Photo avatar: Tétines Noires & Made in Eric 2018, par Brice Bourgois.

Impliqué dans une multitude de projets dont le trait commun tient dans une forme artistique décalée, fort d’une intégrale/anthologie Tétines Noires incontournable et d’ores et déjà mobilisé sur de la matière nouvelle, Emmanuel Hubaut nous fait le plaisir de répondre à nos questions….

1) Qu’est-ce qui fait qu’à l’époque, dans les 80’s donc, tu fondes les Tétines Noires ? Quel était ton parcours au préalable ?

Haha mon parcours, c’était plutôt la cour d’école! D’où le nom ! Nous étions très jeunes, mais déjà obsédés à l’idée de jouer dans un groupe. D’autres allaient jouer au foot ou aux arcanes, nous on passait nos mercredi/samedi après midi a répéter dans la salle des fêtes du collège ou encore dans la cabine du magasin de disques, à écouter des nouveautés. Assez classique comme histoire.

A cette époque l’univers de la musique, du rock, ses tribus avaient un pouvoir attractif puissant et fascinant, même pour les plus jeunes. C’est drôle de voir l’âge du public des concerts: lorsque l’on regarde les images d’archives des années 60/70/80, Ziggy Stardust par exemple, c’est frappant! On oublie cela, peut être parce qu’aujourd’hui ce n’est plus vraiment le cas. Bon je me trompe peut-être, c’est juste que BTS a remplacé David Bowie…

2) Quelle est l’influence de ton père Joël Hubaut, artiste pluridisciplinaire alliant aussi bien la performance, la vidéo, la peinture, l’installation, le multimédia, la musique ou encore la poésie, dans la naissance du projet puis dans son contenu ?

Elle est fondamentale. L’activité artistique de mon Père n’était/est pas séparée de la vie quotidienne, elle en fait partie, et il a souvent réalisé des pièces intégrant sa famille. J’ai donc baigné depuis ma naissance dans cet univers, ce qui est une grande chance. Lorsque l’on a commencé le groupe, mes parents nous ont encouragés et beaucoup aidés.

De plus, à cette époque, mon Père avait monté son propre groupe (New Mixage) et ouvert Nouveau Mixage, un espace alternatif d’expositions, concerts et performances situé à Caen. Nous avons fait nos débuts là-bas et ouvert plusieurs fois pour son groupe. Il nous a appris à être libres d’esprit, à ne pas avoir peur d’essayer, d’expérimenter des choses.

On retrouve son empreinte dans l’esprit des Tétines Noires et dans notre univers visuel. Il a réalisé les pochettes de nos albums, des posters, sculptures/installations, il chante aussi sur le titre Epidemik Pakotill de notre 2eme album. Un morceau composé avec Jacques Luley, un ami proche de mes parents, musicien et auteur d’un théâtre cabaret déjanté. Une personne qui m’a beaucoup influencé et à laquelle je rends hommage avec le morceau Gengis Jako, sur le coffret Anthomologies.

3) L’apparition des Tétines Noires correspond t-elle avant tout à un désir de ta part de déranger, de bousculer l’ordre établi, tant musical qu’en termes de pensée et d’attitude ?

Comme je l’expliquais, le début de l’activité du groupe était très spontané, plein d’énergie, d’excitation, de provocation. Mais il incluait, aussi, beaucoup de candeur…on ne savait pas vraiment jouer de nos instruments, mais ce n’était pas essentiel. On a appris en expérimentant, en se confrontant directement avec la scène. On a extrait cela du Punk et de la scène Performance, qui avaient d’ailleurs à cette époque beaucoup de passerelles.

4) Tes sorties estampillées Tétines Noires peuvent dérouter avant de captiver ; elles passent par l’indus, le glam et l’électro, le batcave ou encore le post-punk. Comment expliques-tu cette richesse stylistique, ce quasi-besoin, si c’en est un, de ne verser dans aucune caste précise ?

