Interview “scène amienoise”.

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Plurielle et foisonnante, la scène “d’Omiens” s’exprime dans le cadre d’une interview “de taille”, initialement destinée à environ 40 de ses membres. Projets déjà “datés”, formations “balbutiantes”, one-man band (ou one-woman band), combos récréatifs ou clans très ambitieux; tous ont la parole, libre, et concèdent à Muzzart quelques mots sur leur groupe donc, mais aussi l’accompagnement, la scène et tout ce qui, combiné, contribue à faire de leur bande un élément profitable en tous points. Le travail de collecte, de recoupe et de correction fut, je dois le dire, fastidieux. Je vous saurai donc gré de vous montrer indulgents si ça et là, quelques imperfections apparaissent. Bonne lecture à tous!

Will AKA Will Dum, webzine Muzzart.


Amour Formica

1. Quand votre projet a t-il débuté et quel a été l’élément déclencheur de sa création ?

(Vadim Vernay) Le projet à débuté fin 90’ lorsque j’ai commencé à mettre le nez dans le logiciel de son qu’il y avait dans l’ordi. Avant ça, j’étais batteur dans différents groupes et projets, mais j’avais l’impression que ça n’avançait pas. Pouvoir avancer seul avec l’ordi, ne pas dépendre d’un groupe pour produire un morceau dans son entier, je crois que c’est le premier déclencheur. Mais c’est aussi une période où je baignais dans une electro suffisamment barrée pour être aussi très libératrice (Aphex Twin, Leila, Mira Calix…).

Du coup, j’ai commencé à composer et produire dans ma piaule, sans réel objectif à part expérimenter. Au bout de deux ans, j’ai mis vingt titres sur un même cd et je l’ai envoyé à plein de monde, juste pour avoir un avis. Ca a été le second déclencheur, je ne m’y attendais pas, mais les retours étaient super encourageants (Site Vadim Vernay/La Mais°n).

(Lifescarred) On a commencé y a à peu près 5 ans. Un élément déclencheur ? L’envie de la faire de la musique et de reprendre le flambeau d’un genre qui était devenu inexistant en Picardie (Bandcamp Lifescarred).

(Okala) Le projet a débuté en mars 2019, par un concert en première partie de Jaakko Eino Kalevi à la Lune des pirates. C’était le première fois que je montais seul sur scène. Je composais depuis quelques temps pour Okala et j’avais déjà commencé à travailler sur mon EP. L’élément déclencheur de ma mise en route du projet a été un apéro Tous sur le pont à la Lune des pirates (big up Vincent Risbourg) qui m’a motivé à me bouger (Soundcloud Okala)!


Okala

(François Long) J’ai commencé ce projet en 2013. Le but était et est toujours de me faire plaisir en faisant ma propre musique. La phase actuelle, mon troisième album sur lequel je travaille en ce moment, a commencé il y a un peu plus d’un an. Dès la sortie du deuxième album, je me suis remis à écrire, puis à enregistrer des démos qui sont rapidement passées à des arrangements plus élaborés. Les enregistrements sont pour ainsi dire terminés (Page François Long).

(Pierre et le Lou) Le projet a été pensé lors de notre première rencontre dans un club à Brooklyn en 1992. Nous étions venus à cette soirée pour assister à un concert de Snoop Dog à la suite de quoi nous avons décidé de monter notre duo (Soundcloud Pierre et le Lou).

(Magnence) MAGNENCE a été formé il y a un peu plus de 2 ans, suite au stand-by d’Altered Beast. Olaf et moi (FLH) avions des tonnes d’idées de compos et un concept pour le groupe (Page Magnence).

(The Crappy Coyotes) En 2013, lors d’une soirée bien arrosée (Page The Crappy Coyotes).

(Bill the Dog) A cause que la Fac c’est nul. On n’aimait pas les cours, alors on s’est dit (début 2018) qu’on allait faire du punk (Page Bill the Dog).

(Spooky Island) Spooky Island est né en fin d’année 2018, à la base on jouait à 4 dans LNWKP. Quand Adam est parti du groupe, on s’était dit qu’on continuerait la musique à 2 dans d’autres projets, et puis en septembre 2018 pendant qu’Adam était au Maroc il m’a envoyé quelques idées de compositions, j’ai rajouté des parties drum, ça a donné nos premières démos (Page Spooky Island).

(Mercure Express) Il a débuté en septembre 2018, parce qu’on avait envie de créer quelque chose ensemble. Etienne était déjà musicien, donc c’était un peu son impulsion à lui, et l’inspiration est vite venue en jouant ensemble (Soundcloud Mercure Express).

(Raven’s Crew) Naissance du groupe en 2015. La passion de deux potes avec plusieurs arrivées et départs pour en arriver a la formation actuelle (Page Ravens Crew).

(Amour Formica) Notre projet a débuté le lendemain d’une rencontre au concert d’Aquaserge au Safran, à Amiens, au premier du mois de juin 2018. Enfin, on se connaissait tous deux déjà depuis une paille, mais nos conversations s’arrêtaient certainement à une philosophie de comptoir jusqu’alors. On s’est mis à parler musique, de l’écoute de certains groupes à notre propre fabrication musicale. Tous deux étions dans une période de recherches et de compositions… Ça tombait à pic ! Le lendemain, avec nos envies, nos influences respectives et trois litres de café, on a commencé à composer les premiers morceaux de ce qui allait être « Amour Formica » (Soundcloud Amour Formica).

(John Makay) Hellooooo ! On a commencé en 2004! L’envie de jouer à 2, composer un son bien à nous et partir sur les routes le jouer pour les curieux (Bandcamp John Makay)!

(Lado) Alu! Mes premières dates c’était en 2015! Proposer des mélodies pour un batteur c’est pas toujours évident, j’avais quelques idées/thèmes à la mandoline dans un coin et l’envie de les partager. Puis un jour, il y’a eu ce concert où il y avait de la place pour que je joue quelques morceaux. Je me suis bien gaufré of course, mais les copains, ah les copains c’est le plus important!, m’ont encouragé à continuer (Soundcloud Lado)!


Lado

(Lagoon) Gaby : Ça fait un petit moment maintenant que je compose et écris des textes de mon coté alors fin 2019, j’ai décidé de me jeter à l’eau. J’ai contacté mon bon pote Tom (batterie / clavier) pour lui demander si ça le branchait de m’accompagner dans ce nouveau projet et il a tout de suite répondu présent. Je lui ai envoyé quelques démos et c’était parti ! Voilà comment a démarré Lagoon, en janvier 2020 (Site Lagoon).

Tom : Étant au département « Jazz » du CRR d’Amiens, ça m’a permis de me réinvestir dans un projet de musiques actuelles et de jouer à nouveau du rock. Gaby a dit le reste 🙂

(Thagis) Le projet Thagis a réellement commencé en 2017.
François et Maxime sont amis d’enfance, quasi frangins, et Alex est le beau-frère de François. Alex, plus âgé, a traîné dans pas mal de groupes durant la fin des années 90, début 2000, depuis il ne fait plus de musique.

Les trois commencent à partager quelques soirées, et Maxime, qui joue un peu de gratte, propose à Alex de l’accompagner un peu. L’échange se révèle assez fun et Alex ramène un vieux sampler pour François, qui n’est pas du tout musicien, afin qu’il participe un peu au truc.

La sauce prend. On capte le son à l’aide d’une petite caméra, on le poste sur YT , FB, pour nous surtout…et là des gens se sont mis à partager le truc…

Voilà, Thagis ça vient de là… (Youtube Thagis)

(Lady Godiva) Le groupe s’est créé en 2017. Les frères Domont avaient toujours rêvé de jouer ensemble. Or, au printemps 2017, suite à l’arrêt du groupe « The Weps », Jérémy Domont (guitare) et Patrice Delrue (batterie) se retrouvaient libres. Idem pour Emmanuel Domont (chant-guitare) suite à l’arrêt du projet « The Void ». Il suffit alors de faire appel à Quentin Vias (basse) pour créer ce combo composé uniquement d’amis se connaissant de longue date, ayant tous habité le même village, Contay, et avec la même passion pour le rock (Page Lady Godiva).

(Verlatour) Verlatour a débuté en 2014, en marge de ce projet mon activité principale est d’être batteur, notamment co-fondateur du duo éléctro The Name (B.O Bref / Jeux Olympiques Sotchi etc ) et sideman/musicen pour divers projets aux horizons très différents : Edgär, Gentle Sorrow, Vadim Vernay, pour ne citer qu’eux. L’élément déclencheur, c’était l’envie d’avoir un projet plus personnel, dans lequel je peux défendre mes idées de A à Z, et créer mes propres productions. J’accompagne ou remplace souvent des artistes pour lesquels je me mets volontiers au service en tant qu’instrumentiste; Verlatour c’est mon terrain de jeu personnel, où je peux défendre des idées de bout en bout. J’adore les synthés analogiques et les boîtes à rythmes, mon studio s’en est rempli au fil des années et j’ai énormément de plaisir à y travailler et à composer (Site Verlatour).

(Last Night We Killed Pineapple) Ca fait longtemps qu’on joue à 3, on était toujours 4 dans les formations précédentes. Jusqu’au moment ou on s’est rendu compte que jouer en trio nous donnait un meilleur feeling, c’est plus dynamique et satisfaisant pour nous (Bandcamp Last Night We Killed Pineapple).


Last Night We Killed Pineapple

(Punk Rock Karaoké) Le groupe s’est formé en 2016, entre potes de groupes locaux fans de punk rock, qui ont eu envie de proposer plus qu’un cover band: un concert participatif, un karaoké live! Avec l’envie de transmettre et perpétuer la culture musicale punk rock, et celle de partager un moment unique avec des inconnus, ou des amis (Site Punk Rock Karaoké).

(Bande de Brel) Juin 2017. C’est par une belle soirée d’été, lors d’un concert au Mic Mac à Amiens, que tout commence. Je croise Joseph, un pote guitariste que je n’avais pas vu depuis des lustres. On discute, on boit un verre et je lui dis que je voudrais chanter du Brel et que je cherche des musiciens pour m’accompagner. L’idée lui plaît bien, il en a parlé à Victor, son pote pianiste. On bosse quelques morceaux chacun de notre côté pendant l’été et on se fixe une première répète à 3 en septembre. Une bonne répète! Mais il manque un instrument, une contrebasse. Bertrand nous rejoint alors dès la seconde répétition. Le quartet est né ! Nous voici maintenant prêts à trouver un nom. Après quelques idées autour d’une table, « Bande de Brel » fait l’unanimité (Page Bande de Brel).

(Kamélectric) L’Idée est partie à Cause de l’instrument (Le Kamélen Goni), j’en suis tombé amoureux bien avant la création du Groupe. J’ai été passionné par sa simplicité de construction et je m’y suis donc mis. C’est le fruit de cette construction qui a défini le son du projet (Site Kamélectric).

(Ravachols) Ravachols 2.0 s’est créé en 2008 sous le nom de Commando Ravachol, suite à l’arrêt de l’ancien groupe de Bastien (Klendhatu), juste machines/ batterie. C’est en septembre 2009 que le guitariste Seb (Manouche) rejoint le duo et que Ravachols 2.0 commence sérieusement à travailler sur les compositions (Soundcloud Ravachols).

(Sycomore) Tim : Sycomore s’est créé en 2015 sur les cendres d’un autre groupe (Anorak). Guigui et moi-même avons commencé à écrire des morceaux au moment où il n’y avait plus lieu de donner une suite avec Anorak. On a voulu garder certains ingrédients de cette formation tout en apportant une autre approche, du fait que le «protocole» de composition a complètement changé. Les choses ne SE font plus «naturellement». On est un trio. Je suis passé de la basse à la guitare et au chant, Guigui propose plus de parties de batterie qui lui sont propres, et Desta – à la basse et au chant – amène sa couleur également (Bandcamp Sycomore).

(Stop giving power) Le projet a commencé fin 2018. Yo et Lolo travaillaient déjà sur un projet depuis deux ans avec d’autres musiciens, qui finalement n’a pas abouti. On n’avait pas envie de lâcher le morceau après tout le travail accompli, du coup nous avons proposé à Nico de nous accompagner à la basse.

Nous avons donc commencé à composer en trio mais une seconde guitare était nécessaire pour bien développer le projet. On connaissait bien Didi et on était bien fan de son jeu. C’est comme ça que l’histoire à quatre a commencé.

Avec nos différents projets passés et actuels (Notépok, Diabolo Watts, Mayo, TaHc, Lost Pagan, The Deaf People), nous savions que nous pouvions faire quelque chose de cohérent (Bandcamp Stop Giving Power).

(Double T) Mon projet a démarré en avril 2017, lors de la sortie d’un EP gratuit sur Soundcloud et sur un site que j’avais créé permettant de télécharger le projet et d’en savoir un peu plus sur ce dernier  ! L’élément déclencheur, je pense que c’était juste le fait d’écrire et de faire du son 8 heures par jour, mais aussi de découvrir le studio et les possibilités que ça offre à un artiste (Site Double T).

(Structures) Structures a débuté en août 2017, il y a bientôt 3 ans. Né sur les cendres d’un ancien projet qui avait accompagné notre adolescence et le développement de notre pratique musicale, ses débuts ont marqué un tournant dans notre volonté et notre ambition à faire de la musique notre passe-temps premier (Bandcamp Structures).


Structures

(Edgär) (réponses couvrant les 3 premières questions) : Edgär, au service de la pop depuis 2015, s’offre un palmarès remarqué. Près de 130 concerts, lauréat des iNOUïS du Printemps de Bourges 2018, un premier EP qui fait plus de 3 millions d’écoutes sur Spotify, deux clips qui totalisent 130 passages TV (dont 80 sur M6 et W9), un single sur Virgin Radio … et un peu plus depuis le début de votre lectur.

Air, Alb, Alt-J, la liste des références est longue. Résumons cela ! Edgär c’est le songwriting de Simon, les harmonies de Garfunkel et la puissance de Justice le tout pour annoncer une pop élégante.

En février 2020, Edgär sort son deuxième EP intitulé Walking Into Heaven. Dans son deuxième EP, qui confronte le rêve et la réalité, Edgär se mue en pilote en direction d’une fausse utopie, un idéal rattrapé par les pièges du monde réel (Soundcloud Edgär).

(Nessa Loki) Avant de me lancer concrètement en tant que Nessa Loki, il y a eu la création d’un groupe orienté pop-rock électro / rétro. Ce groupe m’a permis d’acquérir de l’expérience et de voir que je voulais davantage développer un univers artistique et toucher plus de monde, car la musique est avant tout un partage.
Je me suis donc lancée plus sérieusement en même temps que la création de ce groupe, en décembre 2018, mais surtout à partir d’août 2019 (Youtube Nessa Loki).

(Your Own Film) Sam : En fait il y a eu deux grandes étapes ; la première c’est 1999, je commence à expérimenter des choses avec un 8 pistes dans ma chambre. J’enregistre des chansons un peu étranges qui ne rentraient pas dans le cadre des groupes avec lesquels je jouais à l’époque, j’ai fait ça sur an à peu près et j’ai sorti un album. Puis c’est resté en sommeil très longtemps.

Et donc la deuxième étape, sans doute le vrai démarrage du projet c’est en 2013 je crois ! J’avais écrit d’autres chansons qui étaient dans la continuité de ce projet et avec Bérenger avec qui on jouait dans Kebelu (rock français) on a eu envie de les enregistrer. De fil en aiguille, on s’est dit que ce serait vraiment cool de monter les morceaux avec d’autres musiciens, histoire de pouvoir faire du live et de créer vraiment le groupe. Ensuite voilà, on fait l’album et en parallèle on a bossé les morceaux avec des potes musiciens qui nous ont rejoints dans le projet et c’est assez vite devenu le projet musical principal de chacun je crois.

Ber : Oui, vu de ma fenêtre c’est une sorte de projet studio un peu fou, qui était trop fou pour ne rester qu’un projet studio. Mais cette composante n’est jamais bien loin. On aime bien faire des disques. En tout cas moi j’aime bien. Forcément (Site Your Own Film). 

(Bombtrack) Thomas et Yoann jouent des sons de RATM ensemble depuis le lycée. En 2015 ils se sont dit que ce serait top de faire vivre l’énergie de ce groupe mythique en concert. De là est venue l’idée de former un groupe « Tribute », il n’y avait plus qu’à bien s’entourer en enrôlant les musiciens de talent nécessaire (Page Bombtrack).

(Massto) Thomas: Le “projet Massto” a débuté fin février 2017, suite à la première partie de Thomas en solo à la lune des pirates le 8 février 2017, en ouverture de Ravachols 2.0 (Site Massto).

(Le Sacre) Ce projet a environ deux ans, avant ça j’avais un autre projet solo avec lequel je n’avais pas l’intention de faire de concerts. Ce qui m’a décidé à me lancer à faire de la musique tout seul, c’est quand j’ai vu Jessica 93, Noir Boy Georges et Usé (3 supers projets solos) en concert le même soir à la Briqueterie il y’a quelques années (Bandcamp Le Sacre).

(Sclavine, Véronique) : En 2O16, donner vie à ma musique et partager celle-ci (Bandcamp Sclavine).

(Versø) Versø est un prolongement de NooR, projet de musique pop rock en anglais.
C’est la version francophone, celle qui nous correspond le mieux et qui nous permet d’assumer pleinement notre ligne mélodique ainsi que les mots qui coulent dans nos veines. A l’issue d’une séance d’enregistrement, notre directeur artistique de l’époque, Alex Finkin, nous sensibilisa sur l’authenticité de nos textes en français et leur musicalité.

C’était la naissance de VERSØ, en 2015 (Page Verso).


VERSØ

(PM Cursed Beat) Le projet PMCB à été créé il y’a maintenant 10 ans, après avoir eu définitivement la certitude que je n’aurais que très peu de place musicalement parlant dans le groupe avec lequel je tournais à l’époque (à savoir Samarabalouf).

(The Dakens) En 2015, Clément PTZ (guitare, chant lead) décide de lancer un groupe avec Mehdi (batterie). Clément PRZ (guitare, chant) puis Lucie (basse, chœurs) rejoignent ensuite le groupe en 2016. C’est vraiment là que commence THE DAKENS (Soundcloud The Dakens).

(Cancellers) Les origines de CANCELLERS remontent à 1988. Le groupe a existé sous des noms et des compositions différentes. Les CANCELLERS d’aujourd’hui sont : Dr.Pop (Guitare rythmique), PRZ (Chant et Guitare lead), D.TeX (Batterie) et Magic P (Basse). Certaines chansons de notre album « The Worst Of » sont jouées par Dr.Pop depuis plus de 30 ans.

D.TeX et PRZ jouent ensemble depuis le collège (C’est Dr.Pop qui les a aidés à se lancer). Les études mettront leurs projets entre parenthèses. Le groupe tel qu’il est aujourd’hui s’est formé en 2019. C’est le retour de D.TeX sur Amiens qui a permis de donner naissance au projet tel qu’on le connaît actuellement. En 3 mois l’album était prêt à être enregistré. C’est à ce moment que Magic P, un des membres fondateurs du groupe de 1988, nous a rejoints pour placer ses lignes de basse. Très pris par son métier, nous espérons qu’il pourra rapidement se joindre à nous sur scène (Page Cancellers) !

(Lisa a Peur) Ben: Salut, alors Lisa A Peur a débuté fin 2008, ça faisait quelques temps que je n’avais plus de groupe mais je continuais à écrire des chansons. Jess (notre batteuse) m’a de suite proposé qu’on fasse quelque chose de ces chansons. Elle s’est d’abord mise à la basse car elle ne jouait pas du tout de batterie à l’époque et on a mis en place quelques morceaux à deux. On a cherché un batteur, sans résultat, car avant de trouver un batteur, on voulait surtout trouver un pote. Jess qui est percussionniste s’est alors proposée de s’essayer à la batterie et on a contacté Golach qui est bassiste, avec qui on avait déjà joué et surtout qui est un copain ! Et ça a de suite fonctionné ! Je crois qu’on a fait notre premier concert à 3 après seulement 4 ou 5 répèt’

Golach: Effectivement je me suis greffé alors que le groupe existait déjà, et un premier concert mémorable avec les Charly Fiasco et Flow au regretté Gosier !

Jess: C’est vrai qu’on aurait pu rencontrer un batteur qui serait devenu un pote avec le temps mais…ça ne s’est pas fait…

Ben: Donc on est allé chercher un pote déjà pote !

Jess : T’as des bottes mon pote, elles me bottent (Site Lisaapeur).

(Silof & co) Tout d’abord, il y a Silof DABOC alias Sylvain LESCOUTRE. Ce chanteur-guitariste évolue dans des groupes aux couleurs rock à l’engagement poétique. Puis l’envie de rendre hommage à de nombreuses références musicales le conduit sur de petites scènes dans le plus simple appareil… sa guitare et sa voix. Seul, il délivre des interprétations très personnelles de chansons d’ Hubert-Félix THIEFAINE, RENAUD, Georges BRASSENS, DEPECHE MODE, Amy WINEHOUSE, ainsi que des artistes plus confidentiels mais néanmoins très pertinents. Puis des chansons en CH’TI, pour se rapprocher de ses origines, comme du public, initié ou pas. L’émotion comme Leitmotiv, Silof baroude, mais se sent tout de même au début d’un projet qui mériterait plus de partage.

