Haley Bonar, le rock au féminin…

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Un excellent “Last war” en poche, questions à Haley Bonar, digne représentante parmi d’autres d’un “rock féminin” crédible…




1)On te dit influencée par PJ Harvey, j’imagine qu’il ne s’agit pasl là de ta seule «source»? Dans quelle mesure les artistes que tu appréciés influent-ils sur ton travail?


  J’ai bien sûr énormément de respect pour PJ Harvey. J’éprouve du respect et de l’admiration pour de nombreux artistes, de tous les genres, qui réussissent à faire ce qu’ils aiment sans se compromettre: Louis CK, Donna Tartt, Joni Mitchell, il y en a trop! Ce qui m’inspire dans le parcours créatif de ces artistes, c’est l’idée que moi aussi je suis ma propre voie et que je continue à faire ce qui me semble juste.


2)LOW, ça te parle, de toute évidence? Ta rencontre avec Alan Sparhawk a visiblement été décisive…


Il m’a vue jouer pendant une soirée open mic à Duluth il y a 12 ans et il m’a proposé de me faire faire une tournée et de produire mon premier album.


3)Pour évoquer «Last war», je le trouve excellent mais trop fourni, en sa fin, en morceaux plus «sucrés»; a t-il été volontaire de ta part de mettre ce côté « doux » en avant?


Je pense que ce serait très ennuyeux de faire un album qui suivrait le même tempo et qui contiendrait le même type de chansons sur toute sa durée. Tous mes albums combinent des dynamiques différentes.


4)Pourquoi l’avoir intitulé, justement, «Last war»?


Parce que la vie est remplie de batailles, de changements et de moments de guerre et de paix. Cet album s’inscrit dans un chapitre particulièrement difficile et très mouvementé de ma vie qui m’a permis de découvrir une nouvelle facette de ma personnalité.


5)L’appellation «rock au féminin» te parait-elle bien définir ton ouvrage?


Je ne sais pas si le rock au féminin existe… 

Je suis une femme et une musicienne mais je n’aime pas définir la musique par rapport à un genre.


6)Tu viens de Minneapolis, dont est issu…Prince! Comptes-tu l’égaler en termes de discographie et de notoriété? 🙂


Je suis très productive et j’ai toujours été comme ça… mais le plus important c’est le bonheur. Je ne pense pas que je serais heureuse si je devais avoir peur de sortir de chez moi à cause de mes fans hystériques!


7)Tes productions discographiques, justement, incluent beaucoup d’intervenants «extérieurs». Est-ce pour toi un biais pour élargir ton oeuvre?


Oui, le fait de travailler avec d’autres musiciens modifie l’univers de mes compositions à chaque fois. C’est pour ça que j’aime autant être en studio d’enregistrement et réussir à capter l’énergie de chacun pendant ces sessions où tout le monde peut s’exprimer. J’ai la chance de vivre dans un endroit où il y a tellement de personnes créatives avec lesquelles je peux bien travailler.


8) Qu’as-tu en tête suite à la sortie de Last war: repos après une période chargée, ou départ sur les routes pour défendre l’opus? Ou rien de tout ça…??


Je vais partir un peu en tournée jusqu’à cet automne et je vais aussi commencer à travailler sur mon prochain album. Je vais certainement m’y mettre très bientôt!