Je pense que c’est directement lié à mon éducation et à l’influence de mon Père, qui a prôné le grand mixage dès le début des années 70. Quand on regarde d’un peu plus près l’histoire de la musique, des arts plastiques, on découvre des connections multiples. Un peu comme un réseau underground incroyable et passionnant de passerelles entre des mouvements, des artistes au travers du temps.

J’adore découvrir toutes ces connections, influences multiples parfois au travers d’anecdotes ou bien encore dans des analyses de fond comme dans le bouquin Lipstick Traces de Greil Marcus, qui reste pour moi le meilleur dans le genre. Et c’est bien souvent seulement pour des raisons marketing que les maisons de disques et certains médias opposent les styles, s’érigent en garants du bon goût et de l’authenticité. Une vaste farce !


Tétines Noires 1983, par Joël Hubaut.

5) Quels sont les thèmes que tu abordes au sein des Tétines Noires ? D’où te vient la matière textuelle, singulière, dont tu fais usage ?

J’aime bien aller chercher les petites bêtes, aller fouiller dans les recoins : je choisis des prétextes, j’imagine des concepts pour mieux me laisser dériver. J’aime les chemins de traverse, les doubles sens, l’humour, les jeux de pistes initiatiques, les mots valises, le collage, l’ironie et le désespoir comme source d’énergie jubilatoire.

6) Quelle a été la réaction du public aux lives et albums des Tétines Noires, personnels et sans réel équivalent ? Estimes-tu, de par le côté large, stylistiquement, du projet, avoir contribué à fédérer différentes castes musicales autour de l’entité Tétines Noires ?

Les réactions nous concernant ont toujours été tranchées et ce, depuis nos débuts. Parfois même violentes dans certains concerts. Mais nous avons aussi un noyau de gens vraiment motivés qui nous ont suivis, soutenus dans nos expérimentations, et qui ont répondu présent directement après nos années de silence. C’était vraiment émouvant, et touchant, sur les concerts de re-formation.

Notre public est effectivement une nébuleuse qui rassemble des gens d’horizons différents. Une base venant de la scène batcave, postpunk, indus, expérimental, en connexion avec le milieu de l’art, la performance, le thêâtre…; il y a de nombreuses portes d’entrée possibles pour pénétrer dans notre univers. Nous ne sommes pas le seul groupe avec ce genre de ramifications mais nous avons, je pense, développé notre propre son et démarche globale.

C’est ce qui explique que nous ayons aussi pu intéresser des gens très différents, signer dans un label comme Boucherie, jouer dans des festivals de poésie sonore, être invités par Jean Louis Foulquier sur la grande scène des Francofolies. Mais aussi repris par Christian Death, présenter notre 3eme album sous la forme d’une expo dans la galerie d’Agnès B, tourner avec The Young Gods …

Nous restons un électron libre dans un monde ultra codé.


Tétines Noires 1994, par Xavier Romeder.

7) Tu as également oeuvré, ensuite, sous le nom de LTNO puis Dead Sexy Inc. Quelles différences fais-tu entre ces projets successifs?

LTNO est clairement une branche/extension directement issue des Tétines Noires, le nom ne laisse d’ailleurs planer aucun doute là-dessus puisqu’il s’agit des lettres initiales. Goliam, avec qui j’avais commencé le groupe, a arrêté la musique un peu après la sortie de notre 3eme album, 12 Têtes Mortes. Avec Entonie, bassiste du groupe, nous avons décidé de continuer l’aventure. Notre manager de l’époque nous a suggéré de changer de nom, c’est devenu rapidement une évidence par rapport au départ de Goliam et cela nous a donné une sorte d’énergie nouvelle et fraîche, une liberté pour composer de nouvelles choses. Mais nous ne trouvions pas de nom qui nous plaisait vraiment. C’est mon père qui a eu cette idée de simplement faire usage de nos initiales : c’était parfait, nouveau mais en même temps lié aux Tétines, un peu ironique aussi.

