LANE – Teaching not to pray

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Visez Angers, place forte du rock sonique. Prenez-y les frères Sourice, des Thugs, pour gérer “bass” et “guitar-vocals”. Associez-y le rejeton Sourice, Félix, pour renforcer les grattes. Ajoutez-y les Belin “from Daria” et vous obtenez LANE (Love And Noise Experiment), qui sort avec ce Teaching not to pray un EP “tout juste” phénoménal.
En effet, on y retrouve le meilleur, conjugué avec maestria, des deux formations précitées. Twenty Something, label frère du  Nineteen Something en phase directe avec les Thugs et l’intitulé d’un de leurs opus, s’illustre et met en avant un quintet qui, dès le relents pop noisy soulignés par l’organe d’Eric Sourice sur Goal line, exerce une forte attraction. On est certes en 2018 mais on se retrouve, aussi, à l’époque où les deux combos Angevins étaient à l’apogée de leur modeste mais réel succès, réservés qu’ils sont, et on s’en réjouira, à un public aux antipodes du mainstream. 
Mur de guitares, sensibilité pop, tempo soutenu qui s’élève encore sur un trépidant Black moon; LANE va nous servir quatre morceaux de haut vol. The dice le confirme, mélodie et rugosité de l’enveloppe sonore se marient ici pour le meilleur. Quand arrive un Teaching not to pray avec son allant digne de ce que les Thugs nous ont livré de plus jouissif, on se dit alors qu’on jouera l’EP sans relâche et dans l’attente, impatiente, d’un format plus étendu.