Voici donc le moment propice pour proposer à son ami, Karim BOUZAFFA, bassiste d’origine et futur contrebassiste, la charge tout de même plaisante de muscler les Javas et de rendre en fusion les Rock, les Rockab’ et autres Blues. Nos deux personnages font deux ou trois répétitions en préparation des Inter-Scènes du festival EXPRESSION ROCK prévu le 13 janvier 2017 à Roye.

C’est sans compter sur une soirée imprévue (ou presque) dans un bar à bière le 30 Décembre 2016 avec Nicolas DUBUC. Jusque-là guitariste pour des formations aux esthétiques diverses et variées, ce dernier se propose après quelques verres houblonnés de rythmer les titres avec une batterie « Jazette ».

Le trio d’amis réuni, le travail s’engage aisément, et le premier concert se tient donc dans la quinzaine qui suit. L’audience accueille la prestation avec surprise et entrain, juste ce qu’il faut pour que des encouragements et des sollicitations se manifestent.

C’est avec une grande motivation que les trois troublions se revoient lors de quelques répétitions. Autant de concerts se succèdent avec de plus en plus d’aplomb et d’envie, et se révèle une véritable complicité avec le public, qu’importe le contexte. Oui, la création du Silof And Co offre à ses protagonistes des opportunités de jouer dans le salon de qui veut bien, pour des festivités, des journées en famille… Bref, le partage de la Musique, comme des bons moments, et de belles rencontres… (Page Silof & Co).

(Ton Géant) Les premières chansons se sont écrites en 2016, suite à une bienveillante déprime sentimentale (Site Ton Géant).

(Big Funk Brass) Il y a 10 ans maintenant, on a eu envie de créer une forme de groupe qui existait peu dans la région, un Brass band de funk picard (Site Big Funk Brass).

(Eleanor Shine) Les premiers concerts d’Eleanor Shine datent de 2015, mais les prémices du projet bien avant. J’ai commencé à faire des boucles avec mon violon à un moment où mes projets musicaux étaient en standby, et ma vie aussi. J’avais besoin de me retrouver, la musique était le moyen d’expression parfait pour exprimer l’indicible. Puis, j’ai redécouvert ma voix et composé quelques chansons. Et finalement j’ai eu envie de les partager (Bandcamp Eleanor Shine).

(Black Smoke Celebration) Au départ le groupe était surtout un projet acoustique en duo, puis petit à petit, il y a eu la volonté de donner une autre couleur aux morceaux en y apportant les ingrédients classiques d’une recette rock avec la basse et la batterie.

Aujourd’hui, BSC est à la fois une formule duo acoustique qui va chercher ses origines dans la pop, le blues et le folk, puis une formule plus énergique qui reprend pour la majeure partie les mêmes morceaux pour leur donner une autre couleur plus énergique, plus rock .

Le mélange des deux formules nous permet de nous adapter à différentes ambiances et de proposer au public le même univers mais agrémenté à deux sauces différentes.

C’est aussi plus de travail, mais c’est ce qui permet également de découvrir et parfois redécouvrir les morceaux autrement et ce dans les deux sens ; l’électrique sert à la fois la formule acoustique et inversement. L’important pour nous est qu’un morceau sonne à deux avant d’envisager de l’adapter à quatre (Bandcamp Black Smoke Celebration).


Big Funk Brass

2. Comment définiriez-vous la musique que vous pratiquez ? La considérez-vous comme « encore influencée » ou pensez-vous détenir un style déjà personnel?

(Vadim Vernay) J’aime quand une musique surprend, quand il y a de l’inattendu. Chaque album, chaque projet est pour moi l’occasion d’opérer des déplacements. Du coup c’est difficile à définir. Dès que ça semble dans une case, j’essaye de voir un peu ailleurs. Jusqu’à It Will Be Dark en 2015, je ne produisais quasiment que des instrumentaux. Avec cet album, j’ai commencé à assumer des textes et la voix. Je peux aussi bien travailler un remix électro pour Camilla Sparksss, une ambiance industrielle de pièce de théâtre comme l’Etabli, ou un format plus « chanson » pour un album… Je crois que le point commun dans toutes ces créations, ce sera l’envie de surprendre, d’aller chercher l’inattendu tout en continuant à toucher.

Le style personnel et être influencé ne me semble pas contradictoires… Quoi que je produise, j’ai l’impression de ne pas pouvoir faire autre chose que du Vadim Vernay. Parce que j’ai mon parcours propre, ma façon de penser les choses, comme n’importe quel musicien ou compositeur. Etre influencé me semble donc plutôt une bonne chose, ça veut dire que la réflexion n’est pas au point mort, et qu’on continue à chercher, à avancer, à se nourrir d’autres artistes, à se faire bousculer, à prendre des risques aussi.

(Lifescarred) Nous sommes un groupe de Hardcore même si, avec les différents mouvements au sein de notre line-up, nous nous sommes orientés vers quelque chose de plus “métallique”, qui correspond un peu plus à nos goûts en matière de musique.

Évidemment que la musique est influencée, plus personne ne part de zéro en créant son propre style. C’est à chacun de nous d’y apporter les siennes, d’influences, digérées, afin de modeler quelque chose qui nous ressemble. Pour créer, il faut de la matière, que tu sois seul ou 45 sur scène.

(Okala) Je pense qu’il est très difficile de s’affranchir pleinement des influences qui ont forgé nos styles avec le temps, cela n’empêche pas d’arriver à une musique personnelle voire singulière. J’y travaille sans que ce soit un objectif profond, d’ailleurs de manière générale je pense pas que l’originalité soit un critère absolu de qualité, en fait.

(François Long) j’écoute toujours beaucoup de choses, ça m’influence fatalement. Je fais la musique que j’ai envie d’entendre, que j’ai envie de jouer et que je peux jouer ! Je serais tenté de dire qu’il y a donc de tout dans cette musique. Quant à lui donner un nom…


François Long

(Pierre et le Lou) Nous définirions notre musique comme de la “Cold Pop”. On a bien sûr des influences (Human Tetris, The Bedroom…) mais quand vient le moment de la composition, on ne se rend pas forcément compte de l’impact qu’elles ont sur notre style.

(Magnence) A la base, c’est du thrash métal avec des touches heavy et black métal. Ce genre de style est évidemment influencé pour en finalité définir un style personnel.

(The Crappy Coyotes) C’est du rock’n’roll comme on en faisait dans le milieu des années 50 aux états unis. Oui forcément les influences de ceux qui font cette musique sont présentes dans nos chansons mais les influences personnelles de chaque membres du groupe apportent un son et style qui n’appartient qu’à nous.

(Bill the Dog) On fait du punk bâtard (comme les chiens et parce qu’on a plein d’influences différentes). Donc même si en soi on pense avoir notre propre style, il reste que celui ci est forcement influencé par ce qu’on écoute.

(Spooky Island) Notre musique est principalement influencée par la scène garage californienne, cette scène est d’ailleurs de plus en plus représentée en France et ça fait du bien ! On aime les groupes comme Oh Sees, Ty Segall, Fuzz, Meatbodies ou encore King Gizzard. On ne pense pas avoir encore notre propre style même si notre originalité, qui est aussi notre plus grande force, est qu’on est un duo et ça, ça a l’air de plaire aux gens qui viennent nous voir en concert.

(Mercure Express) On dit généralement que nous faisons du rock français, mais nous avons des influences variées : de Talking Heads à Timbuk3 en passant par Police. On essaye de travailler notre style de façon à avoir notre propre identité. On aime quand les gens nous disent que c’est original.

(Raven’s Crew) Du rock énergique! Influencé par des univers différents, de No One is Innocents à RHCP en passant par les classiques du rock international.


Raven’s Crew

(Amour Formica) C’est assez pop, mais avec une part de glauque au début, avec des titres dont les paroles ne donnent franchement pas envie de sortir les cotillons et les chapeaux pointus. Après, plus récemment, on a assez déliré sur des sons à la limite de l’eurodance. Un type a même qualifié notre son de « néo-kitsch ». Ça nous plaît pas mal, cette définition de notre musique. On peut dire qu’il y a des influences assez marquées par ce qu’on peut éplucher au moment où on compose. Ça dépend des périodes et des solstices.

Tantôt, on est à fond dans la musique électronique allemande ou la synthpop, tantôt dans de la pop psyché ou de la trash guinguette. Après, on ajoute une touche de nous, et voilà ce que ça donne. Quelque chose de personnel, ou non. C’est chaud ta question, là !

(John Makay) Nos compos sont la Somme (Omiens!!) de nos influences, digérées, macérées certaines fois. C’est du rock, d’accord, instrumental en grande partie, guitare batterie pour sûr, des fois avec un peu de synthé, une pédale de boucles, quelques effets sur la guitoune, et parfois un peu de chant, mais sans paroles…

Est-ce que ça suffit à la définir sûrement pas, mais ça sera peut être suffisant? On espère en vieillissant insuffler une dose d’espoir dans nos mélodies, du scepticisme aussi, bref un peu comme tout le monde en fait! Peut être mais pas certain, je viens de découvrir ce mot dans le dico et suis pas sur d’avoir bien compris ce que ça veux dire…

(Lado) C’est une mandoline, un sampleur, quelques effets, des rythmiques enregistrées en direct, parfois du chant, voilà à quoi on peut s’attendre! La formule est donc ultra classique, pas très innovante… après ce sont les mélodies qui font la différence, on dit des fois/souvent d’un artiste « ah oui il a vraiment un univeeeeers». Du coup quand tu te ramènes en concert jouer tes morceaux, t’as intérêt à pas avoir oublié ton univers à la maison, parce que le schéma de mes morceaux est pas original pour un euro ! Les boucles je les accumules couches sur couches et à un moment, faut savoir s’arrêter, ou aller plus haut!!

(Lagoon) Notre musique est fortement influencée par le rock anglais des années 2000 à aujourd’hui (Arctic Monkeys, Foals, The Libertines …), le grunge (Nirvana, Smashing Pumpkins …) et le rock français (Deportivo, Feu! Chatterton …). On essaie d’en faire un style très personnel et décalé que l’on qualifie de Brit Rock Français ou de Brit Pop Française. À cela s’ajoute la patte très Jazz de Tom !

On confronte volontairement le coté « brit » avec le coté « français », ça fait une jolie antithèse et les gens nous demandent souvent pourquoi on n’a pas choisi simplement la Brit Pop ou le Rock Français… Vous avez la réponse juste au dessus 🙂

(Thagis) On a tous les trois des bases musicales assez différentes, des parcours différents aussi.

Alex est tombé dans la marmite en 91 avec Nevermind vers l’âge de 12 ans, et s’est donc construit dans les années 90. Avec toute cette scène indé super riche, où on osait plein de mélanges, pour le meilleur et pour le pire ! Et la montée en puissance de l’électro des Warp ou Ninja Tune…

François et Maxime se sont construits dans les années 2000…Maxime en puisant dans les vinyles rock des parents et François a vite été bercé par le hip-hop .
Alors forcément il y a des influences qui ressortent dans les Thagis !

Tout ce qu’on veut en fait, c’est avoir un sampler au centre et des guitares qui gravitent, qui déstructurent…et rien d’écrit ! Les répètes ressemblent d’avantage à des sessions, un sample tourne et on improvise, on voit où ça nous mène.

Le webzine Lust4Live nous a qualifiés de « Post-Rock »…pourquoi pas ? …mais qui fait des bulles alors !

(Lady Godiva) On est un groupe de rock’n’roll, d’Amiens, et on veut dire les choses de manière la plus authentique possible. On aime s’abreuver aux mamelles du punk et de la power pop. Mais Lady Godiva ne se résume pas à un groupe rapide, cru et en colère. Nous sommes à la recherche quasi obsessionnelle de la mélodie. Nos textes sont tout sauf bavards et verbeux. Ils cultivent au contraire la simplicité et la répétition pour offrir un contrepoint hypnotique à la rage de la musique. Pour autant, il ne faut pas toujours prendre à la lettre nos paroles pleines de sarcasme. En fait, nous jouons de la musique comme on veut l’entendre un vendredi soir bien arrosé !

(Verlatour) De « l’hédonisme électronique » dans la production et également en Live ou en Dj Set « Augmenté ». Je tâche de m’investir pleinement: en jouant les parties de batterie, de synthétiseurs en manipulant les effets, en samplant etc. Le nom du projet « Verlatour », c’est d’ailleurs son ADN : comme une invitation au voyage allant d’une électro contemplative qui peut vous accompagner au petit matin (par exemple « Extatique feat. Awir Leon sur Romance Ep) », jusqu’à une musique plus sauvage qui vous suivra au plus profond de la nuit (comme « Echec &Mat sur Violence Ep »). Elle est « forcément influencée » par tout ce qui nous entoure, nous touche, tout ce que j’écoute que ce soit dans des films ou dans des groupes que j’affectionne. Mais l’ADN de Verlatour, ce sont les choix subjectifs et personnels que je fais ou que je choisis de ne pas faire. C’est ce qui définit selon moi une identité musicale, ce qu’on appelle « la patte », que j’espère avoir dans mes différentes productions.


Verlatour

(Last Night We Killed Pineapple) On définit notre zik comme rock fruité (psyché/ garage). On est encore vachement influencés autant par des vieux groupes que des groupes actuels (The Cure, 13th Floor Elevator, Holy Wave….). C’est sÜr qu’on a notre propre esthétique/genre mais nos influences seront toujours présentes dans nos morceaux, même si elles se diversifient.

(Punk Rock Karaoké) Notre projet est particulier puisqu’il permet aux adeptes de la musique Punk Rock et aux autres de venir chanter sur scène les standards? et nous sommes super contents de les accompagner.

(Bande de Brel) On fait de la chanson française, enfin franco-belge ! On réarrange les plus belles chansons de Jacques Brel avec nos influences diverses. Je viens du métal, Bertrand, Joseph et Victor viennent de la chanson et du jazz. Cela donne un petit cocktail sympathique en live, même si bien sûr je ne chante plus comme dans un groupe de métal ! Comme on est ouverts à différents styles musicaux, on peut passer de la bossa au punk !

Nous restons fidèles aux paroles du grand Jacques et chacun se fait plaisir sur scène avec son instrument. On ne cherche pas à avoir un style personnel, mais plutôt à rendre hommage à Brel tout en étant sincère dans notre interprétation. On met beaucoup d’énergie pendant les concerts et nous essayons de faire revivre des textes qui trouvent encore leur place dans la société actuelle car ils sont intemporels.

On a encore du boulot pour réussir à interpréter chaque chanson à notre sauce. Le répertoire est tellement vaste qu’on peut vraiment se faire plaisir sur les morceaux choisis.

(Kamélectric) C’est quelque chose aussi d’assez compliqué, les puristes qui définissent les musiques actuelles ne nous incluent pas dans cette étiquette, les puristes du jazz non plus, les puristes de la world, encore moins. La seule définition que je peux apporter, c’est donc encore ce coup de foudre avec l’instrument et ma propre interprétation de cet instrument traditionnel Malien par rapport à mon parcours et nos influences communes avec Louis au saxophones et guitare et Sébastien à la batterie.

Par rapport à l’instrument malien et toute la tradition qu’il y a derrière, il me semblait peu judicieux de vouloir « imiter » ce que je ne maîtrise pas. Je l’ai donc approché d’une manière qui m’est familière : joué avec un looper, beaucoup d’effets de guitare, accompagné de synthétiseurs.

(Ravachols) Le style de Ravachols 2.0 reflète les influences de ses 3 membres, Electro Rock & Bass, à la croisée de Prodigy, High Tone et de la fougue de nos années punk

(Sycomore) Tim : Notre musique est un croisement entre du métal extrême, du hardcore groovy et du noise-rock 90’s. Les influences sont nombreuses mais on ne veut pas copier tel ou tel groupe. C’est plus un gros mélange de plein de choses qu’on aime, et que l’on cherche à rendre personnel. Bien sûr, il y a des groupes comme Mastodon, Tool, Helmet, qu’on a beaucoup écoutés et qui transpirent dans notre musique. Mais en tout cas, on pratique cette «  heavy music  » depuis près de 20 ans (quand on a commencé chacun de notre côté à faire des groupes à l’âge ado), donc pour nous c’est une sorte de perpétuelle quête… écrire des riffs dans sa chambre, les faire sonner «  heavy as fuck  », pour finalement communier avec un public, qu’il soit métal, punk, rock’n’roll, post-machin, ou tout simplement curieux et réceptif à la sauvagerie sonore.

(Stop Giving Power) Nous dirions Speed Garage Punk bien que donner un style, un genre à sa propre musique est toujours compliqué. Evidemment nous avons une grosse influence électrique venant du Punk, du Rock au sens large (70’s, 80’s, 90’s) qu’il soit Français ou Anglo-Saxon. Mais nous écoutons de tout chacun de notre côté (et ensemble aussi).

C’est comme si notre matos s’était envolé de l’aéroport international de Glisy (80), aurait transité par Kingston, la Nouvelle Orléans, Londres et Seattle avant de se poser à Bioquesne !!! (Fameux village du Doulennais ou nous avons notre magnifique studio de répète et d’enregistrement !!!)

Du coup, la somme de nos individualités commence à donner à ce jour quelque chose d’assez personnel et c’est plutôt cool.

(Double T) On peut dire que je fais du rap, mais j’aime pas trop le fait de «  caser  » sa musique, d’autant plus que le rap actuel, ça n’est plus un style de musique mais un courant à part entière. Etant inspirée par plein d’artistes de tout horizons, elle est forcément influencée d’une manière ou d’une autre. Mais, ça me permet également de me renouveler et d’explorer sans cesse, jusqu’à créer mon propre style. Je pense avoir ma patte, mais pas encore un style qui m’est unique non plus.


Double T

(Structures) On considère notre musique comme très éclectique. On a d’ailleurs toujours eu beaucoup de mal à la référencer nous-même, elle a par conséquent été considérée comme post-punk par le biais de notre public ou des médias. C’est quelque chose que l’on comprend, puisque c’est un style qui nous parle à tous les quatre et qui nous nourrit, mais c’est pour nous trop arrêté et délimité, alors on a décidé d’utiliser le terme rough wave, ca fait bientôt un an. Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler un style personnel, ce n’est d’ailleurs pas un style musical, mais ça représente plutôt une façon de faire, un mouvement auquel se rattacher. La rough wave, c’est laisser parler tes peurs et tes angoisses, et t’en débarrasser dans la violence musicale, une violence brute, bien-veillante, fédératrice et libératrice.

(Nessa Loki) J’ai comme tout le monde des influences musicales… Mais, je ne veux pas détenir un style particulier, j’aime confondre les genres, mélanger des cultures. Je pratique la musique comme je la vis. J’écris selon ce que je ressens, et j’essaie de faire en sorte qu’un mot, une idée, une couleur musicale puisse permettre aux auditeurs de s’identifier…

J’ai une grande préférence pour la pop, le côté blues, funk, avec des touches de notes orientales.

(Your Own Film) Sam: Ah, la question difficile de l’étiquetage !  C’est du rock. On s’est pas mal amusés à essayer de trouver un nom plus précis, mais ça ne rime à rien. Au bout d’un moment, ça devient un collage de styles qui ont pu influencer notre musique. Rock-indus-sadcore-indé-under stream…voilà. Pour ce qui est des influences j’ai envie un peu de te répondre les deux, je pense que ce serait prétentieux de s’estimer “hors d’influence” ; pour moi personne ne peut dire ça, et en allant plus loin je te dirai même que c’est important de continuer à être influencé par des choses. Ca te nourrit et te permet de te renouveler comme pour toute discipline artistique d’ailleurs . A côté de ça, le style d’un groupe se définit par son son, le grain de la voix du chanteur, les ambiances, et de ce point de vue là je pense qu’on à notre identité. Mais c’est quelque chose qui ne sera jamais totalement figé, on aime vraiment trop tester des nouvelles choses.

Ber : Moins tu captes l’influence, plus tu trouves que le style est personnel. Etant un peu moins proche des influences du groupes dans mes styles de musiques de prédilection personnels, j’ai l’impression que le groupe à sa propre identité. Peut être qu’un fan invétéré de NIN, Manson ou Pearl Jam ayant grandi dans les années 90  saura trouver les filiations, à juste titre ou pas d’ailleurs. Je pense que c’est bien de savoir d’où on vient, mais que c’est quand même mieux de choisir où on va.

(Bombtrack) L’objectif est de coller au maximum avec le son de Rage Against The Machine. Les réglages sont soignés et tout est mis en œuvre pour donner la sensation au public d’entendre les originaux. Concernant le jeu de scène, c’est un peu plus « freestyle », on essaye de rester fidèles à l’atmosphère tout en s’éclatant.

