La pop naïve-addictive de The Pirouettes à la Lune des Pirates..

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Nouvelle pépite d’une french-pop décidément foisonnante, The Pirouettes était de passage, ce mercredi et pour notre plus vif plaisir, à la Lune des Pirates. Le local Martin Angor ayant à charge d’ouvrir la soirée, ce qu’il fit de belle manière avec son registre solo rêveur-amoureux aux mélodies enveloppantes, agrémenté de quelques élans plus piquants. L’amienois dispose d’une belle plume, impose un jeu de guitare sobre et attractif, se faufile adroitement entre électro-pop et plages gentiment cold sur fond de chanson française inspirée.
Un bon moment donc, en prélude à un live des Pirouettes étonnant de vitalité, porté par des tubes naïfs -volontairement- et immédiats. La complicité entre Leo Bear Creek et sa dulcinée Vickie Chérie est visible, un bassiste-guitariste et un batteur amènent du groove à l’ensemble, quelques embardées plus mordantes. Le tour est joué et l’assistance conquise, le concert réellement enchanteur, bienfaisant aussi, après une sympathique reprise de France Gall en amorce. Amour et bonne humeur, mélopées qui restent en tête, voix à l’unisson et allant irrésistible sont les atouts d’un groupe qui, ce soir, parvient à emmener son auditoire à l’écart des tracas, dans un monde qui se refuserait à la morosité. On ne boudera donc pas son plaisir, on ingurgitera même de grandes goulées de cet élixir électro-pop, tout ceci avant, le lendemain, Mustang et The Sore Losers.
Photos William Dumont.