DSC, fort d'un registre renouvelé, retourne Picasso…

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On les sait, scéniquement, déments. On attendait cependant de voir à quelle sauce le DSC, Dirty South Crew récent signataire d’un album à la hauteur de sa réputation, allait “manger” un public venu nombreux, à l’espace Picasso de Longueau, pour la release party dudit opus, ce Soul train plus qu’entraînant.
Si “doute” il y avait, il fut bien vite balayé par l’énergie, l’enthousiasme et le niveau élevé de la prestation d’un combo plus remonté que jamais, vitaminé, dans un unisson confondant. Aussi théâtral que musical, le DSC donne à la fois à voir et à entendre et bien vite, son métissage haut en couleurs rafle la mise. “Jeunes”, “vieux”, le brio du sextette samarien met les gens sur le flanc et c’est pas rien. On chante et on danse, la rudesse rock bien disséminée donne le change aux tonalités groove, les chants multiples génèrent un effet triple. DSC, c’est une déferlante trippante, un groupe dopé à la scène de tous horizons. Pour sa “release”, la “party” est de taille, elle met tout le monde d’accord et résonne sur les accords ici d’une guitare, ailleurs d’un violon, en d’autres recoins la rythmique la fait onduler. La recette est imparable, on n ‘a pas à faire à des incapables.
Titres d’aujourd’hui, fatals, et morceaux de la première heure s’unissent pour notre bonheur. C’est la fusion, la communion, le retour de la clique engendre une félicité salvatrice et place la formation amienoise à un rang encore supérieur à celui tenu “auparavant”. C’est dire l’excellence de sa prestation, en l’occurrence plus que louable, acclamée par un public à la joie visible et contagieuse.
Photos William Dumont.