(Massto) Thomas : La musique que nous jouons n’a pas de définition, pas de code, elle ne se case pas dans une catégorie. Personnellement, je la trouve spirituelle. Mais chacun la perçoit comme il l’entend. La musique, selon moi, sera toujours influencée par ce qui a déjà été fait. Et c’est difficile de prétendre avoir un style à soi. Je dirais que nous avons tous les trois un style personnel qui reflète l’image de Massto.

(Le Sacre) J’ai beaucoup de mal à définir ma musique, je dirais que c’est de la pop spéciale. Je crois pouvoir dire que ma musique est assez originale, avec un univers bien personnel. Mes idoles sont Brian Wilson (des Beach Boys) et Phil Spector, deux producteurs/compositeurs pop géniaux des années 60. Ils utilisaient des tonnes de musiciens pour faire des productions de types symphoniques, j’essaye de me rapprocher de cet esprit sauf que je remplace les tonnes de musiciens par des tonnes de samples.

Dans ma musique il y’a un grand travail sur les sons, avec un effort particulier sur comment faire cohabiter des sonorités très différentes entre elles. Cela provient de l’influence des deux artistes que j’ai cités plus haut, mais aussi de personnes comme John Cale ou Brian Eno et de la mouvance Krautrock. Mon jeu de guitare, quand à lui, est fortement inspiré du Velvet Underground qui est un de mes groupes préférés.

(Sclavine, Véronique) Du Rock, mais pas que! Plongée depuis mon enfance dans un univers Soul rythm’and Blues, Jazz, Rock, je puise inconsciemment dans celui-ci et je crée mes propres couleurs musicales.

(VERSØ) Un mot : singulier. Notre musique est riche des influences respectives de chacun des membres du groupe et de tous les courants qui comptent ou ont compté pour nous. Avec ses textes en français, notre univers artistique est dans la lignée de la chanson française de toujours, avec des accents tantôt rock, tantôt électro. Nous abordons des thèmes à la fois intimistes et surtout de l’ordre des sentiments universels. En cela notre projet est singulier.

(PM Cursed Beat) La musique que je fais avec mon complice Benjamin Nail aux drums puise beaucoup dans le Rock’n’roll mais ça bouge sans cesse avec ton vécu, en fait. Au début assez rockab/country souvent assez punk/sale; je/on joue assez salement en live! Mais j’aime certains sons dans beaucoup de styles différents alors à un moment inconsciemment ça ressort dans tes compos.

Dernièrement je privilégie le chant en français et j’aime intégrer des sons aux claviers que je bidouille sature etc, des trucs louches. Le mélange de tout ça fera peut-être mon style,va savoir..! Mais bon, tellement de choses merveilleuses n’ont elles pas déjà été faites, alors bon c’est un peu comme le St Graal; on cherche mais tout reste possible, pour tous…

(The Dakens) Nous qualifierions notre musique de mélange entre la pop, le rock et le punk. Nous sommes largement influencés par la scène punk-rock californienne (Sum 41, Blink 182, Green Day) mais aussi par des groupes plus récents comme Royal Blood, Last Train, Grandson, Yungblud ou encore Twenty One Pilots dont nous sommes tous absolument fans. Nos toutes premières compositions étaient probablement très ou trop calquées sur nos influences, mais nous pensons avoir réussi à trouver un style qui nous correspond entre l’énergie rock, les refrains accrocheurs, la mélancolie et des arrangements plus travaillés. Nous essaierons dans nos futurs projets d’évoluer tout en restant fidèles à notre vision.

(Cancellers) Difficile d’être précis pour nommer notre style exact, et si quelqu’un pouvait nous le donner nous serions preneurs! On se définit clairement comme  « rock ». Ça englobe vraiment le style de notre album où les chansons sont toutes différentes, mais il nous est régulièrement dit « on sent qu’il y a tout de même une base commune ». Nous pensons vraiment avoir notre style, nous composons toutes nos chansons ensemble. Chacun apporte sa contribution aux morceaux, parfois même dans des domaines qui ne lui sont pas propres.

Mais inconsciemment nous sommes forcément influencés par nos styles complètement différents ! Dr. Pop et Magic P ont plus un style British, tandis que PRZ et D.TeX apportent des sonorités que l’on retrouve dans le rock Californien.

(Lisaapeur) Jess : Oh la la non, on n’a jamais eu cette prétention d’avoir un « style personnel »; on n’en est pas là en fait !

Ben : Définir la musique c’est difficile et je trouve que ça n’a pas vraiment de sens mais puisque c’est le jeu de l’interview alors…. on fait du rock ! Du punk pour certain(e)s !

Si on devait vraiment définir notre musique en cherchant à décortiquer les termes « savants », on se rapprocherait de ce qu’on appelait le  « rock alternatif », mais un rock alternatif façon 2000. Le terme « alternatif » a en effet été utilisé à l’origine pour décrire les groupes qui s’inspiraient du punk rock mais qui avaient des contrats avec des petits labels indépendants et qui ne rentraient pas dans les genres « grand public », ça nous correspond à peu près ! Et ça répond à ta seconde question en même temps. Oui, on est du coup carrément influencé, par le rock, le punk… et la variété française aussi…

Tout ce qu’on a écouté en boucle étant ado, par nos lectures, par nos potes musiciens et leurs groupes ! Et comme on a 3 parcours différents mais avec des points communs, on s’influence mutuellement !

Jess : Il n’y a pas eu de réflexion autour du style, on s’est mis à jouer et c’est ça qui est sorti… ensuite tu appelles ça comme tu veux !

Ben : D’autant que sur chaque album on a des morceaux vraiment différents toujours avec cette base de rock mais il y a des morceaux avec des batteries hyper speed comme des trucs limite variété. C’est toujours nul les étiquettes…

Golash : On est forcément influencé, Ben d’abord par la méthode de Berklee (ou Berkeley ou Bergues, en vrai je ne sais pas comment ça s’écrit…) qui définit profondément sa manière de jouer de la guitare. Jess par la musique traditionnelle ukrainienne et moi par les polyphonies corses (mais je pense que cela s’entend bien dans les lignes de basse).

Jess : Si tu fais une phase de reggae dans un morceau, quelques mesures, parce que ça sonne bien, est ce que ça fait de toi un groupe de reggae ? Après on dort plus de la nuit, il ne faut pas nous poser des questions comme ça ! (eh bien si car ainsi les autres vous connaissent mieux, Jess).

Ben : Ber-clefs


Lisaapeur

(Silof & Co) C’est le Silof & co ch’timi titi parigot english yaourt sociôl klub band, j’crois bien que tout est dit. Je m’efforce pour continuer à écrire dans la belle langue de Molière, en ce moment même. On est influencé par…voir ci-dessus la réponse à la question 1. On est un groupe de reprises d’un autre temps mais « c’est frais » comme nous a dit La Chantal, un soir de grandes prières dans une chapelle amiénoise.

(Ton Géant) C’est dans un registre chanson, très acoustique. Histoire de faire une jolie réponse normande, je te dirais que c’est personnellement influencé. On compose, écrit, joue et chante avec nos histoires. Evidemment, du coup les artistes qu’on aime en font partie. Même ceux qu’on n’aime pas parfois.


Ton Géant

(Big Funk Brass) Notre musique a beaucoup évolué depuis notre création, maintenant on pourrait qualifier ça de Groove. Alors c’est très large et ça veut tout et rien dire, mais notre son et notre répertoire sont un mélange de Hip-Hop instrumental venu tout droit de Brooklyn, de musique festive de la Nouvelle-Orléans, de Funk (genre de San Francisco!) avec un peu de Jazz car l’improvisation reste présente. On est vraiment sur de la musique « à l’Américaine », on pourrait croire qu’on est fan des Nets ou des Pelicans….

Si je vais plus loin, je risque même de perdre la moitié du groupe mais en gros on fait de la musique pour faire danser et bouger les têtes et on croise les styles, de la Trap au Jazz. C’est donc forcément encore influencé mais à force de composer et de jouer ensemble on a vraiment un style à nous, qui se démarque depuis quelques temps déjà et qui se développe.

(Eleanor Shine) Eleanor Shine est un projet solo violon voix machines. Je dis projet car je ne peux pas dire groupe…! Mais avant d’être un projet solo, c’est une musique. Ma musique, qui se nourrit de tout ce que je suis; ma sensibilité, mes expériences, mes états d’âmes quand je compose. Mais aussi ce que m’apportent les autres, et bien sûr, également la musique des autres.

Ça c’est le fond…pour la forme, l’étiquette, j’ai souvent entendu dire à propos d’ Eleanor Shine que c’était une musique de niche, inclassable. Je le prends comme un compliment bien sûr. Car il n’y a pas de raison que j’échappe au « on est tous unique » !

Allez, sinon, on peut dire que c’est de la chanson pop plus ou moins expérimentale. Tout dépend des oreilles qui m’écoutent et des médias qui me classifient. Il faut quand même admettre que mes chansons échappent au schéma usuel de structuration. Et que sur mon premier album se jouent de longs morceaux instrumentaux de plus de 3’20. Il y en a même un qui fait 6 minutes!

(Black Smoke Celebration) Notre musique est forcément influencée. Nous n’avons pas la prétention d’avoir inventé un genre nouveau. Pour autant, nous ne nous forçons aucunement à proposer quelque chose qui rentre dans les standards du moment., cela ne nous intéresse pas. Nous jouons notre musique, celle que nous aimons. Celle qui a bercé nos oreilles depuis toujours et qui a fait les musiciens que nous sommes aujourd’hui. Il n’y a pas de compromis pour plaire au plus grand nombre et il y a un réel consensus collectif là-dessus dans le groupe.

La question que nous nous sommes posée est: peut-on aimer Nick Drake et King Crimson? Peut-on aimer les Black Crowes et Arcade Fire? Blind Willie Johnson et Supergrass? La réponse est: on s’en fout.


Bill the Dog

3. Où en êtes-vous de vos sorties discographiques, souvent déterminantes pour se faire connaître, démarcher, jouer live etc. ?

(Vadim Vernay) Mon 3e album, It will be dark, est sorti en 2015. On a sorti l’album de remixs l’année suivante et le travail sur le 4e album a aussitôt commencé. Il y a eu environ deux ans d’écriture. Il y a un an environ, on a commencé à parler production avec Hugo Cechosz (Miossec, Eiffel, Tété, Twin Twisters…) que je suis allé voir pour la réalisation. L’album est en train d’être finalisé, mais j’avoue que ces dernières semaines nous posent beaucoup de questions quant à la date de sortie. Comme tu dis, enregistrer un album c’est le point de départ de beaucoup de choses; les concerts en premier lieu, mais aussi les vidéos, les radios, les médias web ou papier… Sortir un album quand toute la « filière » est au ralenti, c’est évidemment très compliqué.

(Lifescarred) Pour l’instant on a sorti un EP et un split avec les frères de Sycomore. On travaille sur une future sortie, la forme est encore incertaine. On se doit de sanctionner la musique qui nous ressemble à l’heure actuelle qui, comme je le disais plus haut, n’est pas tout à fait la même que l’EP, qui n’était déjà pas tout à fait la même que celle du split. De mon point de vue, le démarchage par le disque en général, qu’il soit physique ou numérique, ne sert que pour les scènes type SMAC et autres festivals.

Dans notre scène, on croit avant tout au Do It Yourself et aux prestations scéniques. C’est comme ça, par le bouche à oreille et les bonnes prestations en live qu’on se fait connaître avant tout. Par expérience, on a joué dans trois salles estampillées SMAC de la région, et à aucun moment ça n’a été grâce à du démarchage pur, mais plutôt grâce au réseau d’amis.

(Okala) Mon premier EP ‘First Step’ est sorti en fin d’année et je travaille d’ores et déjà sur le prochain.

(François Long) Encore quelques morceaux à mixer et l’étape du mastering n’est plus très loin. Je ne fais pas tant de concerts que ça, malheureusement. Cela dit, en parallèle de mon projet perso, j’ai d’autres occupations musicales, liées à la scène ou au studio. Mais je compte bien jouer ces derniers titres sur scène, accompagné par Pierre, Kevin et Greg, l’équipe folle à qui je peux demander tout ce qui me passe par la tête.

(Pierre et le Lou) On a commencé par sortir une démo “Tulipe” l’année dernière, puis une deuxième démo “Toujours à la maison” pendant ce début de confinement. Un EP est prévu cette année mais on ne se met pas la pression pour ce qui est de la date de sortie. On a fait une quinzaine de lives depuis le début du projet et d’autres sont à venir.

(Magnence) Nous sommes en train de maquetter un maximum de titres, nous ne sommes pas encore certains du format (EP ou album) mais les sorties sont imminentes.

(The Crappy Coyotes) Un premier album « Let’s get wild » (8 compos et 4 reprises) pressé en vinyle et cd sorti en 2018. Puis un album acoustique enregistré live chez nous dans le salon, avec 2 micros sur un magnétophone à bande, regroupant 10 reprises country-folk-blues-soul et sorti fin 2019. Nous composons actuellement le prochain album électrique du groupe.

(Bill the Dog) Pour l’instant on a sorti 2 albums, 3 EP, et on a un album live en préparation. Mais on a tendance à privilégier le live, donc ces opus n’ont jamais été notre priorité. Pour la suite on changera certainement cette façon de faire en essayant d’équilibrer live et studio.

(Spooky Island) Niveau sorties, pour l’instant on n’a rien! Ca fait un peu plus d’un an qu’on cherche un moyen d’enregistrer notre premier EP. Ça devrait se faire dans les mois qui viennent. Un petit clip fait maison sortira bientôt, à bon entendeur !

(Mercure Express) On a quelques démos sur Soundcloud, et des enregistrements en projet.


Mercure Express

(Raven’s Crew) Nous sommes en plein projet d’un album 100 % compos.

(Amour Formica) On a un clip sur le feu, qui doit apparaître bientôt sur les Internets. Nous avons des morceaux en dehors du premier EP, et on se laisse le temps d’y travailler pour envisager un second EP. Le climat actuel fait que nous devons suspendre les concerts, les répétitions et la composition de nouveaux morceaux…et oui, car nous ne sommes pas confinés sous le même toit. Du coup, cela nous laisse le temps nécessaire pour créer chacun.e de notre côté, pour mieux rebondir par la suite !

(John Makay) C’est assez simple: en 2009 on a sorti un 10 titres qui s’appelle « Mon amour mi amor », et en 2019 un 5 titres qui s’appelle « Crom » ;

(Lado) En 2016, j’ai eu la chance d’enregistrer avec les pointures du label Epice Records. Les gars sont carrément au point, tout est allé très vite en 2 mois : enregistrement post prod/mix/mastering/pochettes sérigraphiées/ 1OO CD/100 k7. On avait ce 8 titres avec une section rythmique ultra solide (les zicos du duo Marylin Rambo). Depuis je « prépare » un enregistrement solo mais ce n’est pas encore vraiment défini sur le contenu, la date etc.

(Lagoon) On a déjà plusieurs morceaux sous le coude. Dans un premier temps la sortie d’un EP serait envisageable mais ça reste encore flou. Néanmoins notre premier single accompagné d’un clip devrait voir le jour à l’automne. D’ici là nous ne manquerons pas de partager nos démos !

(Thagis) Rien. Thagis n’a absolument rien à vendre. C’est hyper égoïste mais on joue surtout pour nous, comme une thérapie, comme une inexplicable envie de se noyer dans le son. Des gens nous suivent sur FB tout ça, c’est hyper sympa ! Alors on publie des trucs ; Mais aucune envie particulière de figer ça sur un support.

Après si des personnes nous proposent des choses intéressantes, pourquoi pas ? Mais ce n’est pas notre but, on aime bien l’idée de la création éphémère…

(Lady Godiva) Le groupe donne toute son énergie en live, l’objectif premier est donc de construire et présenter un set intégrant uniquement des compositions. Mais, cette année, un EP 4 titres est également dans nos envies. On aimerait le sortir en 78 tours ou en VHS.

(Verlatour) J’ai sorti 4 Eps depuis la création du projet: “Meurtrière Ep” – “Récidive Ep” – ainsi que le dyptique “Romance Ep” & “Violence Ep”, puis quelques single et remixes. Le tout sorti pêle-mêle sur Bon Temps Records, mon propre label sur lequel je signe la plupart de mes productions, et sur le label Allemand Leonizer Records, Warner Music Poland, Tcheaz/PPPLus, Label Bleu etc. Ces différentes sorties m’ont déjà permis de jouer dans de nombreux festivals et salles de concerts: du Festival Les Nuits Secrètes (59), au Nitro Festival (79), jusqu’à à la clôture du Festival Mégascène (44), en passant par La Cartonnerie (51), l’Aéronef – les 4 Ecluses (59), La Lune des Pirates (80), l’IBoat (33), le Pop Up du Label (75), Bars en Trans (35) etc en France, ainsi qu’en Suisse, en Allemagne et au Canada.

Cela m’a permis de partager le plaisir de la scène avec certains des maîtres du genre dont je suis fan comme Digitalism – The Hacker – Louisahhh – DJ PONE – Arnaud Rebotini – Lindström – Jacques – Carpenter Brut – Maelstrom – Superpoze – Salut C’est Cool – General Elektriks – Naive New Beaters etc

(Last Night We Killed Pineapple) Pineapple Incident est sorti en digital fin 2016, plus récemment on a sorti l’EP Elephant en version CD, enregistré à Cité Carter à Amiens et avec le soutien de La Lune des Pirates.

(Punk Rock Karaoké) Nous avons récemment sorti un teaser qui est, dans notre cas, quasiment le seul moyen promotionnel de démarcher.

(Bande de Brel) Aucune sortie de disque à l’horizon, nous sommes un groupe de repriseS donc le but est uniquement de jouer sur scène. Nous faisons des répétitions et des concerts et c’est très bien comme ça! On commence à trouver un public qui apprécie ce que l’on fait et qui nous suit donc ça fait plaisir. Le bouche à oreille fonctionne très bien pour pouvoir jouer à droite à gauche et il y a pas mal de lieux sympas dans la région. L’île aux fruits à Amiens ou encore le Kraken à Saint-Quentin par exemple. On a aussi eu la chance de faire deux superbes dates à l’espace Saint André à Abbeville et à l’Abbaye de Saint-Riquier.

Notre désir est simplement de se faire plaisir en live, devant des gens qui vivent pleinement le concert.

(Kamélectric) Nous avons enregistré un EP 4 titres (plus proche de la maquette), il nous a pas mal servi pour le démarchage.


Kamélectric

(Ravachols) Les premiers lives se font a partir de 2010 et le fait de sortir un premier album en 2012 nous amène à faire de belles scènes régionalement parlant, notamment avec les Burning Heads ou Junior Cony. Le 2ème album, sorti en 2018 nous fait faire la 1ère partie de Zenzile. Nous sommes également présent sur quelques compils comme Gimme Somme Punk, Les pépites de « La Mine »

(Sycomore) Tim : Bloodstone, qui est sorti en janvier 2020, est notre troisième bébé (Phantom Wax en 2016, Nectar en 2018 et aussi le split qu’on a fait avec nos potes de Lifescarred en 2017). Faire connaître notre musique est bien sûr une ambition forte. Enregistrer des disques, jouer en live, faire un groupe, est notre passion. C’est même une nécessité d’un point de vue purement personnel.

A chaque nouvelle étape, il y a beaucoup de démarches à faire, ça prend beaucoup de temps et d’énergie. Et surtout il faut que ça intéresse les gens, à la fois trouver son public mais aussi des partenaires qui aident au fonctionnement du projet. Donc ouais, on espère que ce nouvel album va trouver un résonance positive.

(Stop Giving Power) Un Ep 5 titres pressé à 100 exemplaires est sorti pour notre premier concert en mars. A la base c’était une répète enregistrée. On ne pensait pas en faire un skeud, mais une fois les chœurs ajoutés et le mixe/master, on s’est dit GO, ça le fait pour se faire connaître et commencer à démarcher des plans. Il est écoutable sur notre Bandcamp (stopgivingpower.bandcamp.com).

Nous avons la chance de pouvoir régulièrement enregistrer nos morceaux. Nous devions commencer en mars les prises batterie pour notre premier album dans le but de le sortir en fin d’année. Pour l’instant, c’est confinement.

(Double T) J’ai sorti un premier EP «  Double T  » en 2017. Ensuite j’ai commencé un projet intitulé «  SOMNIUM  », scindé en deux parties, chacune incarnée par une de mes deux facettes (Théo et T-High).

«  SOMNIUM  : Pt.1  » est sorti le 21 Juin dernier ; la partie de Théo y est très cloud et onirique. La partie 2, celle de T-High, beaucoup plus sombre, violente et drôle aussi, paraîtra avant la fin du confinement  !

