Anubis – Hitchhiking to Byzantium

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Groupe australien, Anubis en est avec Hitchhiking to Byzantium à son troisième essai, fait d’un prog rock “”cinematic” et “experimental”. Le créneau est donc exigeant mais les gars de Sydney s’en sortent honorablement sur l’amorce du disque, assez riffante (A king with no crown), bien étayée et marquée sur Dead trees par les pulsations de la basse. L’amorce avec Fadeout est dispensable et bien entendu, dans le genre qui est le sien, Anubis impose ensuite un long format plutôt tranquille, Hitchhiking to Byzantium, qui parvient à ne pas -trop- ennuyer et délivre des envolées acceptables, sans le côté pompeux parfois inhérent au genre.
Dans la foulée, un second, Blood is thicker than common sense, nous est administré mais cette fois de façon ouvertement plus agitée. On se rend compte de la capacité du groupe à allier les ingrédients, à lier les climats et à marier force de frappe et instants plus “grandiloquents”. Les breaks sont bien amenés, ne cassent pas la dynamique du morceau, et l’opus s’avère au fil de l’écoute assez attachant, réussi, même quand il calme le jeu (Tightening of the screws) car il demeure, dans ce cas, intéressant de par les décors sonores inventés et un chant réellement agréable. On ne s’en cachera pas, la récurrence des morceaux longs peut générer le soupir, mais une belle puissance y est injectée, avec justesse (Partitionists), les voix se répondent de façon attrayante et force est de reconnaître que le boulot est bien fait. De belles parties mélodiques renforcent l’oeuvre, cette basse décidément présente ponctue efficacement nombre de titres.
On ne rejettera donc pas cet auto-stop pour Byzance, d’autant que la destination est attirante et le chemin emprunté à l’avenant, même quand il dure des plombes (les quinze minutes d’A room with a view, sans aucune trace d’ennui), ou chemine sur des passerelles plus démonstratives telle celle de Silent wandering ghosts, ultime morceau offert.