Tallisker et As Animals, entre charme discret et joliesse pop vivace, à la Lune des Pirates…

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Enigmatique révélation récente, As Animals venait grossir le rang, en ce mardi, des dates de choix figurant au programme de la Lune des Pirates. Tallisker, jeune rouennaise à l’univers prenant, armée de chansons entre post-rock et electro -ou encore folk-, jouées en mode voix/violoncelle/guitare et porteuses d’un charme certain, s’illustrant dans un premier temps et touchant le public par sa timidité feutrée et, au delà de ça, l’impact de ses belles vignettes sonores, inspirées par le voyage et la nature notamment.


As Animal
Encore une belle trouvaille à l’actif de la salle que cette artiste au ressenti communicatif, avant qu’As Animals n’arrive en sextet affûté. Dans les pas des élans créatifs de Fred et Zara, le fondateur du bellissime I see ghost va jouer une pop souvent remarquable, dotée qui plus est d’élans rock. Avec l’appui d’une voix elle aussi magnifique, appuyée par une choriste non moins efficiente, on se surprend à prendre un vif plaisir alors qu’à l’origine, on aurait pu craindre l’ennui au vu du registre proposé.
Il n’en est rien, tout est à prendre et on ne bride son attention que le temps de courts moments lors desquels le contenu se fait plus intimiste. Soudé, certes sans excès de “sauvagerie” mais bel et bien performant dans le domaine pop-rock qui est le sien, plus rugueux quand il le faut, As Animals démontre avec ce concert de haute volée que scéniquement, il vaut le détour et ne peut se satisfaire de la légère hype médiatique qui le porte. Il joue, très bien, gratifie l’assistance de nombreux morceaux élevés, et s’impose au final avec un beau panache, plébiscité par la foule locale.
Photos William Dumont.