(Structures) On prépare un premier album, qui devrait sortir en septembre si tout se passe bien. Bien sur, étant donné la situation sanitaire extrême, on ne peut pas vraiment prédire la tournure des choses. En tout cas il est là, il est prêt. Sinon, on sort un clip le 17 avril sur un morceau qui s’appelle Sorry I know it’s late but…

(Nessa Loki) J’ai sorti mon premier single “J’arrête” début mars. Un single enregistré chez Walnut Groove Studio, un studio d’enregistrement à Amiens tenu par Axel, doté d’un très grand professionnalisme! Mon guitariste Ucef m’accompagne depuis novembre. Nous avons fait différents concerts, nous faisons des covers également sur YouTube, en duo.
Il est vrai qu’aujourd’hui, il faut apporter de nombreuses preuves qualitatives pour jouer dans des bars, des salles de spectacles etc à Amiens. D’autres projets sont prévus et arriveront probablement à terme dans quelques mois…

Tout dépendra de l’évolution des circonstances actuelles.

(Your Own Film) Sam : Eh bien on a quelques sorties à notre actif: 3 albums studios (Sounds of pain, 01 et Forever lost ), 1 ep instrumental (es 1-8 ), 1 album acoustique de tournée (The road to sowa) et deux EP sortis récemment (The split 1 & 2 ). On a en projet un nouvel album studio qui est déjà écrit et qui se fera en temps voulu, et puis les récents événements nous ont amenés à ce projet d’Ep de confinement, (social disdancing). L’idée étant vraiment d’écrire des morceaux  durant le confinement et de réussir à les sortir dans ce même laps de temps en s’échangeant les fichiers à distance. C’est vraiment un projet à part.

Ber: La sortie de disques est elle déterminante pour se faire connaître? On cherche encore la bonne réponse!

(Bombtrack) Le seul endroit où on peut nous entendre, c’est en concert. Les fans de RATM (ou non d’ailleurs) entendent l’appel de la rage et viennent prendre leur dose en direct.

(Massto) Thomas : Nous avons sorti un premier EP le 28 juin 2019 ( Merci, Timothée. J’ai un problème avec les dates…), qui s’intitule “FANAU” (prononcé Fanaou). Ce qui veut dire “la naissance” en Tahitien. Nous le vendons sur les festivals, concerts et aussi dans le merveilleux point de vente ” La Malle à disques” que nous saluons par la même occasion.

(Le Sacre) Il y’a deux ans j’ai sorti un premier album (sous le nom de Le Sacre) sur Bandcamp . Le son est plutôt lo-fi car l’album a été fait avec très peu de moyens et sur très peu de temps. Actuellement je suis en train de finir d’enregistrer un ep, dans la même lignée que la sortie précédente, mais qui sera bien plus abouti car j’ai du meilleur matériel : le son sera meilleur, la production et la musique seront à un niveau bien au dessus du précédent.

(Sclavine, Véronique) Sortie de l’EP 5 titres, support vinyle et cd en avril 2O17, premier enregistrement dans un studio professionnel, le BLACK BOX STUDIO à Angers ! Le duo SCLAVINE, chroniqué dans les INROCK, Abus Dangereux, Rock Hardi, Illico, la Mine. Diffusé dans quelques radios de la FERAROCK jusqu’en Belgique 😉 !!!


Sclavine

(VERSØ) Nous venons tout juste de sortir notre 3ème EP le 11 Avril dernier.
5 titres, toujours en Français, enregistré au RBM studio à Clermont. Nous aurions dû présenter ce nouvel opus lors d’un concert au théâtre des Docks à Corbie, mais la crise sanitaire en a décidé autrement…

En attendant, l’EP, intitulé « Karma », est disponible sur les plate-formes d’écoute.

(PM Cursed Beat) Hors fans en concert avec une petite dédicace eud’sur ou ceux qui aiment l’objet comme le vinyle par exemple, c’est très bien. Sinon je ne crois plus trop au support physique, encore un peu en voiture peut-être pour les vieux comme moi..LOL…sinon!
Pour ce qui nous concerne j’aimerais booster et mixer 2/3 titres avec des copains, mettre des images dessus et balancer ça sur FB ou autres. Mais ce serait assez punk et “Do it Yourself” niveau images ! Rien de pire qu’un clip genre “on fait bien” avec un budget de clodo: mieux vaut 2/3 bonnes idées et un copain malin avec son phone!

(The Dakens) Nous avons sorti notre premier album « Pizza, alcohol, comics (& music) » en avril 2018. Un opus de 14 compositions dont nous sommes fiers et qui nous a permis d’enchaîner les concerts entre bars amiénois et lillois, festivals, tremplins et salles de concert. Nous avons fait plusieurs apparitions à la radio et dans la presse avec des critiques très positives sur notre travail, ce qui nous encourage.

Depuis un petit moment, les études nous ont obligés à nous trouver dans des villes différentes et cela s’est traduit par une période blanche ou nous avons fait beaucoup moins de concerts qu’auparavant. Mais ne vous inquiétez pas, nous sommes prêts à nous y remettre et du nouveau arrive…

(Cancellers) Les CANCELLERS ont décidé de procéder différemment de leurs projets musicaux précédents en sortant l’album en premier lieu. Comme tu le dis si bien c’est déterminant pour démarcher les concerts ! On a également voulu donner accès à notre album sur toutes les plateformes et ce fut une bonne surprise pour nous, on ne s’attendait pas à avoir près de 10 000 écoutes le premier mois et de très bons retours de la part de professionnels de la musique !

(Lisaapeur) Ben : Alors à ce jour, on a sorti un double EP acoustique/électrique au tout début du groupe, puis 3 albums et un live capté à Nice.
On a aussi participé à plusieurs compilations. Et un 4ème album est en cours d’écriture…

Golash : On essaie de battre le record de la plus longue composition d’album !

Ben : Et on y arrive plutôt pas mal.

(Silof & Co) On refuse de faire des disques, ce qui a déjà choqué certaines formations avec qui on a déjà joué. Faut dire que ce cynique de Sil aime balancer « On n’a rien à vous vendre, m’ssieurs-dames, à part venir jouer chez vous, dans votre salon ou votre salle des fêtes… Dans la joie de la guinche, du java et du tango! ». Ça émoustille parfois bien des esprits qui sont dans leur egotrip de vente de skeuds…

Warff! On est « des raclures éd’bidet din ch’Silof & co, y’a des fos! »

(Ton Géant) Quatre titres doivent sortir en 2020, un peu plus en 2021. Un album ou un truc qui y ressemble.

(Big Funk Brass) On vient de sortir notre 3e album, le 30 avril 2020, en plein confinement.

(Eleanor Shine) Mon premier album est sorti en 2017 sur le Label La Mais°n.
Dans la foulée j’ai fait de belles et nombreuses dates. Grâce aux retombées de l’album et surtout à l’arrivée de Julie Cottier comme chargée de diffusion. Un ange tombé du ciel.

Après plus d’un an à bosser sur une création jeune public, Forêt, un livre-concert illustré et signé en LSF produit par La Lune des Pirates et Shine!Prod, je m’ attèle à la composition d’un prochain EP.

(Black Smoke Celebration, réponse à la question 3 et 4) Nous avions sorti un 2 titres en 2017, dont la première vocation était de démarcher des endroits pour jouer. Le travail et l’état d’esprit de l’équipe de Ad Astra Studio nous a plu et nous avions vraiment l’envie et le besoin de renouveler cette expérience studio avec de nouveaux morceaux. Nous venons donc d’enregistrer chez eux, juste avant le confinement; il nous reste le mixage et le mastering à effectuer, dès que la situation le permettra.

Nous avons privilégié une approche live pour sortir 3 nouveaux titres qui devraient permettre à l’auditeur de retrouver l’énergie de la formation électrique en live. Notre objectif est d’utiliser cet EP pour démarcher de nouvelles scènes. Et là encore nous le ferons sans compromis, notre approche en la matière est très claire pour nous : la formation électrique de BSC a vocation à se produire dans des conditions en adéquation avec le projet, dans des endroits qui nous semblent pertinents, quitte à ce que ce soit moins régulier.


Black Smoke Celebration

4. Que tirez-vous de votre vécu live ? Avez-vous des « rêves » liés à ce domaine ?

(Vadim Vernay) Je crois que la première chose à laquelle je pense, c’est mon équipe… Le projet Vadim Vernay est en soit un projet solo, mais la dernière tournée, celle pour It Will Be Dark, m’a permis de rencontrer une équipe qui m’est désormais très proche et qui apporte énormément au projet. Ensuite, je pense à un concert, avec une salle comble de gens qui s’éclatent, aussi bien dans le public que dans l’équipe, ça reste le bonheur.

Le live, ça apporte forcement énormément de choses, que ça se passe bien ou que ça se passe mal d’ailleurs. Ca fait réfléchir à pourquoi un morceau marche plus qu’un autre, ça file des ailes quand ça se passe bien, et ça flingue le moral quand ça se passe mal.
Assez simplement, le rêve ça reste d’avoir le plus d’occasion possible de jouer et d’emmener le public avec nous.

(Lifescarred) Des rêves liés à ce domaine… Comme tout le monde, de bonnes conditions pour jouer, des lieux dont les noms résonnent dans la scène, partager l’affiche avec des groupes qu’on kiffe. Rien de plus normal, en fait.

Est-ce qu’on peut tirer des leçons de notre vécu live..? Certainement. Lesquelles, aucune idée. C’est du pur ressenti, limite viscéral. En revanche, une chose est sûre: si on se concentre sur les aspects “hors scène”, c’est un parcours du combattant sans nom pour se produire dans de bonnes conditions quand tu fais partie d’un milieu de niche, encore plus quand il s’agit de “musiques amplifiées”, voire “musiques extrêmes”. C’eût été plus facile pour nous de cachetonner et de jouer dans les SMAC si on faisait de l’électro-machin truc-shoegaze-psyché et qu’on était programmés aux Transmusicales, au Printemps de Bourges, au Crossroads Festival, etc etc etc…

Les SMAC se refilent les groupes, tu te bookes une tournée et t’es bien. La nôtre, de SMAC, a clairement fait une croix sur tout ce qui va être affilié à la musique Metal dans sa globalité, et dans sa programmation officielle. Toutes les prods du genre sont organisées par des tiers. Et évidemment les conditions pour avoir accès au lieu sont prohibitives. Ils se coupent d’un public demandeur, et de beaucoup de groupes. C’est dommage. On manque de lieux pour jouer, ou alors c’est trop compliqué pour être autorisé à y jouer, que ce soit financièrement ou parce que tu ne fittes pas à la mentalité du lieu.

(Okala) Avant Okala j’ai joué dans plusieurs groupes, à présent j’aborde le live en solo. C’est une approche différente et tout aussi intense que j’aime beaucoup. C’est un gros kiff et j’ai la sensation d’une liberté totale qui m’aide à me livrer de manière plus entière. Il y a encore beaucoup de taff mais c’est cool  ! Ah des rêves… j’en ai plein la tête  ! Partir en tournée à l’étranger, ça me botterait bien  !

(François Long) Il faut jouer et continuer à jouer. La musique est vitale. S’agissant de ce projet perso, je pense qu’il faut juste que certains n’envisagent pas forcement de faire déborder leur tiroir-caisse en ne programmant que des covers…

Des rêves ? Oui, chacun à sa part. Me concernant, je m’attache à ce qu’ils deviennent réalité. Je fais la musique que je veux et que je peux, avec des gens que j’aime. Si il y’a du monde pour écouter, c’est très bien. Si ce monde apprécie, c’est encore mieux. Le tout dans de bonnes conditions pour le public et pour moi, dussè-je ne pas jouer souvent.

(Pierre et le Lou) Des millions, mais aussi de belles rencontres et une belle entente sur scène, on est frères et ça marche bien. Si possible on aimerait un jour jouer sur Mars.

(Magnence) Enormément de fun et d’énergie !Pour ma part (FLH), j’ai un rêve depuis de longues années : c’est faire un show sur une scène au milieu d’un lac et au pied d’un volcan en éruption.

(The Crappy Coyotes) C’est le moment où l’on peut exacerber toute l’énergie que procure le rock’n’roll. Le live, c’est la raison d’être de ce groupe. C’est le dénominateur commun. C’est aussi là où l’on peut rencontrer les gens qui nous suivent sur les réseaux sociaux et rencontrer d’autres musiciens.

Les rêves ? Jouer dans tous les festivals du monde consacrés à cette musique !

(Bill the Dog) On apprend énormément de nos live, que ce soit musicalement ou humainement. Et surtout on s’éclate grave. Et notre rêve ce serait justement de pouvoir en vivre.

(Spooky Island) Le live se passe souvent très bien, c’est toujours un moment de complicité entre nous deux. Notre objectif pour les années qui vont suivre est de faire plus de concerts pour pouvoir nous présenter le mieux possible au public. Comme pas mal de groupes, notre rêve serait de partager un jour la scène avec les artistes qui nous ont inspirés.


Spooky Island

(Mercure Express) Etienne : C’est ce que je préfère dans la musique. J’aimerais en faire ma vie.

Mathilde : Je ne me projette peut-être pas autant car c’est une nouvelle expérience pour moi, mais je partage le plaisir de la scène.

(Raven’s Crew) Le partage la communion avec le public est le seul juge. Faire des belles premières parties de groupes dont on est fan.

(Amour Formica) De sacrées rencontres. Positives. Que ce soit avec les techniciens ou le public. Il y’a presque toujours une ambiance assez festive, ce qui fait qu’on est à l’aise pendant et après un concert. Enfin, surtout après. Et très peu avant.

Dédé : En matière de rêves, si tu parles de songes nocturnes, je rêve parfois que je me retrouve seule tout sur scène, quand un concert approche. Erwan n’est pas là et je dois me démerder, et c’est assez chaotique. C’est un peu comme le cauchemar que tu fais enfant, quand tu te retrouves à walp devant tes petit.e.s camarades. Mais cette anecdote n’est pas du tout intéressante.

Sinon, en matière d’objectifs liés au live, forcément, ce serait d’acquérir plus d’aisance pour faire un concert toujours plus béton. On n’a qu’un but en tête : faire un concert au Stade de France.

(John Makay) Chaque concert est unique ; c’est LA raison de jouer pour ma part, c’est grâce à ces moments de partage que je grandis, que je m’améliore. En terme de rêves on a été bien gâtés déjà je pense, place aux jeunes maintenant ! Et sinon je pense le rêve, c’est quand des gens nous demandant si on est dispos pour jouer! Y’a pas plus beau, sérieux!

(Lado) Chaque concert est unique, c’est La raison de jouer, c’est grâce à ces moments de partage que j’évolue. J’espère pouvoir continuer à faire ça un bout encore et surtout partager un peu plus ces moments si précieux, en faisant un morceau où le public tape dans les mains ou a envie de danser peut être?

(Lagoon) Gaby : L’un de mes rêves serait de jouer sur une scène comme celle de L’Olympia ou du Casino de Paris !

Tom : J’adorerais qu’un jour on puisse reconnaître mon jeu ! Un peu comme l’on reconnaît Nate Smith dès son premier coup de baguette 🙂

(Thagis) Rien pour l’instant… Un peu comme pour les disques, ce n’est pas un but en soi. Si on veut de nous, on viendra ! Mais le démarchage ne nous intéresse pas.

Des « rêves » ?…Bien sûr ! c’est important les rêves !Jouer dans des endroits insolites, avec deS fantômes comme public, un peu comme le live at Pompéi des Pink Floyd, ou improviser sur un film ou une création visuelle…mais le must serait de jouer dans ton salon Will !!! Jouer chez les gens nous botteraient beaucoup plus que dans les salles de concerts « classiques ».

(Lady Godiva) C’est là où Lady Godiva donne toute sa substance. Le plus important n’est pas la taille…de la scène, mais la recherche d’une osmose avec le public, partager une belle et bonne soirée, donnant l’envie aux spectateurs de revivre l’instant. Un rêve ? Que les Strokes fassent notre première partie sur la face cachée de la Lune.


Lady Godiva

(Verlatour) Un plaisir immense d’avoir le Bonheur de partager la musique en concerts avec le public et les amis musiciens/techniciens , et d’avoir pu en faire mon métier et mon écosystème depuis plus de 15 ans (que ce soit en tant que batteur sideman, ou avec mon projet solo). La chance de faire des rencontres avec des gens qui partagent au quotidien votre passion, et de voyager. Je crois que mon souhait le plus fort est que ça ne s’arrête jamais !

(Last Night We Killed Pineapple) Le plus souvent on tire beaucoup de plaisir de nos lives, on fait plein de super rencontres tant humaines que musicales. Et avec le public on a toujours eu de la chance, ça ne s’est jamais mal passé. Comme on a fait beaucoup de concerts ça nous a carrément forgés à faire des dates dans d’autres lieux que les cafés concerts …

Notre rêve ce serait de faire des live session type KEXP / Jam in the van ! Un jour peut être !

(Punk Rock Karaoké) Le fait de faire chanter des gens qui n’ont pas forcément l’occasion de se produire sur scène, cela engendre un contexte très intéressant et enrichissant. Il n’y a plus de public puisque, en plus du chanteur occasionnel derrière le micro, les morceaux sont souvent chantés par tout le monde. Cela devient une fête entre amis. Pour nous, modestes musiciens que nous sommes, nous en ressortons toujours heureux. Quant à nos envies: pouvoir partager le maximum de scènes avec des Johnny Rothen, des Watty ou des Schultz d’un soir. S’essayer sur des festivals, ça devrait vraiment matcher aussi.

(Bande de Brel) Nous avions déjà chacun pas mal de concerts dans notre besace, donc nos expériences respectives dans nos différents groupes nous ont permis de tout de suite prendre nos marques sur scène. Tout s’est fait naturellement, comme si on avait toujours joué ensemble. Bertrand, Victor et Joseph jouent déjà à trois donc c’était surtout à moi de trouver ma place. Je trouve qu’il y a eu une osmose dès le départ et que nous nous sommes bien trouvés. Pas de prise de tête, on répète, on se marre, on fait des bouffes, on fait des dates et tout roule comme ça.

En concert, je pense qu’il y a une réelle communion avec le public qui connaît bien les chansons.

Le rêve, ce serait de jouer à Bruxelles devant un public fan de Brel et qu’ils reconnaissent notre implication dans les titres joués. On a choisi les titres pour les vivre pleinement, pas pour faire semblant! Je pense toujours que les meilleurs concerts sont ceux où l’on termine en sueur !

(Kamélectric) Le live est décisif car très propre à l’improvisation dans le cadre d’un set, la communication avec le public et bien sûr jouer avec le gros son !Un défaut à souvent été évoqué sur scène : nous utilisons beaucoup d’instruments (J’ai 4 instruments personnellement, Louis 4 saxophones et une guitare, ainsi que les machines et synthétiseurs et une batterie complète), ce qui impose un temps de montage un peu plus conséquent qu’un groupe « traditionnel » de musiques actuelles (Basse Batterie Guitare).

Pour moi c’est un faux problème car c’est très intéressant visuellement et à la longue, de concerts en concerts l’installation devient plus rapide à mettre en place

(Ravachols) Nous sommes heureux de voir que le public qui vient à nos concerts est issu de différents courants musicaux : techno, métal, rock, dub, etc… . Nous aimerions jouer plus souvent et en élargissant notre périmètre d’action, faire connaître notre musique en dehors de la Picardie.


Ravachols

(Sycomore) Tim : Le live c’est sacré, ça ne trompe pas. On cherche constamment à améliorer nos performances. Jouer du rock’n’roll, ou du métal, implique une dimension ultra physique. C’est parfois éprouvant de par la décharge d’agressivité et en même temps, c’est hyper sain de pouvoir sortir de tels sentiments de cette façon.

Le «rêve» qu’on a par rapport à ça, serait d’ouvrir pour une tête d’affiche qu’on apprécie, dans des conditions professionnelles, sur une tournée pendant toute l’année, à travers le monde, dans des salles et des festivals, et ce avec une véritable promotion. On fait déjà pas mal de petites tournées «à l’arrache» depuis des années, avec parfois des premières parties bien cools, mais le kif ultime serait de pouvoir partir avec un putain de groupe qui ramène du peuple et avec qui ça collerait niveau zik. Ouais, c’est naïf, peut-être, mais on a dit c’était un rêve non  ?

(Stop Giving Power) Du fait de notre âge (40 pour les plus jeunes, 50 pour les plus vieux…eh ouais !!!), nous avons eu la chance avec nos différents projets (et ce depuis 20 ans et plus), de faire de nombreuses scènes et d’avoir bien voyagé (ce qui a dû transpirer lors de notre premier concert en mars). L’avantage est que l’expérience est là. Ce que l’on veut logiquement c’est jouer encore et encore bien sur. Organiser des dates sur Amiens avec des groupes du coin et faire des échanges de dates avec des groupes d’autres régions, être présents sur des festivals, des premières parties… Tout en continuant à composer et produire du son.

