Mixatac #2 – Essaouira

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Nasser, trio electro-rock marseillais hautement recommandable, s’illustre autant “dans son coin” que dans le cadre de collaborations avec des artistes issus de genres différents. Ce fut le cas l’an dernier, au Festival de Jazz d’Amiens, pour le compte du Mix Up Maroc où les gars donnèrent un concert époustouflant en compagnie d’un rappeur, Komy.Et là, rebelote avec, à l’origine, le festival Marsatac, et comme aboutissement cette collaboration destinée à accompagner musicalement la dynamique culturelle de Marseille/Provence 2013.
Une fois encore, c’est la culture musicale marocaine qui sert de sparring-partner à Nasser, entre musique gnaoua et hip-hop. Les intervenants, Hassan Boussou, avec comme accompagnateurs Idris Adair et Mohamed Malouhi, et Komy en ce qui concerne l’aspect hip-hop en langue arabe du projet, donnent aux instrus ainsi créés, déjà excellents, une profondeur et une musicalité énormes. Les perles pleuvent et nul doute qu’à l’occasion de leur interprétation sur les planches, les sets donnés aient été de feu.
Dès Sadya Sadi et sur huit morceaux, ça groove et ça transporte, entre rap groovy et remonté, superbement orné, pour ce titre inaugural, et electro-rock “rapisant” le temps de l’excellent Chroub Mannou, seconde réalisation aussi étincelante au refrain fédérateur. Chaque plage nouvellement construite pourrait donner lieu au même descriptif tant le travail effectué s’avère bon, le très dépaysant Soubai venant souligner la superbe de ce Mixatac #2 qui, en plus d’être passionnant, a vu un Mixatac #1, basé lui sur la culture malienne, le précéder.
Même le court Daouini captive en instaurant une electro made in Nasser sur vocaux rap, avant M’ Rabah, du même esprit. Groove electro et énergie hip-hop se fondent parfaitement, rien ne cloche et la fusion est ajustée. 
Vient ensuite, sur un rythme moins soutenu mais dans un “tribalisme” qui emmène l’auditeur dans des contrées lointaines, Soudani bambara part 1, parfaitement prolongé par Soudani bambara part 2, entre accalmies et fièvre musicale africanisante imparable et obsédante sur la fin de cet enchaînement. Le soutenu Sandya, à la pulsation electro alliée à ces sons gnaoua magiques et un chant habité, parachevant un objet et un effort commun magnifiques, qu’on aurait aimé plus étoffé encore tant il incite à des écoutes répétées.
NOS NOTES ...
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