Louis-Jean Cormier – Les grandes artères

0
574
Chez les excellents Karkwa, on excelle aussi en solo. Julien Sagot l’a fait avec son Valse 333, Louis-Jean Cormier l’imite avec Les grandes artères, où il fait bon traîner et qui mêle plume adroite, chanson et envolées pop-rock fiévreuses, bien ouvragées.
La canadien varie donc entre ces options; il débute gentiment avec Si tu reviens, comptine ciselée déjà accrocheuse bien que prudente d’un point de vue sonore Puis il appuie sur le champignon pop-rock avec St-Michel, plus rythmé et offensif, et La fanfare. De plus, Cormier raconte des histoires, retranscrit des tranches de vie qui génèrent l’intérêt L’instrumentation est chaleureuse, ajustée, prend des airs folk le temps d’un Vol plané pas si risqué que ça. C’est le passage posé du disque et passé Le jour où elle m’a dit je pars, posé et pas osé mais doté d’une bien belle envolée, puis Faire semblant, on revient à un allant folk-rock bienvenu sur l’excellent Complot d’enfants. Ce côté griffu bienvenu n’est pas légion mais il vivifie l’album et en assure l’équilibre, en rompt le côté sage, ou faussement sage, en certains endroits.
La fin de l’effort se pose d’ailleurs entre les deux chemins, assure de belles vêtures sonores (Traverser les travaux). Voilà de la chanson avec de la vie, qui n’ennuie que peu ou prou. Qui dévie dans le son tout en conservant sa pureté (Deux saisons trois quarts). Et fait preuve d’intensité au milieu même de sa quiétude, à l’image de ce Montagne russe terminal.