(Double T) Alors contrairement à la plupart des rappeurs, j’ai plus tenté de me faire connaître par la scène et les rencontres physiques avec le public, que sur mes réseaux. On a donc eu la chance de faire pas mal de scène avec DJ Ewok dont certaines assez prestigieuses, comme le Main Square Festival mais également avant ça des concerts dans des salles des fêtes, des médiathèques ou dans des bars. C’est très formateur, ça permet d’apprendre à être proche de son public, ce qui n’est pas toujours évident devant 5000 personnes !

On est remplis de rêves concernant le live! On a eu la chance d’en réaliser quelques uns, de rencontrer des artistes qu’on adore mais je dirais, voir son nom en lettres rouges en dessous de «Olympia» ça doit être coolos  !

(Structures) On en tire majoritairement du plaisir. Le live, ca veut dire voyager, rencontrer des gens, des groupes, partager avec ton public, ou avec celles et ceux qui sont en passe de le devenir. C’est l’aboutissement de tout le travail de composition, de répétition, d’enregistrement et de partage effectué en amont. Et pour nous, le live c’est le meilleur exutoire.

(Edgär) Nous avons commencé par le live et nous finirons par le live. C’est primordial dans nos vies. C’est vraiment sur scène qu’on se retrouve et que notre complicité prend sens. Depuis un peu plus d’un an, nous sommes trois sur scène. Jocelyn Soler nous a rejoints à la batterie. C’est la meilleure idée que nous ayons eue ! Nous avons su garder notre complicité de duo et Jocelyn ajoute une énergie nécessaire à notre musique.


Edgär

(Nessa Loki) Les lives sont pour moi un moyen de donner et recevoir de l’amour.. Le but est de faire plaisir aux spectateurs, leur faire passer un moment agréable. Mon plus grand rêve est de les faire rêver.

(Your Own Film) Sam : Plein de supers souvenirs, c’est ce qui cimente le groupe quand tu pars en tournée et que tu es h24 avec les membres du groupe. Ca crée un lien bien particulier. Et puis artistiquement, forcément c’est un des aboutissements du truc, ce genre de musique se vit en live et c’est hyper gratifiant d’avoir le retour du public en direct et de rencontrer des gens alors que le reste du temps tout passe par les réseaux sociaux de nos jours. Des rêves, pas vraiment…enfin basiquement jouer devant le plus de monde possible forcément et dans des conditions cool.

Ber : On apprend un peu plus à chaque live, c’est l’autre aspect gratifiant de la chose, mais la route est longue. On devrait en faire plus, pour vraiment acquérir ce qu’il nous manque, mais le lot du quotidien fait que c’est pas si simple. J’enfonce une porte ouverte! 

(Bombtrack) Chaque concert est une vraie libération d’énergie. Faire une performance sur les musiques de RATM est un exutoire! On aimerait reprendre un rythme plus régulier de concerts, s’exporter un peu plus. Le contact direct avec les spectateurs nous plaît vraiment, mais accéder à de plus grandes scènes serait vraiment bien.

Tout ce que l’on peut tirer de nos lives, c’est de l’expérience humaine et musicale. Pour ma part, aucun live ne se ressemble. La magie du live, c’est la petite note de trop qui va esquisser un sourire ou un regard dépité du bassiste, ou un fou rire qui va nous réunir, ou encore de l’émotion que l’on va dégager dans les nuances de chacun des morceaux. Quand on est en live, personne ne peut nous atteindre car on est dans notre bulle et je rêve que cette alchimie perdure encore et encore ( again and again),

(Le Sacre) Au début je pensais que ma musique ne marcherait pas du tout en live, finalement j’ai toujours eu de bon retours sur mes prestations donc ça m’a rassuré. Et moi qui avait énormément de mal à monter sur scène, je me retrouve maintenant à adorer montrer ma musique à un public. Mes rêves seraient évidemment de pouvoir vivre de mes divers projets musicaux mais je ne me fais pas trop d’illusions à ce sujet.

(Sclavine, Véronique) Pour un compositeur, c’est un réel plaisir d’avoir un public réceptif… !!!

(VERSØ) Pour le groupe, le live est essentiel, c’est le pourquoi nous aimons faire de la musique. Rien n’est plus puissant que de partager sur scène avec le public. Nous avons déjà eu la chance de vivre des moments forts sur de belles scènes en jouant en 1ère partie de Lulu Gainsbourg ou encore Talisco. Nous n’avons pas réellement de rêve à proprement parler, simplement avoir le plaisir et le bonheur de jouer pour le plus grand nombre !

(PM Cursed Beat) Des moments incroyables parfois sur scène, mais c’est souvent à coté que ça se passe: les voyages,les rencontres etc..des fêtes sans discontinuer. Mais il y a aussi beaucoup de moments moins drôles en tour, pour faire court les shows durent 1h30 max (en moyenne hein!!), allez 1h de check et parfois 1/2 heure d’ITW, allez ça fait 3 heures, donc faut bien meubler les 21 autres!!

Le vécu avec Benjamin sur PMCB, ou avec mon frangin Laurent que j’ai soutenu à la basse à la fin de son projet en trio, n’a rien à voir avec tout ça dans le sens où ce ne sont pas de longs tours donc que des bons souvenirs…

Un rêve sinon, bah retrouver le jus d’y retourner, remettre le plein dans la mobylette,mais pas évident. Pis place aux jeunes aussi..mais on sait jamais!


PM Cursed Beat

(The Dakens) Nous avons énormément appris depuis ce petit bar à Péronne en 2016!!! Au fond, nous avons tous commencé la musique pour vivre ça un jour. En partant des petits bars amiénois aux foules de gens lors de la fête de la musique, du Tremplin de l’Imaginarium Festival ou du R4 Festival en passant par les petits concerts privés, nous apprenons réellement beaucoup de chaque expérience. C’est un vrai plaisir de forger des automatismes entre nous en live, de faire face aux problèmes techniques en s’adaptant, de jouer avec le public en l’incluant dans nos performances!

A chaque fois l’adrénaline est là, nous faisons tout pour convaincre ceux qui ne nous connaissent pas et nous ne voulons pas décevoir nos proches qui font le déplacement pour nous voir (et que nous ne remercierons jamais assez). Bien sûr nous rêvons tous de faire toujours de plus grosses scènes car cela nous fait connaître encore plus. Ce sont d’incroyables opportunités.

(Cancellers) Suite à la sortie de l’album nous avons travaillé le live, mais le confinement lié à l’arrivée du Covid19 a suspendu toutes les scènes prévues (Festivals, Bars, Concerts privés). Nous n’avons même pas eu le temps de les annoncer! Par chance, les plus beaux projets sont reportés, et non annulés, mais pour le moment les CANCELLERS ne se sont pas encore produits sur scène!

Le live on adore ça! Ça nous manque et nous espérons rapidement accéder à des scènes sympas! Nous sommes toujours à la recherche de dates donc n’hésitez pas à nous contacter pour nous faire jouer ou même nous conseiller des endroits à démarcher! 2020 était pourtant pleine de belles surprises. Nous avons été sélectionnés par un beau festival de la région et un autre événement auxquels nous voulions absolument participer! Malheureusement nous ne pouvons pas vous les dévoiler avant qu’ils aient réalisé leur com’!

(Lisaapeur) Ben : On a fait ce groupe sans prétention, pour s’amuser entre potes, faire quelques concerts sur Amiens et boire des bières avec les copains…et 4/5ans plus tard on avait fait presque toutes les plus grosses scènes de Picardie, joué un peu partout en France, un truc comme 200 concerts il me semble… et surtout rencontré un nombre incalculable de gens super sympas, des patrons de bars, des groupes, des assos, des organisations de concerts, des gens tout simplement…

L’échange avec les gens quoi, c’est ça le live! Le live c’est tout ce qui se passe autour du concert en fait! L’arrivée, le départ, l’after… et toutes les discussions, les échanges !!!
En fait on a vécu davantage que nos rêves donc tout n’est, ne sera, que bonus !

Jess : A la base, je ne savais pas jouer de batterie donc si tu m’avais dit qu’on sortirait des albums et qu’on ferait autant de concerts… c’est vraiment chouette ce qui nous est arrivé! Pour le vécu live: le camion, le camion, la route, le camion, tu charges, tu décharges, tu montes, tu démontes, tu recharges, la route, le camion… ah ah ah!

(Silof & Co) On ne fait que ça, des lives! A la campagne, dans des salons chez des particuliers, leur jardin et des salles des fêtes à la campagne. On rêve des grosses fêtes avec des cocos, des verts et des humanistes! Faire guincher le peuple, on a bien fait guincher Monique Pinson-Charlot sur le parvis de la Gare sur une reprise d’Eune goutte éd’jus, revisitée par nos soins (chtimi hawaïen, cha vaut l’détour éj’cros bien, zut, j’recause comme i faut pô!) le jour de la grève des cheminots avec les potos de la CGT, ch’Ruffin & compagnie. Chouette souvenir touchant, y’a eu du partage et de la joie d’être vivant tous ensemble. Un peu l’inverse de cette entropie dans laquelle nous sommes tous plongés en ce moment…

(Ton Géant) Nous jouons à 7 musiciens : violon, violoncelle, alto, contrebasse, piano, vibraphone, guitare… C’est un plaisir de jouer à si nombreux quand l’occasion se présente. Mais vu le nombre, ça ne se prête pas si souvent. Je prévois une formule allégée pour jouer plus fréquemment. Je n’ai pas de rêves au sujet du live, mis à part de faire de mon mieux là où on joue. Cependant, vu le contexte, j’avoue rêver de la plus grande proximité possible revienne au plus vite.

(Big Funk Brass) Avec le BFB on a eu l’occasion de jouer pour un tas de festivals. Lors de nos 6 tournées, on a pu tester pas mal de lieux et d’ambiances différentes, que ce soit en plein milieu de l’Auvergne ou à la salle Pleyel. Les gens cherchent un moment d’évasion, de voyage, et nous on essaye de leur offrir la traversée des States en 1h. On se donne de plus en plus en live, on est forcément de plus en plus à l’aise et libéré. On a laissé sur ce 3e album plus de places au chant car on aime bien partager des moments chantés avec le public. On a donc demandé, pour l’occasion, à deux invités de venir chanter sur l’album: F.P de A State of Mind et Ben l’Oncle Soul.

(Eleanor Shine) Mon rêve est de me sentir complètement libre et libérée sur scène. Libérée du troisième œil. Du début à la fin du concert, sans me dire une seule fois : « Ohlala je vais me planter, ohlala il y a un-e-tel-le, il doit trouver ça nul, elle a sûrement entendu ma fausse note.. ! »

Ça vient certainement du traumatisme des exams du conservatoire, avec un jury mutique et impitoyable que tu devines dans l’immensité du noir de l’auditorium…

Dans mon spectacle jeune public, je dépasse mon rôle de musicienne, je narre, je joue…et ça fait un bien fou de sortir de ses assignations de compétences. Ça aide à relativiser. Après tout, musique, théâtre, danse…sont des médiums d’expression, l’important est d’avoir du plaisir et de le transmettre.

Autre souhait: jouer, rejouer en groupe, avec une osmose musicale et humaine incroyable. Et vivre des sensations scéniques fortes et partagées. Jouer en groupe, ça aide à se décentrer. Je suis nostalgique des époques Red fish dub syndrom et Daïoul, pour ça. L’aventure, les émotions collectives et les liens que ça créé.


Bombtrack

5. Si j’ai eu l’idée de cette interview, c’est aussi pour mettre en avant la scène « du coin », sa richesse et sa qualité, sa diversité aussi. Quel regard portez-vous sur ce microcosme, fourmillant, de groupes « loco-régionaux » ?

(Vadim Vernay) C’est une scène que je trouve très riche. En vingt ans que je fais de la musique dans la région, c’est une scène qui n’arrête pas d’évoluer et de bouger. Ensuite, malheureusement, cette scène est aussi riche artistiquement, qu’elle semble pauvre en terme de moyens. Les structures, quand elles existent, restent très fragiles et rarement pérennes.


Vadim Vernay

(Lifescarred) Y’a plein de groupes. Plein. Partout, dans tous les styles. Mais il n’y a pas de mixité. Dans sa grand majorité, chaque style a son propre public, et rares sont les passerelles ou les événements qui permettent de présenter d’autres styles à un public hors niche. À part à la Fête de la Musique mais bon… Visiblement, ça sied à tout le monde. Alors qu’on pourrait tout à fait se mettre à plusieurs et organiser un festival qui montrerait la diversité de la scène Amiénoise, sans avoir à passer par les circuits traditionnels. Y a suffisamment d’artistes qui travaillent aussi dans le Spectacle pour permettre ça. Du Rap, de la Funk, du Jazz, du Punk, du Metal, un One-Man-Band, etc etc etc, y aurait de quoi faire.

Mais non, d’aucuns préfèrent miser sur une programmation qui ne présente aucun risque, on fait dans ce qui marche, on rappelle des artistes déjà programmés dans l’année ou l’année précédente qui ont marché. C’est tout le problème de la Musique à l’heure actuelle. Elle est laissée à des gestionnaires. Comme pour le Cinéma. À partir du moment où les circuits mainstream sont phagocytés par de la musique de masse, quel est le champ d’action laissé à la musique de niche ? Y a peu de place. On doit donc se rabattre sur le DIY. Au moins si ça plante, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même. Bref, vaste sujet…

(Okala) Il se passe de belles choses ici, c’est très exaltant et motivant. J’aime particulièrement la diversité des projets émergeants, une vraie richesse stylistique, ce qui me semblait être moins le cas il y a encore quelques années. Je crois qu’on a longtemps considéré, à tort, la Somme comme une terre   exclusivement Rock (au sens large) mais ça va bien au delà, la scène hip hop monte en puissance, la scène électro est vraiment cool aussi. Il y a de tout ici. Même si on manque de lieux de diffusion, des structures telles que Cité Carter et La lune des pirates à Amiens sont de vrais incubateurs et aident clairement à l’émergence de la scène locale.   

(François Long) Il faut que ce microcosme vive et perdure. Pour cela, il faut aussi qu’il s’exporte bien au-delà de ce « coin ». La multiplication des expériences dans ce domaine s’avère toujours payante.

(Pierre et le Lou) On a beaucoup de chance qu’il y ait autant d’esprits créatifs dans le coin, ça nous a permis de découvrir / intégrer de nombreux groupes, toujours de belles surprises. Petit bémol, le gros manque de cafés concert / salles de concert pour permettre à tous ces groupes de se produire.

(Magnence) Les talents fourmillent en Picardie et ne sont absolument pas soutenus en particuliers pour les groupes de métal, qui pourtant, pour certains, sont devenus des références européennes voire mondiales.

(The Crappy Coyotes) Il y a beaucoup de musiciens talentueux et nous les saluons.

(Bill the Dog) Merci pour l’initiative c’est vraiment super. On aime vraiment rencontrer et bosser avec les groupes locaux. Dès qu’on a l’occasion on aime bien les mettre en avant, notamment avec notre émission de radio «  gueule de metal  » qu’on présente deux fois par mois sur Radio Campus. Au passage, bisous à Tante Adèle, Dépassés, Otage, Sleeping Bones, Life Scared et tous ceux qu’on a oublié  !!

(Spooky Island) À Amiens il y a beaucoup de groupes et de tous les styles, ce qui est bien avec cette ville c’est qu’on découvre très vite l’univers de chacun et on se rapproche tous assez facilement (bisous à Amour Formica, Le Sacre, Mercure Express…).

Malheureusement pour nous, le garage rock est très peu représenté, ce qui nous donne envie de bouger un peu partout pour partir à la découverte de nouveaux groupes, nouvelles scènes…

(Mercure Express) La plupart des groupes locaux sont nos amis (rires). On est très contents de faire partie d’une bande de potes musiciens qui font vivre la scène locale.

(Raven’s Crew) On essaye au maximum d aller en voir mais le manque de temps!Il y en a tellement ! On a des bons souvenirs de scènes partagées!

(Amour Formica) Il y a une énergie vive, une motivation inarrêtable dans la scène amiénoise ! Dans la plupart des concerts des copains-copines, on ressent un besoin fort de mettre le poing sur la table, de gueuler un bon coup ! Ça fait un bien fou de voir et d’écouter ça. Et ce qui est cool, c’est qu’on se retrouve, et que les projets s’entrecroisent. Il y a une véritable connexion entre les musicien.ne.s amiénois.e.s.

Il y a une ambiance très cold wave ou très industrielle dans la scène amiénoise, qui n’est pas pour nous déplaire. On découvre aussi de plus en plus de groupes de la scène rap, et franchement, ça déglingue !

(John Makay) Il y a plein de chouettes groupes dans plein de styles variés, tellement de groupes, certains t’en as jamais entendu parler, et pourtant ils tournent à fond, sont de véritables références dans leur style.
Ca manque encore et toujours de lieux, de public, mais ça c’est parce qu’on est des vieux chnoks! Ca intéresse qui de voir des groupes en lives aujourd’hui? Les jeunes aiment les trucs de jeunes, ou a la limite les convers band, ça aussi sacré drôle d’époque!! Ahah nan je délire, ça ne me dérange pas du tout! Chacun son truc c’est ça le plus important! RESPECT!


John Makay

(Lado) Comme partout, ça ne manque pas de talents, des styles variés il y en a aussi à gogo, de qualité variée ratissant passionnés et quelques pros aussi! dans la région, j’ai pas l’impression que ça soit super évident de percer/devenir PRO! ahah j’adore ce therme de professionnel de la musique! les pros sont souvent bien encadrés/poussés par des structures qui les aident à se développer, les soutiennent logistiquement/administrativement… mais dans le secteur géographique du coin, je suis pas certain qu’à part sortir des boloss de présidents de la république, bon ok j’arrête.

(Lagoon) C’est vrai qu’à Amiens et plus globalement dans la Somme, la scène musicale actuelle est plutôt riche et éclectique. Je pense aussi bien aux copains de VERSØ et Ravens Crew qu’à des groupes piliers comme les Rabeats qui sont là depuis une vingtaine d’années.

D’ailleurs merci à toi pour cette initiative, c’est une super opportunité pour des groupes tout nouveaux comme nous de pouvoir s’exprimer ainsi et de voir qu’il y a encore des médias qui s’intéressent aux groupes locaux et/ou émergents !

(Thagis) Un regard bienveillant et très curieux.


Thagis

Internet a cet aspect positif de voir des groupes accéder à une certaine visibilité qui était plus difficile à atteindre dans les années 90. Et surtout ça part dans tous les sens, on ose à nouveau mélanger les genres, prendre des risques et le tout avec beaucoup de talent ! La qualité est là ! Il y a beaucoup moins de shériffs et beaucoup plus d’indiens ! Et ça fait du bien !

(Lady Godiva) La scène locale et régionale rock regorge de talents multiples, dans tous les styles, et c’est tant mieux. Les groupes fraternisent, vont au concert des uns et des autres. L’idée première est de jouer, au maximum. Si c’est ensemble, dans des festivals par exemple, c’est encore mieux.

(Verlatour) Je suis super enthousiaste et content de voir l’effervescence musicale inhérente à Amiens. La scène est riche et s’entraide, bien plus qu’il y a 10 ou 15 ans je trouve. C’est aussi lié au fait que de plus en plus de groupes ou de musiciens originaires d’Amiens font également carrière au niveau national (Structures – Edgär etc) et International (Kenny Ruby chez Iggy Pop etc), partagent leur expériences. Grâce aussi au fait que des métiers ou des vocations qui n’existaient pas ou plus sur le territoire (comme les développeurs d’artistes – managers etc) voient le jour aujourd’hui et font profiter de leurs expertises et réseaux. Puis avec le concours des initiatives, comme celle de “Tous sur le Pont” à La Lune des Pirates, qui existent maintenant et permettent aux groupes d’univers très différents d’échanger ensemble etc.

Tout cela fait que les musiciens en général sont de moins en moins chacun dans leur coin, se structurent, s’entourent, communiquent et s’entraident de plus en plus.

(Last Night We Killed Pineapple) On connaît beaucoup de zicos et on est super content que notre ville possède autant de talent et de diversité musicale.

(Punk Rock Karaoké) On se connaît quasiment tous. On rencontre tous les mêmes galères. La scène amienoise n’est pas différente de la scène française. Il y a énormément de talent et d’originalité. De savoir-faire aussi.

Ce qui manque, ce sont des lieux où les mecs peuvent se produire et présenter leurs univers. La tendance c’est de faire jouer les groupes de Covers, pour attirer un large public, si possible familial, histoire de faire du cash. Même si notre set se compose de morceaux plutôt connus et qui ne sont pas les nôtres, quelque part , on rencontre les mêmes soucis de programmation que les copains parce que le thème “punk rock”, n est pas forcément “vendeur”. Tu vas boire une bière à la terrasse d’un troquet, le patron va porter un Tee-shirt des Ramones mais il va préférer programmer une soirée “Années 80″pour faire tourner son rade.


