Free big band noise rock, Caraques offre là deux faces au bruit fou, face A et face B donc, sur chants possédés. La première fournée, déferlante noise saccadée, alterne les climats et expérimentale, convoque Sonic Youth option déjante, première ère de préférence. Des cris d’oiseaux en émanent, précédant quelques lacérations. Les cris dominent, d’homme comme de dame. Les guitares entrent en crue. La rythmique titube, se hasarde, malaxe, castagne. C’est pas d’la zik d’église. Face B, sur plus de dix minutes lui aussi, libère des vagues brutes. Vocaux, là encore, sous démence. Cuivres barjots, une trouée presque psyché. Absence de concessions, pas le genre de la maison. Ca sort en K7, c’est d’autant plus vrai, c’est Caraques et dans le genre ce sont des cracks, je vous raconte pas de craques.

