De Stijl – [Something wicked this way comes]

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Groupe montpellierain aux influences New Order/Chameleons avouées et de toute façon perceptibles, De Stijl est allé enregistrer e nouvel album, [Something wicked this way comes], à Manchester. Celui-ci bénéficiant des interventions de Peter Hook à la basse, Yves Altana (Chameleons, I am Kloot) et Julie Gordon (Happy Mondays) aux choeurs.
De façon logique, le contenu est bon, I can’t explain fait plus que marcher sur les plates bandes de New Order, il en reproduit l’excellence et lance de bonne manière, avec les lignes de basse de “Hooky” et les jolis choeurs de Julie Gordon qui soutiennent le chant classieux de P. De Stijl, une douzaine de titres qui ne transpirent pas vraiment la personnalité mais s’avèrent tous bons ou presque. Synthés et guitares allant de pair, basse en avant, les éléments sont parfaitement imbriqués, Though it out impose à son tour de belles mélopées et une indie-pop de style, puis le groove de Midnight freaks et ses grattes bourrues parachève un début d’album flamboyant. On se perd un peu entre les “mix” différents et les versions edit, mais le contenu fait ses preuves, forts de motifs prenants en plus de son impact vocal et musical et d’une production impeccable. La cadence est souvent soutenue, Wicked [Sheaky’s in da place mix] charme avec ses volutes  de synthés et sa coloration gentiment cold, l’ardeur d’un On the run [album version, tiens donc!] également. On note la pertinence des interventions, Julie Gordon amenant une touche féminine estimable et l’ensemble se parant de penchants dansants à la Madchester. Si nostalgie il y a, elle est de toute évidence porteuse et jamais entravante et les riffs funky de Sex invader remettent au goût du jour la vague liée entre autres aux Happy Mondays.
En fin de parcours, Dark passenger allie l’instrumentation inspirée du groupe à la basse remarquable de Hook, un parfum de Get Ready flotte dans l’air…
Plus loin, Emotion proof unit aussi habilement les tendances, entre instants froids et mordant pop-rock, le relifting d’une ère pas si lointaine étant donc réussi et trouvant son terme sur Irregular choice, dans une unité ajustée et sans plagiat gênant, et selon un sens du tube simple, et de la mélodie, qui créditent incontestablement le quatuor français.