Des Zicophonies isariennes complètes pour leur 23ème édition…

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C’était, déjà, la 23ème édition d’un festival convivial et familial, à échelle humaine et, avant tout, sans prétention réelle si ce n’est de réjouir son public et ce, pour une somme modique; les Zicophonies de Clermont de l’Oise.
Fort de trois têtes d’affiches qui se sont avérées plus que concluantes (Hyphen Hyphen le vendredi, auteur d’un set pêchu à souhait et convaincant de bout en bout, Didier Super et sa satire piquante qui déclenche l’hilarité générale, puis le dub/hip-hop surchauffé de Jahneration en ce qui concerne le samedi), l’événement basé à la salle Pommery a largement tenu ses promesses.
Avec, de surcroît, l’intronisation de formations plus locales et un panel musical large et complet, à dominante rock, le moment fut probant. Métal françisant (Irminsul), rock aux soubresauts électro (We are Major), pop-punk percutante (Two Trains Left), rock d’un Riviera de plus en plus confirmé, reggae avec Henen & the Milay Band, blues déviant avec Moe Blanck et ses tranches de vie, pop-rock ouverte avec Lady Green ou encore Damas, rock mordant avec Kawern, jeune formation du cru (Fack); les talents du secteur sont honorés et ont de plus la chance de se produire sur un festival crédible et une scène de qualité. On y adjoindra Adrenaline au métal-hardcore sans détours, ou encore Antoine Beaumont, plus poppy, et différents ensembles issus également du coin, le recours à 3 scènes qui permet la fluidité dans le déroulement, et l’excellente organisation d’une équipe de bénévoles fort sympathique.
Petite mention à Didier Super, aussi, dont le duo comico-BMX avec Fabrice Wolbaeck a idéalement ouvert la journée du samedi, et dépaysement avec Stéphane Panunzi, en clôture du vendredi, auront marqué de leur empreinte un programme chargé, en un lieu décoré par les créations de jeunes talents. On ne trouvera ainsi rien à redire, si ce n’est que la présence de combos moins prévisibles d’un point de vue musical aurait, à mon sens, crédité les “Zicos” de manière plus tangible encore. 
Mais ne boudons pas notre plaisir, aucun creux n’a entaché cette édition 2018 à l’heure de s’attaquer, déjà, à une programmation 2019 qu’on espère au minimum aussi aboutie, et un tantinet plus audacieuse.
Photos William Dumont.