Punk Rock Karaoké

(Bande de Brel) Cela fait 20 ans que j’habite à Amiens et j’ai l’impression qu’il y a un renouvellement constant de groupes, d’idées, de collaborations en tout genre. Cela fait vraiment plaisir à voir et à entendre. Il y a des gens dans tous les domaines qui mettent leurs tripes dans des organisations de concerts, de festoches, d’expos, il y a des scènes originales comme sur des péniches ou sur des marchés locaux par exemple. Il faut leur tirer notre chapeau.

Je pense néanmoins que la demande artistique est grandissante et qu’il manquera peut-être d’endroits pour jouer ou de lieux pour exposer à l’avenir. Si les gens continuent de sortir, de rencontrer du monde et de se rassembler autour de projets communs, je pense que les choses se feront naturellement. Il faut se bouger et s’entraider, ça fonctionne vraiment !

(Kamélectric) Très positif et amical, la scène Amiénoise, Picarde fourmille de nombreux très bons musiciens et styles très différents.

(Ravachols) Comme tu le dis dans l’énoncé, la scène locale est très fournie en diversité, qualité et richesse. Ce qui manque, c’est plus des endroits ou se produire, voir à ce que certaines structures soient moins frileuses à faire jouer du local.

(Sycomore) Tim : Il y’a beaucoup de diversité dans notre région ; beaucoup de gens qui pratiquent la musique, qui font des groupes, qui produisent du son ou d’autres formes d’art, c’est une bonne chose. Après, l’émulation qu’il y a autour des artistes est plutôt irrégulière et varie beaucoup avec les années. Je viens de Saint-Quentin, et j’ai passé les quinze dernières années à Amiens. Donc avec le recul, on voit bien qu’il y a des périodes d’enthousiasme liés à l’activité de certains groupes, lieux et assos qui assurent la promotion de la scène locale.

Avant l’an 2000, à Saint-Quentin, j’allais voir des purs groupes de thrash métal et punk rock dans les bars et festivals (comme Hertz & Silence, Outrage, Apocalyspe). Après sur Amiens, quinze ans auparavant , il y a eu une très bonne scène death et hardcore (DSK, DOH, Judoboy). Et puis il y a toujours une scène bien active dans tout ce qui est noise / expé / indus / garage (je pense notamment à la scène de l’Accueil Froid).

Après à l’heure actuelle, les groupes peuvent proposer des enregistrements de bonne qualité avec très peu de moyens – comparé au «  siècle dernier  » – c’est beaucoup plus «démocratique». Mais d’un autre côté, il y a de plus en plus de normes pour les concerts, les gens sont plus frileux pour sortir, d’autant plus qu’on a accès à des tonnes de contenus intéressants sur nos ordi, nos téléphones «intelligents». Il ne faut pas oublier qu’une scène musicale se développe grâce au public et à tous ceux qui travaillent et soutiennent dans l’ombre (techniciens, graphistes, photographes, vidéastes, blogueurs, journalistes, muses, patrons de bars, programmateurs, collectionneurs de disques, luthiers, geeks, freaks, la famille, les amis, les poètes).


Sycomore

(Stop Giving Power) La Picardie a toujours été un vivier musical super intéressant. Ce qui est sympa c’est ce mélange de générations. On a toujours plaisir à voir des zikos (des potes pour beaucoup) présents depuis longtemps, avec qui on a partagé pas mal de choses, être toujours là et sortir un nouveau truc qui déglingu. Avec parallèlement une nouvelle scène super classe que cela soit en rock, punk, hip-hop, électro ou autres. Nous ne sommes pas dans une ville musicalement endormie et ça, c’est déjà super. Par contre, pour les musiques alternatives, nous sommes en manque de lieu pour organiser et jouer. (Big up à la Taverne et à l’Accueil Froid)

(Double T) Tous styles confondus, je trouve vraiment que la région est bourrée de talents  ! C’est vraiment une chance que l’on a. Depuis quelques temps on sent une vraie envie de partager entres artistes et acteurs de la musique actuelle, comme si on s’était tous rendu compte qu’il y avait un truc à faire.

On le voit sur Amiens avec l’accompagnement mis en place par La Lune des Pirates, ainsi que lors des rendez-vous qu’ils organisent chaque mois. C’est top  ! Et pour le rap, j’ai l’impression d’apprendre l’existence de nouveaux rappeurs chaque jour hahaha. C’est génial, les liens et connexions se créent de plus en plus, avec Suli, avec le Creek. Y a un truc à exploiter et il faut en profiter  !

(Structures) À ce niveau, c’est plutôt compliqué pour nous de répondre, parce que même si on vient d’Amiens et qu’on en est fiers, on s’y trouve très rarement depuis que 3 de nous habitent Paris et la quatrième Rouen. On vit un peu la scène amiénoise par procuration, par le biais des réseaux, mais on voit bien que des choses s’y passent, et de plus en plus. On remercie d’ailleurs Vincent Risbourg (et la Lune des Pirates) pour l’accompagnement fourni le long du développement de ce projet.

(Edgär) Nous sommes depuis longtemps très attentifs à la scène locale car nous sommes de purs produits de celle ci. On a joué dans tous les bars, tous les tremplins …

Il y a beaucoup de qualités et des artistes que l’on adore comme Structures, Louis Aguilar, Jî Dru, MB14 …

(Nessa Loki) Je pense que mettre en avant les groupes loco-régionaux c’est finalement leur apporter de la reconnaissance! Parce que s’ils ne sont pas reconnus localement, où le seront-ils ?

De plus, le fait de créer ce système de mise en avant des groupes locaux peut aussi permettre de découvrir différentes cultures entre les régions !


Nessa Loki

(Your Own Film) Ber : Presque 20 ans à jouer du biniou dans différents groupes, sonoriser et enregistrer des groupes me font avoir un regard assez contrasté sur cette question. Je pense que la scène locale, (et les scènes locales d’ailleurs), est riche et précieuse par sa diversité, et largement sous évaluée. Dans tous les coins de France des groupes se montent et tentent de créer avec les moyens du bord, c’est louable. À mon sens elle souffre cependant de plusieurs maux. Le premier reproche que je ferai, il y’a heureusement des exceptions, mais je trouve qu’il n’y a pas assez d’émulation, d’échanges, de rencontres entre les groupes.

Ca manque un peu d’ouverture d’esprit. On est trop centrés sur nos influences, nos style de musique et notre petit cercle. Je suis persuadé qu’en se fédérant, ou juste en se soutenant, on a plus de chance de développer “la scène locale” qu’en se plaignant, en se regardant le nombril chacun dans notre coin et en montrant l’autre du doigt. Les groupes qui se développent, tournent, et arrivent à se faire un nom si petit soit-il sont ceux qui ont su créer des liens un peu partout, font des échanges de dates, et bien d’autres choses, le tout avec une sorte de soif de rencontre.

Là ou ça se complique, et ça atténue peut être un peu le point précédent, c’est qu’il y’a très peu d’endroits ou se produire à Amiens. Quelques bars et associations locales prennent encore ce risque et permettent encore aux groupes locaux de se produire (et donc de faire jouer d’autres groupes d’ailleurs) mais ça n’évolue pas dans le bon sens. Malgré tout je pense que, même si les conditions ne sont pas idéales, des gens passionnés monteront toujours des groupes, créeront leur musique. Il faut soutenir ça! 

(Bombtrack) Les musiciens peuvent exprimer leurs passions, c’est le principal. Mais parfois, on regrette qu’il n’y ait pas plus de salles, cela permettrait de programmer plus de diversité. Certains lieux permettent vraiment aux groupes de s’exprimer, les gérants leur laissent leur chance. La région regorge de talents, mais tous n’ont pas l’occasion de s’investir à 100% dans un projet musical.

(Massto) Je trouve que le microcosme amiénois est riche de musiciens talentueux et souvent hors norme. Mais il est riche aussi de techniciens qui ont un rapport aussi intime avec la musique que pour les musiciens. Il est aussi riche de personnes qui immortalisent les concerts et festivals etc..

Je parle des photographes, amateurs ou professionnels. Je dirais donc que le microcosme local ne peut se tenir sur la simple action des musiciens. Ça implique beaucoup plus de personnes.

(Le Sacre) Malgré la taille de la ville, Amiens fourmille de groupes vraiment intéressants. J’adore Mercure Express, j’aime beaucoup le projet solo Mario D. et tous les groupes dans lesquels il joue sont cools (Lnwkp, Pierre et le Lou, Spooky Island). Il y’a aussi beaucoup de projets plutôt indus/expé super bien (Me Donner, Terrine, Bâton, Usé, Les morts vont bien …) .

Il existe un sacré vivier créatif à Amiens !

(Sclavine, Véronique) Un musicien a le devoir d’expatrier sa musique, se risquer… Quelle joie de conquérir un public qui ne vous connaît pas …. !!!

(VERSØ) On ne peut voir que des bonnes choses dans ce fourmillement de groupes. Ceci provoque une émulation saine qui permet à la scène musicale régionale d’avancer. Il y en a pour tous les goûts et les styles. Culturellement, c’est très riche.

(PM Cursed Beat) J’ai toujours soutenu la scène locale depuis maintenant presque 30 ans et quel que soit le style. Après je parle ou partage des trucs que j’aime bien pour la zik ou parce que j’ai des affinités avec tel ou tel sans même vraiment écouter…c’est un feeling. Les trucs que j’aime pas bah je dis rien! Mais j’aimerais dire que l’époque et le statut d’intermittent peut être parfois vicieux et donnent des artistes de plus en plus lisses.

On ne peut pas faire un art puissant et subversif ou étonnant, novateur pour donner un autre sens si on flippe de ses 43 cachets payés par le budget culture d’un centre socioculturel. C’est ce que je pense d’une manière générale, encore une fois il y a de rares exceptions.

(The Dakens) D’abord, bravo et merci de mettre en valeur la scène régionale. Quand nous regardons en arrière nous réalisons que nous avons côtoyé vraiment beaucoup de groupes à travers notre expérience live. Ça fait plaisir de voir qu’il y ait autant de groupes locaux-régionaux de qualité. Et il existe une vraie solidarité entre tous ces groupes. Nous avons fait de belles rencontres et partagé des concerts avec certains d’entre eux que nous n’oublierons pas.

(Cancellers) Les groupes «loco-régionaux» font bouger notre région! Il y a de superbes projets qui ont existé, qui existent et qui existeront. Découvrir ces groupes à leurs débuts et les voir évoluer c’est juste génial! Le mieux c’est de les découvrir lors de festivals! Les groupes sont dans de bonnes conditions et le son est top, mais c’est vrai que parfois les ambiances dans les bars sont complètement folles et c’est aussi bien, si ce n’est mieux, qu’un festival. Le spectateur va chercher des choses totalement différentes en fonction des lieux où se produisent les artistes, et les artistes cherchent eux aussi des choses différentes dans ces différents lieux.

Les festivals laissent désormais plus de places aux groupes locaux, leurs tremplins offrent de belles opportunités à tous ces groupes. Les CANCELLERS postuleront pour participer à tous ces événements ! Nous avons vraiment hâte de débuter les lives pour voir les réactions du public et pourvoir rencontrer ceux qui nous suivent!

(Lisaapeur) Jess: C’est top, si tu cherches bien tu trouves forcément des groupes qui te plairont, pas toujours près de chez toi, mais il y en a pour tous les goûts.

Ben :Pour tout l’égout ? Tu y vas fort quand même! Honnêtement je ne sais pas quoi te répondre… je suis loin de connaître tous les groupes « du coin » comme tu dis, on est tous un peu enfermé dans nos styles qu’on le veuille ou non… et puis dans nos goûts aussi…

J’ai fait pas mal de concerts en tant que spectateur et/ou organisateur mais la plupart du temps, je me tourne vers des styles qui me plaisent donc plutôt rock/punk/grunge, alors, par exemple, ça va être difficile pour moi de te parler des groupes de reggae ou d’électro-pop picards même si je ne doute pas qu’il en existe de très bons !

C’est un peu comme partout je pense, il y a plein de groupes, dans plein de styles différents, certains font juste des répèts, d’autres font des concerts à fond partout, d’autres s’arrêtent à la fin du lycée, d’autres commencent avec leurs études, d’autres sont toujours là depuis 20 ans, d’autres s’imaginent déjà au Zénith après 2 concerts, d’autres sont déjà au Zénith après 2 concerts, d’autres ne sont pas reconnus à leur juste valeur, d’autres n’ont aucune valeur…

Golash : Moi je n’écoute pas de musique, uniquement des podcasts sur les chats

(Silof & Co) J’parlerai pas de la scène rock et autre, ça serait trop long. Dans notre style, y’a quand même du beau monde, faut le dire… Y’a surtout des gens comme Jean Caron et Chminiak des Gambes éd’min pied sur qui on peut vraiment compter. Mais on sait aussi qu’il y a plein de talents d’aujourd’hui (d’à ch’t’heure, j’allos dir’!) et des personnalités qui sont là depuis un petit bout de temps et qui restent bien sûr des incontournables. On a bien sûr aimé et guinché sur chés Weppes, les groupes trad’ comme Amuséon, les personnalités comme Philippe Boulfroy, Joël Dufresne, Francis Weill, Marc Monsigny et j’en oublie plein d’autres…

Si, un dernier truc à dire: c’est en s’intéressant aux patois, aux régionalismes qu’on s’ouvre à l’autre, aux langues et à La langue. Vlà, c’était ma minute bobo chiant socioQ! Warff!


Silof & Co

(Ton Géant) J’aimerais que tu me pose la question en 2021. Peut-être que tout ce que nous vivons actuellement va remettre une dimension locale aux enjeux artistiques. Sinon, on est quand même très occupés à gérer nos petites tambouilles. Et pour parler de scènes, mieux vaut en parler aux scènes. Ça pourrait être sympa d’avoir un avis des patrons de bar et des lieux à ce sujet.

(Big Funk Brass) Dans la région on a (et on a eu) pleins de supers groupes, dans différents styles, qui vont (plutôt souvent) «loin». Malheureusement on en parle rarement et on est trop souvent mal accompagné car il n’y a pas assez de structures et de tourneurs/managers qualifiés … Il y a plein d’artistes Amiénois qui ont migré vers Lille/Paris ou ailleurs faute d’accompagnement suffisant, c’est dommage…

(Eleanor Shine) C’est super chouette de vivre dans une ville à taille humaine, avec autant de musiciens choupi et talentueux. (C’est important le talent aussi, suffit pas d’être gentil hein !)

Malheureusement, le nombre de salles de diffusion et de structures d’accompagnement n’est pas à la hauteur des forces de création présentes sur le territoire. L’avantage c’est que tu sais où retrouver tes amis pour voir un concert!

Je trouve aussi que les échanges inter-régionaux ne cessent de se développer. Il y a de plus en plus de partenariat, de mobilité. J’ai l’impression qu’avant c’était davantage cloisonné. Après c’est peut-être que moi qui me suis décloisonnée! Attention, je parle des 3 départements de l’ancienne Picardie, parce que pour l’ouverture nord/sud de la grande région Hauts de France, c’est pas encore ça…

(Black Smoke Celebration) Nous sommes entourés de très bons musiciens avec qui nous partageons des expériences sympas, malheureusement pas encore assez régulières mais on a bon espoir que ça puisse être le cas bientôt. Nous avions des engagements de programmation qui devaient permettre cela sur 2020 avec de belles scènes et le partage de belles affiches. Nous espérons un maximum de reports pour permettre de renouveler ces rencontres.

Après, nous faisons des choix que nous assumons pleinement mais qui ne nous facilitent pas toujours les choses en matière de programmation: nous faisons nos propres compos, nous n’avons pas systématiquement cherché à agrémenter notre set de covers (on ne s’interdit pas de le faire, mais ce n’est pas ce qui nous éclate le plus et ce à quoi nous avons envie de consacrer du temps) donc il nous faut convaincre avec ce qu’on a. La formule plaît ; nous avons de bons retours et les programmations suivent, c’est bon signe mais moins “commercial”…


Cancellers

6. Etes-vous accompagnés par une structure particulière ? Si oui, que vous apporte ce soutien ? Si non, pensez-vous que cela serait judicieux ?

(Vadim Vernay) Dès le début il a semblé logique de fonder le label associatif La mais°n, aussi bien pour développer le projet Vadim Vernay que les projets d’autres artistes. Au premier concert, au premier disque, la structure semblait indispensable. C’est avant tout un outil qui permet de porter les projets, d’aller chercher des financements, de salarier des artistes lors d’un concert ou d’un enregistrement d’album.

Ensuite ça ne reste qu’un point de départ. Développer un projet musical c’est arriver à fédérer beaucoup de structures autour d’une même idée : un distributeur, un tourneur, une agence de presse, un éditeur, un autre label dans le cas des licences… Ensuite ça n’en reste pas moins du « do it yourself », c’est juste qu’il y a un tampon et une adresse.

(Lifescarred) AHAHAHAHAHAHAHAHAH !!! NON ET NON ! Coucou Objectif Lune !!! Trève de plaisanterie, non seulement faut avoir envie de faire ça, et clairement on n’a pas forcément envie d’entendre “tu devrais le faire comme ci”, “ce serait mieux comme ça”. Pour certains dans le groupe, ça fait quasiment trente ans qu’ils sont dans le Do It Yourself, je les vois mal se faire diriger par une tierce personne qui n’a aucune idée de comment fonctionne notre Scène. Ce n’est pas fait pour nous. Ça aide les kids qu’ont envie d’en faire leur métier. Faut avoir du temps à donner, à ce genre d’initiatives. Nous, on n’a ni le temps, ni l’envie de s’investir dans ce genre de choses. Et quand bien même on se présenterait, on serait recalé direct !

(Okala) Je suis accompagné par la Lune des pirates actuellement. L’accompagnement m’aide à structurer mon projet, me donne des pistes de réflexion tant pour mon live que pour la promo, la sortie du EP, le démarchage et toute la dimension administrative qui n’est pas évidente à appréhender. Il est toujours bon de s’entourer, que ce soit d’une structure, un label, un booker etc, après c’est plus une question de timing à savoir si pertinent ou pas à un instant donné. En tout cas quand on travaille sur le développement d’un projet toute aide est bonne à prendre je crois!

(Francois Long) Je ne suis pas accompagné par une structure. Pour reprendre une expression d’Hubert Mounier, je ferai ça quand je serai jeune ! Quoiqu’il en soit, il est toujours appréciable de se rapprocher de structures. Elles peuvent aider et conseiller en fonction du projet présenté.

(Pierre et le Lou) Nous ne sommes accompagnés par aucune structure, pour l’instant nous n’en ressentons pas le besoin (mais si quelqu’un est intéressé on est dispo le Jeudi de 17h45 à 18h00).

(Magnence) Non, pas vraiment. Pour ma part (FLH), je bosse à Cité Carter donc il y a forcément des collaborations gagnantes mais surtout pas par la smaC du coin qui est de facto une antenne du Printemps de Bourges et qui occulte systématiquement la musique métal et rap…

Quand ce genre de musique est programmée dans la salle SMAC, c’est forcément par le biais d’une association extérieure. Donc, on se démerde avec notre réseau.

(The Crappy Coyotes) Non,non.

(Bill the Dog) On a été accompagné l’année dernière par Cité Carter et Vincent Risbourg (de la Lune des Pirates) et ils nous aident encore beaucoup aujourd’hui. Ça nous a apporté un très bon regard extérieur et des conseils pas piqués des hannetons.

(Spooky Island) Nous ne sommes accompagnés par aucune structure. Etant donné qu’on galère à enregistrer notre EP, on ne peut pas postuler aux structures existantes car nous n’avons pas d’enregistrements de bonnes qualités à présenter.

(Mercure Express) Non. On a gagné le Tremplin Faep’stival qui nous a permis la programmation des quelques concerts et d’une résidence à la Lune des Pirates. On réfléchit à candidater à l’accompagnement de La Lune.

(Raven’s Crew) On a la chance d’avoir un «manager» qui nous trouve des dates et nous fait tourner! Il gère tous les à coté. Ca facilite bien des choses.

(Amour Formica) Nous l’étions l’an dernier, avec La Lune des Pirates. Nous avons eu l’occasion d’avoir un programme stratégique en ce qui concerne nos dates de concerts, la sortie de nos clips et de notre EP… mais aussi une séance avec un photographe professionnel, le pressage de 100 Cds promotionnels, quatre jours de résidence à Cité Carter. Que du bon !

Et puis cela a forgé la rencontre avec les autres troubadours du coin, et comme on le disait plus haut, ça a créé moult projets.

(John Makay) Euh oups j’avais pas lu cette question en répondant à la précédente…. on est plutôt des genres de self-made men avec Romain, pour plusieurs raisons j’imagine!

(Lado) Pas d’accompagnement, on me proposerait que je dirais pas non! Enfin je pense! Mais j’ai un peu de mal mal à imaginer que ça pourrait intéresser quelqu’un, enfin qui sait…

(Lagoon) Hélas non ! Le projet est vraiment tout neuf, on ne s’est pas encore penchés sur la question. L’important pour nous est d’abord de faire des concerts, de travailler nos chansons et leurs sorties.