Et puis ce coté des lettres froides comme une abréviation, un code anonyme et non plus un nom imagé un peu « lyrique » correspondait exactement à ce que vers quoi nous tendions musicalement et visuellement. J’ai abandonné Le Comte D’Eldorado pour devenir E.HB (nom sous lequel j’ai aussi sorti le mini album solo Fragments d’un discours amoureux en 2002). 12 Têtes Mortes est un album assez extrême dans son concept et ses thèmes nihilistes. On ne voit pas trop bien comment on pouvait s’en sortir vivant…c’est un peu ce qui s’est passé dans la réalité et LTNO, avec Global Cut, c’est une sorte de résurrection sous la forme d’une créature Zombie/Frankenstein créee, programmée en laboratoire par des machines à partir du cadavre des 12 Têtes Mortes! Un ersazt froid, mécanique et monstrueux qui fume encore sous sa carcasse, et que l’on sent prêt à devenir si libéré, incontrôlable, dangereux et auto destructeur. C’est d’ailleurs ce qui se passe avec l’album suivant, Sea Sex & Burn, et le suicide de Number 5 (Mon nouvel avatar) se jetant du Hollywood Sign comme Peg Entwistle en 1932.

Dead Sexy est un autre projet créé au départ en duo avec mon ami Stéphane Hervé quand nous habitions à Los Angeles. C’est un projet plus fun, léger qui a démarré par des remixes et des Djsets mélangeant nos passions pour le punk, la new wave et l’électronique au moment de la vague Electroclash. Nous avons rapidement composé nos propres morceaux, puis sommes devenus un groupe de scène et avons joué un peu partout dans le monde, sortant depuis 4 EP. Nous avons aussi tourné un road movie entre Los Angeles et New York fait de rencontres, d’interviews de différents artistes comme Thurston Moore, Shepard Fairey, Jonas Mekas, Jim Foetus, Chas Ray Krider… mais aussi d’échanges avec des anonymes au gré du voyage. C’était une super expérience qui a déclenché notre collaboration avec l’écrivain regretté Maurice G Dantec pour le morceau Black Box Baby. Nous finissons en ce moment un single qui devrait sortir au printemps.

8) LTNO s’est par ailleurs fendu, alors que je croyais le projet « enterré », d’une reprise bien sentie du Seventeen seconds de The Cure, en mai 2020. Est-ce là un nouvel élan pour LTNO, où juste la réponse ponctuelle et sans suite à l’envie de reprendre un groupe dont je suppose qu’il compte dans  tes influences?

Effectivement j’adore The Cure. Jusque Japanese Whispers tout est génial ! La manière dont ils évoluent, le son, le style qu’ils créent… Après c’est moins constant, il y a encore de bons morceaux de temps en temps…mais bon comment continuer à un tel niveau après 5 albums aussi cultes (et je ne compte pas les Easy Cure que j’adore aussi) ?! Robert Smith reste un personnage atypique, touchant, il se fout du rockstar system . J’espère toujours qu’un jour, ils ressortiront un disque de la trempe de leurs premiers opus.

Sinon, la reprise de Seventeen Seconds je l’ai enregistrée moi même en 2002, au moment du changement de musiciens entre Global Cut et Sea Sex & Burn. Il ne s’agit donc pas d’un nouvel enregistrement de LTNO. La confusion vient, je pense, du fait que j’ai réalisé un clip pour cette cover en 2020, que l’on peut voir ici, et que le morceau est disponible en digital sur Bandcamp depuis.

9) J’ai pu te voir jouer à la Lune des Pirates, à Amiens, en 2003, sous l’étendard LTNO. Ce soir-là, tu n’as commencé ton set qu’après nous avoir tous, de manière joliment surprenante, pris par la main pour nous rapprocher de la scène. J’imagine que tu tiens tout particulièrement à cette proximité ? Que représente, pour toi, la prestation scénique ?

La scène est une sorte de trip, de lévitation…cela peut parfois être difficile, douloureux, violent même, mais je ne connais pas de sensations meilleures quand cela fonctionne. Nous avons poussé cet expérience de proximité avec notre concept de concert Jukebox sur 12 Têtes Mortes, puis ensuite Global Cut.

