Interview de Mathias Kom, initiateur du projet The Burning Hell entre lo-fi stylée et indie-folk élégant…

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Questions à un artiste productif, récent signataire d’un plus que bon “People“…



Comment s’est déroulé l’enregistrement de « People » ? Est-ce que la composition a été différente de celle des autres albums ?


La composition de « People » s’est passée exactement de la même manière que les autres : en général, j’écris les chansons et puis on les arrange avec le groupe. En revanche, l’enregistrement a été un peu différent puisqu’on a tout joué dans les conditions du live, en jouant tous ensemble dans un petit studio. Je crois que c’est la raison pour laquelle il y a plus d’énergie dans cet album-ci que dans certains des précédents.


Cet album a été qualifié de « plus bruyant et plus sévère ». Qu’en pensez-vous ?


Je ne sais pas trop quoi en penser. Le son est sans conteste beaucoup plus fort, avec des sons de guitares et de batterie plus puissants. Mais il me semble que « People » reste cohérent avec les albums précédents. En tout cas, il a été écrit dans le même esprit à peu de choses près et je pense que c’est toujours de la musique folk, même avec une pédale de distorsion.


Qu’avez-vous écrit différemment ?


J’ai beaucoup écrit au sujet de la mort. Puis, ça m’est passé. Maintenant, je pense que j’écris plus sur l’universalité. C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup : le fait que même la pire personne au monde partage une chose fondamentale avec la meilleure des personnes, que nous pouvons tous potentiellement être gentils ou cruels, amusants ou ennuyeux, bon ou mauvais et souvent on est tous un peu de tout ça à la fois tout au long de nos vies. C’est ce qui nous lie tous les un aux autres. D’où le titre « People » (« les gens » en anglais).

Vous aimez jouez un peu partout dans le monde devant des publics différents, qu’avez-vous appris de ces expériences ?


J’ai appris tellement de choses, c’est difficile d’en faire une liste !  Mais pour moi, il n’y a rien de tel que l’excitation d’être sur scène devant un nouveau public, dans un pays où l’on a jamais été, d’essayer (la plupart du temps très maladroitement) de communiquer dans une langue que l’on ne connaît pas. C’est vraiment génial de voir que parfois, grâce à la musique, on y arrive beaucoup mieux qu’avec des mots. Bon, parfois ça ne marche pas du tout !

Comment vous est venue cette passion pour le ukulélé ?


Je joue du ukulélé depuis près de treize ans maintenant. Au départ, j’en ai acheté un seulement parce qu’il ne coutait pas cher et puis j’en suis tombé amoureux. Je joue d’autres instruments, surtout de la guitare, mais mon ukulélé reste toujours à portée de main.

Après 6 albums, est-ce que votre passion pour la musique reste intacte ?


La scène me passionne toujours autant. Je n’imagine pas ma vie sans. Et avec le temps, je me rends compte que même les concerts ratés nous apprennent quelque chose :  à apprécier à leur juste valeur les bons concerts. L’enregistrement est toujours un plaisir pour moi, mais une fois terminé je ne le ré-écoute jamais. En fait, je déteste m’entendre chanter et c’est dur pour moi quand une de nos chansons passe dans un café, par exemple. Souvent, je m’en vais. C’est vraiment surtout la scène que je préfère.

On vous compare à Randy Newman, comment décririez-vous votre façon d’écrire?


C’est un honneur d’être comparé à Randy Newman, c’est un grand parolier que je respecte énormément. Il sait être complètement habité par ses personnages, c’est une chose que j’admire beaucoup chez lui. J’aimerais pouvoir en faire autant. Il est aussi un bon exemple de l’équilibre parfait entre ironie et sincérité auquel j’aspire. Je ne sais pas si j’y arrive aussi bien!

Vous êtes un artiste très prolifique, quels sont vos projets dans un futur immédiat ?


En fait, je suis en train d’écrire une thèse sur l’éthno-musicologie, ça risque de m’occuper encore jusqu’à la fin de l’année. J’ai aussi deux albums en préparation. Je viens d’en commencer l’écriture. On envisage aussi de partir en tournée en France, au Japon et peut-être en Afrique. Une chose est sûre, je vais être très très occupé !

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