Mother of Two – Being nice doesn't pay

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Passé par British Hawaii puis Hey Hey My My, Julien Gaulier prend une tangente solo avec ce Mother of Two où il assure donc tout seul.
Ce faisant, il renoue avec un rock urgent, fait de pop mais aussi d’élans belliqueux, et en profite pour sortir l’excellent Being nice doesn’t pay, premier album aux douze titres millésimés. Il n’y est justement pas que gentil dans le son, loin s’en faut, et…ça paye! S”il débute de façon poppisante avec Looking at the sun, scintillant, Colorblind le voit hausser le ton. On est dans des territoires plutôt 90’s aussi très actuels. L’excellence de son propos le hisse à la hauteur ou presque de ses références (Frank Black, Neil Young et plus récemment, Kurt Vile ou Baxter Dury). On pense aussi à Boogers pour le génie mélodique, l’évidence du contenu. Joliesse  des chants croisés (Wasted times et ses sautes d’humeur),bourru euphorisant (Into the sea); rien ne résiste à notre bonhomme. Une bien belle cover de Ween (What Deaner was talkin’about), mélancolique, pop-folk, solidifie une première moitié d’album flamboyante à l’image de l’éponyme Being nice doesn’t pay, appuyé, doté de délires guitaristiques à la Joey Santiago.
On poursuit volontiers l’écoute, qui nous réserve ensuite d’autres -très- bonnes choses. On citera en exemple la beauté pop de That train, le Supergrassien Your eyes inside my head, un détendu Weekend lovers que suivra le trépidant Fired you are et son énergie punk. Tiger, élégant, venant parachever un impeccable boulot.