Klimax – Static

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Groupe bordelais, Klimax se compose de musiciens issus de formations chevronnées: Tomy, Spudgun, SWY et Season of Lies. Déjà auteur d’un très bon White lie en 2007, et d’un Inside and around du même tonneau, il remet le couvert, sous influence Quicksand, Sense Field ou encore -on ne s’en plaindra pas, loin s’en faut-, Portobello Bones.
Cela nous donne ce Static…mal-nommé dans le sens où l’univers de Klimax remue et cogne avec intelligence, entre indie, pop et punk-rock, le tout savamment mélangé. Les Aquitains en tirent dix titres fiables, au dessus de la moyenne, et parviennent à assimiler leurs influences pour au bout du compte rendre une copie personnelle. Static ne révolutionnera pas le genre, mais sera à classer dans les réussites françaises capables de tenir la dragée haute aux prétendants étrangers, en débutant par Game over et son rythme affirmé, prototype parfait de son croisement entre les genres, évoquant très souvent les 90’s. Il s’agit là d’un atout certain et on ne s’ennuie pas sur cet album bien construit, aussi fougueux que mélodique, exécuté par un groupe qui, on le sent, n’en est pas à son coup d’essai. Il sait se modérer sans perdre de son impact (Absolutly vain) et si on aimerait qu’il lorgne un peu plus du côté d’une noise “à la Portobello”, le rendu est assez éloquent pour faire valoir certains vertus.
Little eyes et nombre d’autres compos alertes foncent, breakent avec intelligence et de façon brève; c’est le cas de Smoke screen, par exemple, et des riffs “mélodico-tranchants” épicent le tout, qui même lorsqu’il calme un tant soit peu le jeu (If you forget me) reste probant. Une sensibilité pop relève encore les morceaux de Static, le seul bémol qu’on pourrait apposer à celui-ci étant une légère linéarité. Le constat a cependant aussi valeur d’avantage, l’unité naissant de ce côté “semblable” entre les morceaux, et No reason viendra conclure en brisant lui aussi cette déferlante de rythmes affirmés. 
Et, par là-même, un bon album, efficace et bien ficelé, à la hauteur de ses “inspirateurs” quand bien même on l’aurait, peut-être, aimé plus encore avec une rage moins rentrée.