Évidement que cela serait judicieux, on ne demande que ça. Le travail en groupe, c’est super important et épanouissant mais je pense que l’on est rarement suffisamment objectif quand on n’est qu’entre nous. Des personnes extérieures au groupe sauront certainement nous aider à corriger certaines de nos faiblesses qu’elles soient techniques ou scéniques, par exemple.

(Thagis) Bien sûr que non !

On joue là où on peut, on a commencé par jouer dans un supermarché aux horaires de fermeture, puis dans un local de jardin, et là dans un local des Restos du Coeur…

L’accompagnement par une structure pro est un beau cadeau offert aux musiciens visant à se « professionnaliser », un superbe partage d’expérience. Il serait bien sûr judicieux pour les Thagis, enfin surtout pour les oreilles de ceux qui nous écoutent !

Mais comme nous sommes un groupe qui est tout sauf judicieux….

(Lady Godiva) Non, pas de soutien particulier par une structure établie. Juste une association-support donnant une existence juridique au projet. L’époque et la technologie nous permettent, aujourd’hui, de faire beaucoup avec peu et le champ des possibles est très ouvert.

(Verlatour) Verlatour s’est trouvé conforté en tant qu’Artiste accompagné par l’Aéronef à Lille, je n’aurais jamais imaginé qu’une telle opportunité puisse se présenter dès les prémices des premiers jets, et est soutenu par La Lune des Pirates à Amiens. J’ai également fait ma dernière résidence de labo expérimental au Québec, au Petit Théâtre du Vieux Noranda.

Ces accompagnements et soutiens sont précieux dans la vie d’un projet : cela apporte énormément en termes qualitatifs sur les conditions de travail; il en résulte un live bien plus efficace, plus cohérent, qui sonne beaucoup mieux sur les différents systèmes des salles ou des festivals. On y travaille aussi le show light et des scénographies sur-mesure. Ils permettent aussi souvent la création de clips, la réalisation de teasers live, de faire l’Action Culturelle etc. Tout ce qui a été évoqué ici ne serait pas possible sans les conditions adaptées apportées par ces structures. Avec tous ces outils, il est souvent plus simple de trouver des partenaires indissociables de la vie d’un projet artistique (Presses – editeurs – bookers) et des dates.

(Last Night We Killed Pineapple) Non pas actuellement, mais on l’a été par La Lune des Pirates. Pour l’instant ce ne serait pas le moment le plus bénéfique mais d’ici un an ou deux, on aura certainement évolué et donc on aura une meilleure vision de ce qu’une structure accompagnatrice pourrait nous apporter.

(Punk Rock Karaoké) On gère la boîte seuls. Ce n’est pas évident. Comme nous évoluons tous les quatre dans d’autres formations, il faut jongler avec les plannings. Faire appel à une structure extérieure, n’est pas d’actualité. Le bouche à oreille et la démerde restent les seuls moyens de promo ! Comme tout le monde !

(Bande de Brel) Non, nous ne sommes accompagnés par aucune structure. Comme je l’ai dit un peu plus haut, le bouche à oreille fait que des gens nous font confiance pour venir jouer chez eux. Que ce soit dans des petits endroits ou de plus gros lieux, ça nous fait autant de bien !

Ca ne serait pas forcément judicieux d’être accompagnés dans la mesure où nous ne voulons pas vivre de ce que l’on fait. Cela reste une passion mais tout le monde a un boulot à côté, ou d’autres groupes plus importants. Nous n’avons pas forcément le temps d’en faire plus. Bien entendu, si nous avons une opportunité pour faire un concert dans une belle salle, on se consacrera à la préparation de cette date en temps voulu. Mais pour le moment cela nous convient comme ça.

Le fait d’être accompagné par une structure nécessite une implication constante dans le processus de création. C’est clair que pour les groupes qui veulent développer leur activité, ça peut leur donner un bon coup de pouce.

(Kamélectric) Nous sommes accompagnés par une structure administrative (déclarations, cachets). Il serait judicieux de trouver un tourneur, bookeur. Nous avons déjà la matière pour démarcher (Enregistrements, clip, Dossier, Fiche technique).

Il serait également bon de réaliser un album, pouvoir le presser même en petite quantité, le distribuer via les plateformes de streaming et réaliser de nouveaux clips et enregistrements live.

(Ravachols) Il y’a Cité Carter, l’asso ou nous répétons, qui nous propose de jouer sur certains événements qu’ils organisent. Autrement nous ne sommes pas suivis par une structure en particulier bien que cela serait bien utile pour ce qui concerne le management.

(Sycomore) Tim: Oui depuis cette année, on a le soutien de la Manufacture, salle de musiques actuelles de Saint-Quentin, et ce dans le cadre du dispositif «Stéréo». Ce sont divers acteurs des structures de musiques actuelles en Picardie (le bas des Hauts-de-France, haha), qui ont jugé que cela valait le coup de nous soutenir concrètement. Cela va nous permettre de faire une résidence pour travailler notre set live dans des conditions optimales. On va pouvoir perfectionner avec notre sondier – Ben Moritz – des aspects du live qu’on a rarement l’occasion de peaufiner.

On répète dans des conditions «garage» depuis toujours, et quand tu te retrouves sur scène avec la batterie reprises par dix micros, des retours plus gros que ta sono de répète, et puis un espace qui fait que tu ne joues pas collé à ton ampli, ça change beaucoup.

On a hâte de commencer. Même si l’avenir est de plus en plus incertain avec le Coronavirus… il semblerait que les concerts vont se raréfier pendant un bon moment. Autrement, on a également le soutien de la ville d’Amiens, on va avoir un peu de budget pour accompagner la sortie de Bloodstone. On est hyper reconnaissant de cette aide, ça va nous permettre de soulager nos finances. On a toujours investi de l’argent personnel dans nos groupes (pour l’enregistrement, les pressages phonographiques, l’édition de merchandising, et plus récemment la location de véhicules pour pouvoir partir en tournée), et ce n’est pas toujours évident de faire pencher la balance dans le positif quand tu évolues dans la sphère underground.

(Stop Giving Power) Pour l’instant c’est du DIY de A à Z. Lolo possède un super local pour les répètes et enregistrements. On a financé notre premier EP. Il serait judicieux de trouver un tourneur, un ou plusieurs labels pour développer le projet, mais ceci dépend avant tout de la qualité de nos productions musicales et de notre organisation.


Stop Giving Power

(Double T) Négatif! Je suis épaulé par pas mal d’acteurs dans mon projet, mais rien d’officiel pour le moment. Je trouve ça super, ça permet à un artiste émergent d’avoir des conseils et de l’aide de la part de professionnels. Un accompagnement par une salle comme la Lune des Pirates permet également de préparer les futurs concerts en organisant des résidences, chose qui n’est pas donnée à tout artiste préparant ses premières scènes.

(Structures) Cette réponse suit donc la précédente, nous avons été accompagnés par la Lune des Pirates et leur dispositif d’accompagnement durant l’année 2019, et l’accompagnement se poursuit sur l’année 2020.

Pour nous, c’est un soutien professionnel qui nous permet (ou nous permettait en tout cas avant qu’on s’entoure d’un label et d’un tourneur) de mener le projet toujours plus loin de différentes manières, que ce soit par des échanges/conseils, des temps de résidences ou autres…

(Edgär) Nous avons été beaucoup accompagnés et soutenus au début par les acteurs de la scène régionale. Notre rapide évolution a été possible essentiellement grâce à eux.

(Nessa Loki) Je ne suis pas accompagnée par une structure. L’accompagnement permettrait d’avoir probablement plus de moyens, de notoriété, et d’être plus prise au sérieux.

(Your Own Film) Sam: Aucune, est ce que ce serait judicieux ? Je ne sais pas! Peut être, sans doute, encore faut-il trouver la bonne et qui soit cohérente avec les envies et l’investissement de chacun. Je serai tenté de te dire que j’ai eu plus d’exemples négatifs de groupes locaux avec structure que l’inverse, mais c’est un simple ressenti.
Ber: On n’a jamais été accompagné par qui que ce soit, c’est un point assez complexe, flou en tout cas. Je sais pas par exemple si on doit démarcher, chercher des structures ou bien si c’est pas la structure qui, intéressée par notre projet, devrait nous contacter. Ce deuxième point est peut être trop utopique! Et puis, de quoi aurions nous besoin comme structure? Un label? Un tourneur? Du management ? Qu’est ce qu’on sait faire seul et qu’est-ce qu’on ne peut pas faire seul et qui nous manque? C’est pas simple ce sujet.
Il faudra en parler aux universités d’été de Your Own Film.


Your Own Film

(Bombtrack) Nous nous sommes associés à l’association Celtic Rock France pour monter un mini-festival en juin 2019. La deuxième édition aura lieu en 2021.

(Massto) Nous sommes actuellement accompagnés par la Lune des pirates. Ce soutien nous apporte de la rigueur et du professionnalisme dans ce que nous entreprenons.

(Le Sacre) Je ne suis accompagné par aucun dispositif et pour être honnête j’éprouve pas mal de réserves à l’égard de ceux-ci. Ça marche très bien pour certains et c’est cool mais pour ma part je préfère me tenir à l’écart de tout ça. Peut-être que ça changera.

(Sclavine, Véronique) Pas de structure, indépendance totale… !!

(VERSØ) Actuellement, nous ne sommes suivis par aucune structure. Il est évident que pour faire avancer un projet, le soutien d’une structure est la bienvenue. La communication, l’administratif et le booking sont des éléments qui prennent beaucoup de temps au détriment de la partie musicale.

(PM Cursed Beat) No structure pour nous, parfois un peu de soutien d’une salle ou quoi. Mais bon j’ai pas demandé non plus!!

Par contre de par le passé oui bien sûr…sans doute des aides de la mairie d’Amiens, je me souviens de tournées Smack avec Faboulous troubadour au siècle dernier LOL, pour des CD aussi etc (je n’étais pas manager donc!!?).

Sinon je pense au réseau “Chaînon manquant” qui nous a ouvert (Samarabalouf) les portes du Canada, ce qui nous a permis de tourner aux USA quelques années et ça c’est pas rien..

Mais le fond du fond c’est le public ; faut remplir, c’est ça la vérité ! Alors un bar, une petite salle..le stade de tes rêves mais faut remplir, point barre!

(The Dakens) Non, nous ne sommes pas accompagnés. Pour sortir ce premier album, nous avons créé une cagnotte et les cachets que nous avons perçus lors de nos concerts nous ont aussi aidés. Il est certain que d’avoir une structure nous aiderait pour différentes raisons: la réalisation de clips ou de captations vidéo, le coaching, la prospection, le soutien à l’enregistrement, l’opportunité de faire des résidences…

Cependant pour le moment nous sommes parvenus à nous débrouiller seuls et cela ne fonctionne pas si mal!

(Cancellers) Actuellement non, mais ça pourrait vraiment être intéressant! C’est une autre dimension pour un groupe! Nous verrons ce que l’avenir nous réserve!

(Lisaapeur) Ben: Si tu parles d’accompagnement très professionnel, comme par exemple: un tourneur qui cherche les concerts pour toi, la réponse est non !
Mais cela fait des années que nous faisons partie de l’association CITE CARTER et ils nous ont toujours TOUJOURS TOUJOURS soutenus!

Ce soutien là, c’est comme un tuteur, le groupe aurait sûrement pu grandir sans, mais on aurait été tout tordu et on se serait peut-être écroulé! Oui je me sentais d’humeur métaphorique!
MERCI à EUX ! Tout à l’heure je parlais de rencontre, du plaisir de l’échange ! Et bien voilà… allez à la CITE CARTER, ces gens sont géniaux!

(Silof & Co) Aucun accompagnement. On s’est fait seul à force de concerts. Faut dire qu’à 3, on a eu un gros côté « stakhanoviste » comme dirait ch’Karim (le contrebassiste du Silof & co), à jouer par moment 2 fois dans la même journée aux 4 coins d’notre belle région picarde…

On n’attend pas grand chose d’une structure… Ils nous auraient contactés depuis 3 ans, nan? Ils nous aideraient en quoi? Faut les embrasser sur leur tchus pour qui s’passe kétkoz?? (cette dernière phrase, tu peux la virer si tu veux lol).

(Ton Géant) L’asso Y’a comme un lézard produit les chansons.

(Big Funk Brass) On a été accompagné par le Patch pendant 2 ans, ce qui nous a aidé sur plein d’aspects. On a pu suivre des formations portant aussi bien sur l’administratif que sur la présence sur le web, etc. Malheureusement ces accompagnements ne sont pas assez soutenus par les politiques locales et donc le suivi ne va pas toujours assez loin. Ce type d’accompagnement n’est par ailleurs pas assez fréquent …

(Eleanor Shine) Comme je le disais plus haut, j’ai la chance d’avoir Julie Cottier qui m’accompagne dans mon développement artistique et professionnel, et même parfois personnel!

Ensemble, et avec les administrateurs de l’association, on a créé Shine!Prod pour porter tous les projets autour d’Eleanor Shine. C’est une sacré challenge et beaucoup de boulot mais on a relevé le défi en réussissant à coproduire, avec La Lune des Pirates , mon spectacle jeune public Forêt , et à embaucher toute l’équipe sur les représentations.

J’ai aussi le soutien et la confiance de structures culturelles comme La Lune donc, la GAM ou l’Ouvre Boite pour de l’accompagnement, des accueils en résidence et de la programmation. La difficulté est de se produire hors région, mais grâce au travail de diffusion -et au talent!- petit à petit, pas à pas, on y arrive !

(Black Smoke Celebration) Nous ne sommes pas accompagnés d’une structure extérieure pour l’instant. Nous sommes convaincus de l’intérêt que ça aurait, nous en aurions besoin pour sortir de la bulle dans laquelle nous nous enfermons peut-être parfois.C’est aussi un sujet délicat qui nous fait “peur” aussi. Nous sommes tellement fiers de notre travail que nous avons peur d’en confier l’originalité à un tiers pour qu’il y apporte sa touche. Nous espérons rencontrer quelqu’un qui soit capable de nous écouter, nous comprendre et nous conseiller, pour accentuer et approfondir le travail de base accompli ensemble.

Dans ce cas, nous serions vraiment ouverts à l’accompagnement. N’étant pas professionnels, nous pouvons nous permettre de suivre une ligne directrice plus stricte, et de faire seulement ce qui nous plaît.


Crappy Coyotes

7. Comment se passe la vie de groupe ? C’est l’entente cordiale pour tous, je suppose ? (joke…)

(Vadim Vernay) L’humain et l’artistique me paraissent indissociables. J’aurais énormément de mal a travailler avec quelqu’un, aussi bon soit-il, s’il n’y avait pas une confiance ou je ne sais quoi d’autres dans la relation. C’est encore plus le cas, évidemment, lorsqu’il s’agit de mes propres albums ou d’un de mes concerts.

Du coup, ça se passe en général très très bien, et on est juste très content de pouvoir se retrouver et travailler ensemble. Le fait de partir au moins de textes et de maquettes que j’amène, facilite la tâche et permet d’oublier les ego, l’objectif c’est que le morceau soit bon.

(Lifescarred) On est tous plus ou moins des connards dans notre genre, ça va, on gère.

(Okala) Ah bah étant en solo, ça se passe plutôt bien lol

(François Long) Ça se passe très bien. Nous sommes de grands garçons.

(Pierre et le Lou) On s’entend étonnamment bien pour des frères ! On est par ailleurs en colocation avec Valoche (Valentine), ce qui nous a amené à sortir notre deuxième démo avec elle pendant cette période si particulière.

(Magnence) Olaf et moi (FLH), on se connaît depuis les années 80, on partage la même passion pour la musique, on a joué dans plusieurs groupes ensembles, on est amis, voire frères. On compose à 2, c’est étonnamment facile, les idées fusent des 2 côtés. Steeve, le batteur, est avec nous depuis le début, il a écumé la scène avec pas mal de groupes locaux. Thibault, le 2ème guitariste, c’est pareil, on se connaît depuis un moment. Ces 2 gars sont solides et fiables.

(The Crappy Coyotes) Nous ne nous voyons que lors des concerts et des enregistrements ce qui permet une entente cordiale (joke).

(Bill the Dog) On se déteste cordialement. Donc ça va.

(Spooky Island) On est de très bon amis  (ex colocataires aussi) depuis longtemps, on s’entend bien musicalement, malheureusement on répète moins en ce moment mais on reviendra en force cet été !

(Mercure Express) C’est terrible…!

(Raven’s Crew) La vie des groupes en général. Le partage d’une passion . La bonne humeur est toujours de mise et les moindres désaccords sont toujours mis à plat et discutés entre tous les membres,toujours dans le respect et la bienveillance. Chaque opinion est entendue et prise en compte; c’est ce qui nous a portés si loin je pense. D’avoir su croiser les regards sur les différents éléments qui permettraient aux Ravens Crew de toujours aller de l’avant.

(Amour Formica) Nous, avec Amour Formica, on se réunit uniquement pour les répétions et les concerts. Sur scène, on fait semblant de s’apprécier pour faire rêver le public, mais en coulisses, on s’envoie v’là les fions. On reste ensemble uniquement pour le fric.

(John Makay) Après 15 années de vie de duo, on est toujours aussi contents de se retrouver/jouer ensemble, et on continue de progresser ensemble!

(Lado) On fait aller: le chanteur est souvent pas là aux répètes mais c’est pas plus mal, je peux pas le saquer…

(Lagoon) Elle se passe très bien ! On a cette chance de pouvoir passer du temps ensemble sans forcément parler du groupe, de profiter entre potes le plus simplement possible (oui, en buvant des bières et en se marrant). Puis juste après on peut se retrouver à bosser pour faire avancer dans notre boulot mais toujours dans la bonne ambiance évidemment. C’est tellement cool de pouvoir partager sa passion entourés de bons potes !


Lagoon

(Thagis) Thagis est basé sur un lien familial, donc que l’on joue ou pas, nous sommes liés. Alex s’est posé pas mal de questions durant cet hiver sur les Thagis…et s’est vite rendu compte que le fait de jouer ensemble était le plus important, sans se soucier du monde extérieur et d’un éventuel devenir.

Thagis, ce sont trois entités passées dans un mixeur sonore thérapeutique, qui font ce qu’ils veulent quand ils en ont envie! Si on se prend la tête, on arrête…l’amitié avant tout.

(Lady Godiva) La vie du groupe est excellente. L’amitié qui nous unit en est même le moteur. Pourtant, les conditions ne sont pas optimales, avec Emmanuel, notre chanteur-guitariste, qui vit à Paris. Mais ça fait partie du jeu, et on fait avec. On communique beaucoup entre les répétitions, par messages et envois d’enregistrements ou d’idées neuves. Notre créativité ne s’arrête pas à la sortie de la salle de répète.

(Verlatour) En solo, tu gères ton temps: tu t’organises comme tu veux et puis tu n’as aucun problème de concession. Tant que je n’ai pas de problème avec moi même tout va bien haha.

(Last Night We Killed Pineapple) Comme on est 3 meilleurs potes ça se passe généralement toujours bien. On rigole bien et on fait un super chiffre d’affaires à Stella.

(Punk Rock Karaoké) En fait, on ne se côtoie pas beaucoup. Le fait de jouer des morceaux des autres nous permet de bosser chacun chez soi. Il y’a l’éloignement aussi. Sinon, on est content de se retrouver. Le PRK c’ est un peu aussi, pour chacun de nous, une autre façon de jouer en groupe. Le contexte est un peu plus “à la cool”, même si on reste très sérieux et attentif dans le travail afin de présenter des lives réussis.

(Bande de Brel) La vie de groupe se passe bien. On a fait 11 concerts en 2 ans donc on n’est pas sur une grosse cadence non plus.On a pas mal répété la première année pour se faire un set fourni. On a 25 morceaux dans notre répertoire aujourd’hui et on peut tenir une grosse heure et demi sur scène. Quand on a un concert, on se voit une ou deux fois avant et ça roule. On se fait une bonne bouffe le midi et on descend quelques canettes.

Ce groupe reste un bon délire avec des gens que je connaissais très peu et qui sont depuis devenus des amis.

(Kamélectric) Hé hé, comme les autres je suppose ! Pour notre part on essaye de rester professionnels pour offrir la meilleure performance possible. Les égos de chacun sont bien sûr durs à faire tenir dans le temps et dépendent aussi du «succès» rencontré après des semaines, des mois de travail scénique, arrangements, son…

(Ravachols) C’est l’entente cordiale pour tous, je suppose? (joke…). L’entente dans le groupe est excellente, on se dit les choses franchement, rigolons de nous même avec notre sens de l’humour qui nous est propre.

