Le Celebration Days: 8ème édition et toujours plus de sensations…

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Il ne cesse de prendre de l’ampleur et ça lui fait pas peur. Une organisation à saluer, une qualité musicale bluffante et un véritable symbole d’insoumission pensée, dans un cadre qui inspire avant tout un sentiment précis: celui d’une imprenable liberté.

Il s’agit, beaucoup l’auront compris, du Celebration Days, étalé sur trois soirées mémorables (Celebration Days, vous dit-on et sans exagérer, c’est un peu notre Woodstock à nous). Un événement lors duquel on se ressource, qui permet l’évasion sonique et mentale et génère non seulement la félicité musicale, mais aussi la rencontre. Avec soi-même, avec l’autre, avec ce que finalement, nous aspirons tous à trouver, souvent avec difficulté: un sentiment de plénitude totale.

Groupes déjà et à juste titre fidélisés (Swinging Dice et son rock’n’roll d’antan aussi swinguant que racé, Buddy Hemlock/Cheap Wine pour le côté heavy 70’s furieux et magistral, le registre “folklo” génial du Old Moonshine Band pour amorcer les festivités, Karma Sutra, Cavan Moran, Hanami Family, Yossarians dont la fièvre scénique me fit penser à…16 Horsepower, ni plus ni moins, l’immanquable Koonda Holaa), trouvailles à la pelle venues d’un large panel de pays et diffusant avec un panache exceptionnel des genres divers, avec pour trait commun le “vrai” et le joué, le ressenti et l’authenticité (Blackbird Hill, duo garage “from Bordeaux”, Maidavale et sa féminité nordique au rock mordant, Tommy Fuster et sa virtuosité Hendrixienne, touche polonaise avec Red Scalp et un son épais à souhait, enivrant, puis Sautrus et son psych-stoner bluesy, et j’en passe bien évidemment), il y a là de quoi en prendre pour son matricule.

Ajoutez à cela James Leg et son “psychedelic punk ass rock and soul” en conclusion, Sheetah et les Weissmüller avec leur yéyé arraché, Grand Mammoth et son heavy-rock’n’roll, pour faire court; ce Celebration Days est tout simplement un must. Bien conçu, grandissant de par sa fréquentation (passée cette année de 500 à 800, le tout à taille humaine bien évidemment et sur 2 scènes puisque la formule a déjà fait ses preuves) mais aussi de par ses petites innovations judicieuses (camping recentré, idem pour le parking, présence d’une sécurité jamais envahissante …), voilà le type d’événement plus que majeur, à mon sens le meilleur de l’été, au moins, dont on ne doute pas un seul instant qu’on y reviendra tout aussi joyeusement l’année suivante. Chapeau bas donc, sans aucune hésitation, à ce Celebration Days isarien passionnant de A à Z.

Photos William Dumont.