Il s’agissait de changer les rapports entre public et artiste, de rompre les distances et de voir où tout cela nous menait. Nous donnions des concerts dans un espace mobile réduit…une Tente Cube de 2m3 avec les 5 personnes du groupe (les musiciens et l’artiste Made In Eric, corps objet Pied de Micro) pour tout juste deux personnes à la fois. Un morceau joué live, électrique, accompagné de quelques éclairages miniature, et retransmis dans des casques comme un concert intime privé.

Notre installation était tout terrain, autonome : nous avions juste besoin d’une prise électrique, ce qui nous a permis de jouer dans plein d’ endroits différents des lieux de concerts habituels et de nous confronter à des situations inédites.

10) S’il y a eu, depuis tes débuts, Les Tétines Noires, LTNO puis Dead Sexy Inc, je note qu’en juin 2018,tu as lancé Post Modern avec ton père. L’album Rock’n’roll station en est né. Quelle est l’origine de cette union et quelle en est la texture musicale? J’avoue, pour le coup, n’avoir encore rien entendu de l’album…

Comme je l’ai expliqué, nous avons souvent fait des choses pour l’un, l’autre avec mon Père. Des échanges visuels, musicaux… Mais cette fois, nous avons décidé de monter un projet en commun. L’envie m’est venue à l’écoute du morceau culte «Rock And Roll Station» de Jac Berrocal et Vince Taylor. Je trouvais que cela collait vraiment avec l’esprit de mon Père, et je lui ai proposé que l’on en fasse une cover à notre sauce, en mélangeant son coté Poésie Sonore et nos goûts pour le rock and roll primal des années 50/60, transpercé de noise et expérimentations électroniques. Il avait depuis longtemps utilisé cette expression Pest Modern, dans ses textes ou ses installations …c’est un super nom de groupe qui correspond bien à notre démarche. Tout est possible!! Grosse Module!!, dixit Vince Taylor.

Nous avons donné quelques concerts avant le confinement, avec en live Nicolas Germain (El Tiger Comics Group) aux synthés modulaires…car nos concerts sont en mode improvisation, plus proches de la performance que de rejouer nos morceaux comme sur l’album…ce n’est pas le propos de Pest Modern.


Dead Sexy Inc, par Stef Burlot.

11) Pour en revenir aux Tétines Noires, un superbe coffret regroupant les 3 albums du groupe, avec en bonus des inédits, lives, remixes et démos, est paru en novembre 2020 chez Infrastition et Manic Depression Records. La sortie en question émane t-elle d’une demande pressante de la part d’un public « dans le manque » vis à vis du son bien à part du groupe, ou est-elle liée à un souhait plus personnel de redonner vie à ce registre ?

C’est un peu un mélange des deux, un concours de circonstances: parfois les choses se font naturellement à un moment donné. C’est ce qui s’est passé. D’un coté des sollicitations depuis plusieurs années par des labels comme Manic Depression ou Infrastition pour ressortir nos albums, et le sentiment qu’un certain nombre de gens avaient envie de nous revoir. Puis l’étincelle des retrouvailles avec Goliam après un concert de Dead Sexy. Les choses se sont enchaînées rapidement et nous nous sommes retrouvés avec notre ancien batteur Nicolas Barrot et Entonie directement dans un studio de répétition pour jouer, sans nous être vus depuis plus de 20 ans !

Ahaha c’était assez bizarre d’ouvrir la porte !!! On ne savait pas trop à quoi s’attendre mais cela a fonctionné directement…comme une vieille voiture oubliée dans un hangar, couverte de poussières et que tu remets en route à la manivelle !!


Tétines Noires 1989, par Marie Hélène Frigout.

12) Comment s’est déroulé le travail, que j’imagine conséquent, autour de cette parution ? Si je ne m’abuse, tu t’es chargé de remastériser le tout ; quelle a été ton approche à ce niveau ?