(Sycomore) Tim: On est amis, la musique nous a réunis et on aime traîner ensemble. Si ce n’était pas le cas, on ne pourrait pas partir en tournée, se projeter dans des projets discographiques. Après on a chacun nos caractères donc dès fois ça se frite. Mais dans l’ensemble, on est une famille équilibrée, et puis on n’est pas nombreux, en trio c’est cool, haha. Guigui et moi on joue ensemble depuis quinze ans, donc on a traversé pas mal d’épreuves… continué à faire de la musique de cinglé tout en jonglant avec le taf, la vie de famille, les joies, les peines. Et Desta, on avait aussi un groupe ensemble il y a déjà dix ans, on suivait aussi ses projets (notamment Taman Shud), donc il y a une sorte de télépathie entre nous, qui nous permet de faire avancer nos idées. Encore une fois, se tasser dans un camion, faire la fête et pioncer sur des cailloux, ça rapproche, haha.

(Stop Giving Power) Tu trouves ca drôle ?

Oh là là !!!!! Compte tenu de l’éloignement géographique de chacun, nous passons nos frustrations sur les réseaux sociaux à se chambrer à longueur de temps. Entre un bassiste fan de tronçonneuse qui la manipule comme une contrebasse, un batteur fan de vieilles mécaniques qui a toujours le nez dans la graisse, et deux guitaristes nostalgiques du France-Allemagne 1982 (ouais c’est eux les vieux!!!), les débats sont plus qu’animés. Mais bien évidemment une bonne bière triple (sinon rien) remet tout le monde d’accord.

(Double T) On est deux mais dans ma tête, ça compte comme un groupe  ? Hahaha

(Structures) Un groupe, c’est comme un couple, alors imagines un couple à 4 (un quouple?) qui passe le plus clair de son temps dans son 15m2 pour répéter, dans 5m2 lancés à 130km/h, ou dans les bars et les salles de concerts…

(Edgär) Notre vie de groupe se passe bien. Un peu à l’instar d’un vieux couple. On est très complémentaire, on s’apporte beaucoup dans la vie pro comme perso.

(Nessa Loki) Je travaille désormais avec mon guitariste et tout se passe très bien ! Nous avons les mêmes idéologies artistiques, nous nous soutenons mutuellement !

(Your Own Film) Sam: Dans un groupe, il y a toujours a minima un élément qui ne fout rien et un élément qui à un caractère de merde…des fois c’est le même! Mais une fois que tu l’a identifié et accepté, ça roule…

Ber: Pour l’entente cordiale, tout dépend de qui s’assoit à côté du conducteur (à mettre en corrélation direct avec son alcoolémie).

(Bombtrack) Nous sommes avant tout une bande de copains. On se voit de temps en temps pour des soirées, et puis quelques jours avant un concert on répète. Il y a quelques bons souvenirs de moments partagés ensemble après des concerts; on débrief, on mange, on discute et on boit des coups comme des vieux potes.

(Massto) La vie de groupe n’est jamais rose. Il faut des couleurs sombres pour faire une belle fresque.


Massto

(Le Sacre) Je suis extrêmement difficile à vivre, même pour moi-même.

(Sclavine, Véronique) Aucun problème à ce jour, que des solutions !!

(VERSØ) La vie de groupe peut s’apparenter parfois à la vie familiale, avec ses hauts et ses bas. Chacun y tient sa place, a la même vision, on connaît les objectifs, l’ «l’illusion groupale» est plutôt bien gérée. La coordination musicale est plus emblématique en phase de création mais on est tous d’accord sur l’objectif final. L’entente cordiale, bien sûr!!! L’essentiel reste l’unité du groupe lorsqu’il est temps de monter sur scène.

(PM Cursed Beat) Bah dans la mesure où on est deux et qu’on a pas vraiment tourné, tout va bien LOL..c’est ça le secret!!Haha!

Sinon de manière générale, encore une fois les kilomètres, la promiscuité et les heures passées sur la route finissent souvent par laisser des cicatrices et assurent souvent l’explosion des groupes en plein vol!

Mais après, avec les gars avec qui on a vécu des trucs de tour ou même de petits concerts, on est lié “à jamais”! Un peu comme si on avait été à la guerre, sans les balles haha mais il y existe d’autres dangers croyez moi!!

(The Dakens) Haha oui malgré le fait que nous soyons un peu éparpillés à cause de nos études entre Paris, Lille, Amiens et Valenciennes, nous tentons de nous voir autant que possible que ce soit pour la musique, pour boire un verre ou pour les vacances. Nous restons aussi proches qu’avant finalement!

(Cancellers) C’est génial! C’est un régal de se retrouver pour répéter! On s’entend super bien malgré nos différences d’âge et franchement… On rigole tout le temps! Malheureusement Magic P est très pris par son métier, nous avons donc rarement l’occasion de la voir et c’est bien dommage!

Le gros avantage que l’on a dans le groupe c’est qu’il n’y a pas de leader ; on compose tous, on a tous notre rôle. Nous connaissons globalement nos forces et nos faiblesses, et nous essayons d’utiliser au mieux les qualités de chacun. Un vrai groupe quoi!

(Lisa a Peur) Ben: A merveille! Même si ça doit faire un an qu’on n a pas vraiment répété ah ah ah!

Golash: La dernière fois qu’on s’est parlé c’était il y a 6 ans…

Jess: Hey, tu l’aimes bien toi Golach ?

(Silof & Co) C’est juste chaud pour combiner les répètes et les concerts – en dehors de cette entropie covidienne, on s’entend bien – car on joue dans d’autres groupes, L’InHumaine pour Sil (à voir et écouter de toute urgence, c’est French rock avec un bon gros son et des shows avec de grosses grattes électriques), et L’Amer pour Karim (entre autres). Puis Nico a intégré The Selenites Band, un combo très groove d’ethiopian jazz. On en est fier car c’est un groupe qui envoie le biniou comme on dit par chez nous… La vie de groupe, c’est une vie de dingue: une vie de groupes, avec un «s»!

(Ton Géant) Nous sommes 7 : 7 familles, 7 mercenaires, 7 péchés capitaux, C’est le pire et le meilleur à la fois. C’est très riche en rencontres. C’est vivant

(Big Funk Brass) C’est super cool, on est une bande de potes, depuis plus de 20 ans pour certains, alors on s’entend super bien. On partage d’ailleurs d’autres projets artistiques en commun avec certains membres du groupe. Après il peut arriver parfois qu’au bout de sept jours de tournée on ait, chacun, besoin de prendre du temps pour soi pour ne pas se battre, mais on est franchement une bonne bande de débiles et on rigole vraiment beaucoup.

(Elanor Shine) Mon groupe avec moi même? Pas facile tous les jours!
J’ai adoré travailler en équipe avec Forêt, d’autant que c’est un spectacle transdisciplinaire. J’ai retrouvé le plaisir de partager la création et la scène. Bien sûr il y a toujours les difficultés liées aux confrontations d’ego que le travail artistique met à rude épreuve. Pour le coup, ça a super bien fonctionné. Une belle expérience.

(Black Smoke Celebration, réponse à la question 7 et 8) Comme beaucoup qui souhaitent s’investir comme nous le faisons, nous estimons avoir de la chance. Nous nous connaissons bien, très bien même (cela va faire 15 ans que nous jouons ensemble maintenant…). Nous sommes d’accord sur les attentes de chacun, nous avons une répartition des rôles qui ne fait pas débat, une écoute des idées de chacun, un respect de l’autre qui font que la formule fonctionne. Nous ne sommes plus des petits jeunes qui rêvent de Wembley non plus, donc nous sommes bien conscients des objectifs à se fixer.

Cela ne nous empêche pas d’être ambitieux, ça nous conforte juste dans notre position sur la musique que nous produisons, et ce que nous souhaitons en faire.

Notre souhait est de partager au maximum notre musique, qu’elle produise de l’effet sur le public, que son originalité et sa sincérité soient appréciées, qu’elle offre autre chose au public, qu’elle sonne comme on l’aime…

L’objectif est donc de se produire au maximum en acoustique pour qui souhaite la découvrir dans des endroit plus confinés où l’on n’attend pas forcément un groupe de rock, et en électrique sur de plus grosses scènes sur lesquelles le même public pourrait se dire : “Merde, ça envoie sévère !!”


The Dakens

8. Quels sont vos projets à venir et pour l’avenir ?

(Vadim Vernay) Il y a un mois sortaient deux remixs que j’ai faits de Camilla Sparksss, aux côtés de remixs de Dälek, Fakear, Rebeka Warrior…    La pièce de théâtre pour laquelle j’ai co-composé la musique (L’Etabli, par la Compagnie du Berger) joue très bientôt les dernières dates d’une très belle tournée de deux ans. Il y a pas mal d’autres projets en tête, mais évidemment mon prochain album est celui qui m’occupe le plus en ce moment. Entre la production de l’album et celle du live, il y a de quoi s’occuper.

(Lifescarred) Les projets à venir sont ceux de l’avenir. On va recommencer à faire du live dès que ce sera possible, parce que ça manque, et que c’est clairement le moteur. On sortira un EP de confinement dans l’année, histoire de présenter le chapitre 3 de l’histoire musicale du groupe (toute ressemblance avec un groupe français est purement intentionnelle).

(Okala) Reprendre le live et retrouver le chemin du studio dès que possible !

(François Long) L’avenir se joue toujours maintenant. Je pense déjà à un autre album, à d’autres morceaux, à d’autres façons de faire, à d’autres sons. Je cherche et finis par trouver.
Je m’arrêterai quand je serai jeune 😉

(Pierre et le Lou) On a des idées de clip qu’on aimerait tourner rapidement, un EP (et un autre) dont la sortie pour l’un des deux se fera sûrement (on aimerait bien) en 45 tours. On aimerait aussi refaire des millions durant les prochains concerts (forceurs de l’extrême).


Pierre et le Lou

(Magnence) Faire un max de LP, albums, clips et du live, du live, du live…

(The Crappy Coyotes) Un nouvel album, des concerts, un clip..

(Bill the Dog) Plein de concerts quand on sera libre et pleins de compositions qui arrivent plus vite que l’éclair.

(Spooky Island) Enregistrer l’EP, démarcher des labels et organiser une tournée pour la rentrée prochaine. On aimerait bien organiser des lives en dehors de la France, en Belgique, Luxembourg, Suisse 

(Mercure Express) Toujours composer et jouer en concert, enregistrer un EP, collaborer avec des musiciens locaux et se faire connaître.

(Raven’s Crew) Sortir notre EP ou Album. Tourner, faire du live avec nos titres et prendre ainsi que donner du plaisir !

(Amour Formica) Ouvrir un relais du routier.

(John Makay) Continuer à proposer ce qu’on fait de mieux! Des blagues entre les morceaux et des chansons d’amourrrrr.

(Lado) Trouver des gigs, un vaccin contre le Covid et me faire un enregistrement dont je sois hyper content.

(Lagoon) Des concerts à foison…reportés à cause de la situation actuelle mais on espère vite reprendre ça. C’est essentiel pour nous de pouvoir s’exprimer sur scène et d’avoir le ressenti direct du public. Et comme on le disait précédemment, la sortie d’un single très certainement pendant l’automne prochain.

(Thagis) Jouer.

(Lady Godiva) On veut continuer à jouer cette musique qui nous anime, encore affiner cette esthétique brute sans s’enfermer. Et pouvoir la présenter à un maximum de personnes hors de nos murs. On compose frénétiquement pour, à terme, graver nos morceaux quelque part et voyager plus loin avec nos chansons.

(Verlatour) Je viens de terminer la production de ma prochaine sortie discographique, prévue pour la fin de l’année, ainsi que ses clips. Je travaille actuellement sur la sortie, les partenaires etc ainsi que sur la nouvelle scénographie et le nouveau set up Live ! Autant te dire que j’ai très Hâte!

(Last Night We Killed Pineapple) Nous avons pour projet d’enregistrer un album au début de l’été. La date de sortie est encore a déterminer. Cet album nous permet de montrer combien nous avons évolué ces dernières années, et nous permettra de démarcher avec un album qui ressemblera plus au LNWKP actuel. On a aussi une surprise, on n’en dit pas plus…

(Punk Rock Karaoké) Le contexte actuel n’est pas propice pour chercher du concert. néanmoins, nous sommes programmé sur le Murmure Du Son le 11 juillet. C’est un super festoch’ et on a hâte de faire chanter les picards et les normands du coin.

(Bande de Brel) Nous allons continuer à faire des concerts et bosser sur de nouvelles chansons. On va essayer de retravailler certains titres sur lesquels on voudrait apporter une touche plus personnelle.

Nous pensons également commencer un nouveau groupe ensemble un de ces jours, car je t’avoue que je suis en manque de compos! Pour le style, nous sommes encore en recherche mais ça se fera au feeling. Nous écoutons tous des choses très différentes, chanson française, electro, hip hop, metal, jazz, funk, etc… et le fait de discuter de nos influences et de nos groupes fétiches quand on se réunit nous donne quelques idées pour nos futures collaborations.Dans le contexte actuel de confinement, nous avons malheureusement dû annuler une date prévue le 3 avril. Un grand nombre de groupes ont dû annuler leurs tournées.

C’est très triste ce qui se passe et je souhaite du fond du cœur que tout ça se finisse au plus vite afin qu’il n’y ait pas trop de victimes. Un gros soutien au personnel soignant et aux gens qui continuent de bosser dans des conditions très difficiles.

(Kamélectric) Pouvoir enfin enregistrer notre Album, pouvoir jouer dans de beaux festivals mais pas que…
Les interventions en milieu scolaires m’intéressent (à titre personnel) et faire découvrir au plus grand monde ce magnifique instrument qu’est la harpe Africaine!

(Ravachols) Jouer plus, composer des «hits» a faire pâlir David Guetta et faire danser tout le monde.

(Sycomore) Tim: Comme je te disais, on va travailler en résidence prochainement, et on cherche à monter une tournée pour l’automne. Pas évident avec toutes les annulations du printemps. C’était déjà compliqué à la base… enfin on verra bien. On avance vaille que vaille. Ca ne nous empêche pas de bosser sur de nouvelles compos, chercher des sons, écrire des paroles, faire des maquettes.

Et puis avec Bloodstone, on a plutôt de bons échos, on va faire tout notre possible pour donner encore plus de visibilité à tout ça. On a également le label – Argonauta Records – qui participe grandement à cette émulation, donc on espère que tout ça va nous ouvrir de nouvelles portes.

(Stop giving power) Composer, s’occuper sérieusement de l’album, organiser des concerts et jouer !

(Double T) Je sors «SOMNIUM: Pt.2» début Mai, un projet sur lequel je bosse depuis un long moment, j’ai vraiment hâte de le sortir! On a prévu 3 clips, on bosse actuellement sur le 4ème!

Ensuite je vais pas mal rebosser sur les dates puisque notre tournée prévue de fin avril à début mai a été annulée suite aux mesures prises contre le COVID-19. Et pour finir, je bosse sur un dernier petit truc prévu pour la fin d’année avant de tourner la page «SOMNIUM»!

(Structures) Faire annuler les papiers du divorce pour continuer aussi loin que possible. On a encore pleins de choses à faire, à dire, de morceaux qui n’attendent que de sortir de nos têtes, de nos tripes. La sortie de l’album va faire du bien, parce que la dernière sortie date de 2018, ça commence à faire long.

(Edgär) Nous venons de sortir un clip spécial confinement réalisé avec l’aide de notre communauté. Et après le confinement, on commencera à travailler sur l’album!

(Nessa Loki) Les projets à venir sont assez nombreux ; des interviews, des sorties de single, un concours Amienois s’il n’est pas annulé, des covers, un contrat de collaboration et d’autres choses.

(Your Own Film) Sam: Il y a cet Ep de confinement donc, puisqu’on en est là au moment ou je réponds, on ne sait pas combien de temps ça va durer, donc on ne sait pas combien de titres on va réussir à écrire. Et puis on devait repartir en tournée au printemps donc voila tout est remis en question, peut être qu’on se concentrera sur un nouvel album studio une fois qu’on pourra à nouveau jouer ensemble…

En attendant de pouvoir refaire des concerts librement.

Ber: Trouver une réponse à la question 3. et 6.

(Bombtrack) Reprendre les concerts et se faire plaisir! Ca commence à manquer.

(Massto) Thomas: Les projets à venir, c’est déjà d’honorer les concerts qui ont été annulés suite au confinement. La sortie d’un prochain EP normalement en Octobre, des clips, de l’argent, la gloire. LoL.

(Le Sacre) Comme dit plus haut il y’a ce nouvel EP de Le Sacre qui devrait sortir prochainement (en numérique). Il y’a aussi le premier album de Sharp Shoulders (duo rock’n’roll à la Suicide composé d’Etienne [Mercure Express] et de moi-même) qui a été enregistré l’année dernière et qui devrait sortir cette année. Et aussi l’album de Chat et ses Ombres (nouveau trio de rap alternatif au sein du quel je suis beatmaker) qu’on est en train d’enregistrer.


Le Sacre

(Sclavine, Véronique) Projets… Des concerts, des enregistrements, du plaisir et surtout, rester créative et libre…… !!

(Verso) On a travaillé toute l’année 2019 sur notre nouvel EP sorti le 11 avril, l’idée première est maintenant de le défendre et de le présenter au plus grand nombre.
On va également essayer de faire vivre notre nouveau clip «Chaos» sur les réseaux de diffusion. On a voulu innover en donnant vie à un personnage qui pourrait nous suivre et évoluer dans le futur.
Pour te donner une idée : Clip “Chaos”

(PM Cursed beat) Eh bien garder l’envie d’écrire, de faire des chansons et trouver la force de les porter et les faire découvrir aux autres; comme je l’ai dit, on espère pouvoir sortir 2/3 démos. Après si ça plaît à 10 copains c’est déjà ça et si y a beaucoup de monde bah ça peut laisser penser que ça mérite de réfléchir à la situation. Mais avec l’actualité ça risque d’être malheureusement dramatique pour le “Live” en général, les plus petits en particulier, et puis pour bien d’autre choses encore que le monde du spectacle vivant.

(The Dakens) Nous sommes très motivés et enthousiastes puisque nous sommes sur la création du 2ème album. Nous avançons doucement mais sûrement. Même si la crise sanitaire actuelle nous bloque un peu, nous espérons pouvoir nous y remettre activement parce que nous avons vraiment hâte de revenir sur scène et de faire découvrir à tous nos nouvelles compositions.

(Cancellers) La plupart de nos projets de concerts sont tombés à l’eau donc notre priorité (dès qu’on le pourra) ce sera de jouer devant un public. Nous n’attendons que ça! Et puis… il serait peut-être temps de sortir notre premier clip non? Les idées sont là, il nous reste à voir la faisabilité!

Au fait… On vous a déjà dit que Dr. Pop avait toujours 50 idées de compos prêtes à être exploitées? (True Story). Il se peut que dans quelques mois de nouvelles choses naissent… Wait And See!

(Lisa a Peur) Ben: Et bien, je suis toujours en train d’écrire le 4ème album, on a commencé à mettre quelques structures en place, donc le projet ce serait, un jour, d’enregistrer et de sortir cet album! Nos vies perso, familiales, le travail… ont pas mal changé en 12 ans comme tu peux t’en douter, et puis on a aussi fait d’autres groupes (CES GENS-LA pour Golach et DEMAIN ENCORE où Jess est au poste de guitariste chanteuse).

Et comme on n a pas de producteur qui nous met la pression ou une deadline pour le futur album, il viendra … un jour !

Golash: Et puis notre merveilleux pote ingé-son qui a fait un boulot absolument incroyable sur les 2 derniers albums est parti s’exiler aux États-Unis, du coup c’est plus compliqué de se projeter à enregistrer sans lui!

Jess: Carrément, il nous manque!

(Silof & Co) REJOUER DES LA FIN DU CONFINEMENT (après «ch’déssatchage», comme on l’a baptisé, din ch’Silof & co!). DANS VOS SALONS, VOS JARDINS, VOS BISTROTS PREFERES! Bécots tertous et tertoutes, Sil pour le Silof & co ;=)

(Ton Géant) Là, tout de suite, je vais manger. Plus tard, je souhaite continuer de composer, et finaliser une formule plus légère. J’ai d’autres formes aussi, en spectacle de rue. Et en ce moment, tout est à ré-inventer. C’est intéressant du coup !

(Big Funk Brass) Le projet le plus proche c’est de pouvoir faire notre sortie d’album le 20 Novembre à Paris ; la date a été décalée à cause du Corona, on espère que Ben l’oncle Soul et FP d’A State of Mind seront là. On espère également pouvoir honorer notre tournée à Agadir en Octobre et honorer toutes nos dates décalées en 2021.

Enfin on espère pouvoir continuer les collaborations comme on a pu faire avec Gaël Faye, ou Ben, mais pourquoi pas cette fois ci avec des artistes non francophones!

(Eleanor Shine) Jouer un maximum Forêt, sortir un nouvel EP et travailler sur un nouveau spectacle d’ Eleanor Shine. Et retourner un max avec Eleanor Shine. Peut-être pas seule?!


Eleanor Shine

Crédits photo: William Dumont (Will Dum), and also Roland Dumont (Affiche collective)/Khloé Nortier (Raven’s Crew)/Seka (Punk Rock Karaoké)/Zik en Boite (Silof & Co).