Inutili – Unforgettable lost and unreleased

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J’avais laissé les Italiens d’Inutili sur un deux titres frisant les quarante minutes, je les retrouve avec une collection de neuf morceaux “early Inutili” plus courts mais tout aussi “jamesques”, pour la plupart instrumentaux mais valorisés, aussi, par Radon, superbe exercice heavy-blues doté de chant.
Pour le reste, on reste dans le fracas psyché/heavy/blues de caractère, introduits par Untitled, bref et à mi-chemin du subtil et du plus leste, puis Bangkok instaure ce psychédélisme grinçant et sonique qui fait l’identité du groupe. Un panel étendu est mis en place, on passe d’essais faussement posés (Nicotine) à de belles décharges lestes (Noise again, bien nommé, qui outrepasse les dix minutes). Dans le genre, difficile de faire mieux. On peut s’y perdre, les tendances d’Inutili à faire dans l’instinctif sont parfois déroutantes mais les gars retombent sur leurs pattes, jouent un interlude tranquille (No name science) avant de renouer avec le format longue durée sur le Radon décrit plus haut puis avec un The monarch must die non moins brut, massif et pourtant savamment troussé.
Unforgettable lost and unreleased, c’est le nom du disque, permet la découverte d’un sacré combo et l’immersion dans un monde fracassé, aux harmonies joliment abîmées (Mechanical lady), qui réussit la prouesse, le temps d’un My girlfriend is a zombieslut terminal se situant au delà des vingt minutes, d’allier passages tranquilles et instants nettement plus puissants tout en plantant un climat qui retient l’attention. A l’image de ce recueil de début hautement probant, qui fait du bien à la tête tout en la tourneboulant….