En fait j’avais déjà commencé ce travail il y a quelques années, mais ça ne devait pas être le bon timing; tout cela était resté en plan. J’ai tout repris à zéro car entre temps, j’avais perdu les données de disques durs tombés en panne. Fuck l’ obsolescence programmée! C’était un travail assez titanesque, entre la recherche, l’écoute des archives dans des formats multiples, leur digitalisation, la sélection finale et la masterisation de tous ces enregistrements de source et de qualité complètement différentes. Démos, studio, live … j’ai fait de plus le même travail avec les archives visuelles (celles-ci sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site Anthomologies).

A un moment donné, j’ai pensé que je ne m’en sortirais jamais, que je tournais en rond dans le passé, que je perdais la raison -))

Finalement, tout a fini par se mettre en place avec la sélection de 90 titres pour le coffret (il y a malheureusement un petit trou entre 1983 et 1986, car je n’ai pas pu retrouver d’ enregistrements de bonne qualité de cette époque, mais je ne désespère pas et si c’est le cas, ils seront mis en ligne en bonus). Par hasard/chance au même moment, j’ai repris contact avec Pif qui avait travaillé sur toute l’identité graphique de LTNO, et il s’est chargé de la partie visuelle d’Anthomologies.

13) Ca doit par ailleurs être une sacrée satisfaction de voir le tout « renaître » : quel a été ton ressenti, tant pendant l’avancée du projet qu’à la sortie du coffret ? Je présume qu’une foule de souvenirs a du ressurgir…

Oui même si comme je l’expliquais, je suis passé par plusieurs phases diverses. Mais au bout du compte je suis vraiment heureux de l’avoir fait, et je suis très content de l’objet final, musicalement, visuellement aussi (Pif a fait un super travail). Le tout fait sens, je pense. Il y a une cohérence, une rigueur dans notre coté foutraque, chaotique et bordélique qui apparaît clairement dans le produit final.


Tétines Noires 1990, par Pascal Victor.

14) Quels sont tes projets actuels? J’ai le sentiment, au vu de ton activité soutenue, qu’on n’est pas au bout de nos surprises…

Hahahaha ! Oui pas mal de choses en cours, en attendant de pouvoir reprendre les concerts lorsque la situation générale le permettra. En avril sort Theatre Of Cruelty; un superbe album de HIV+, projet de mon ami Pedro (Unknown Pleasures Records) auquel j’ai participé aux cotés de Marc Hurtado (Etant Donnés, Sol Ixent), Phil Von (Von Magnet, Meta Meat), Barkosina Yod (Years Of Denial), Marc Caro et Alice Botté. J’avais déjà pris part à l’album Hypnoise Movement & Harsh Ironworks de HIV+, en 2003, et j’étais trop content de cette nouvelle invitation pour en plus un disque en hommage au génial Artaud le Momo qui m’a beaucoup influencé!”

Avec Les Tétines Noires, nous allons sortir un clip à partir d’archives super 8 de nos tournées dans les pays de l’est en 1993. Nous venons d’enregistrer une reprise de Puppets pour une compilation hommage à Leonard Cohen qui devrait sortir à l’automne, et travaillons également sur deux titres en collaboration avec une artiste contemporaine, je ne peux pas en dire plus pour l’instant…

Comme je le disais plus haut, il y aura un nouveau single de Dead sexy accompagné d’un clip pour le printemps. Nous commençons à enregistrer du matériel pour le 2eme album de Pest Modern. Je termine en ce moment l’enregistrement d’un autre Ep, un projet solo. En parallèle de la re-formation des Tétines Noires, je me suis remis à dessiner mes « Enfants Groins », personnages iconiques du groupe. Une édition sérigraphiée sous la forme d’un portefolio de 42 planches, un jeux de 3 Leporellos, et un kit affiches/papier peint, réalisé par Zazou et les ateliers ADLC de Calais va sortir très prochainement. Vous pouvez suivre les enfants groins sur : Instagram Les Enfants Groins.


Pest Modern, soit les Hubaut père et fils.

Bandcamp Emmanuel Hubaut