The Blue, projet electro-pop/rock amienois à prendre en compte…

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Suite à la sortie de l’excellent Mission Amiens, questions à Olivier Giraudet, instigateur du “one man project” The Blue, sur ses investigations actuelles…


1. Quelles ont été tes activités depuis la sortie de ton premier album et les quelques dates live qui l’ont suivi?

The Blue a été lauréat des Trophées d’Art Amiénois catégorie « Electro » et a remporté le 26ème Tremplin Rock de Mouy. C’est très motivant et formateur ! The Blue a par ailleurs fait une trentaine de dates, notamment au gala de l’ESIEE, au centre culturel de Saint Quentin, au Méphisto Pub et récemment à l’OPA Bastille.

Le set « live » est en évolution permanente. Il y a récemment eu un remodelage assez important. Le fait d’être seul sur scène, avec un  style inhabituel, n’est pas toujours facile à gérer. Après avoir été accompagné d’une chanteuse androïde statique sur scène, j’ai choisi de lui donner vie en vidéo. Le fameux archange vénusien DJ Aphrodite Terra a également été mis en scène. Une interactivité s’est créée et je suis plus à l’aise sur scène. Le public semble apprécier ces échanges.

Aujourd’hui, je sors un clip vidéo qui colle à l’image de « The Blue » et une BD !

 

2. As-tu de l’actu en termes de sorties discographiques, ou vidéo, ou encore de concerts prévus?

The Blue vient de sortir son premier clip vidéo officiel : Mission Amiens. (http://www.vimeo.com/theblueofficial/missionamiens). Il y a eu un gros travail de réalisation sur l’idée principale de l’Album Mission Amiens. Je suis très heureux du résultat qui ne semble pas laisser le public indifférent. Je l’ai réalisé seul en essayant de coller au personnage « The Blue ».

Début juillet, une première aventure en BD de The Blue sera mise en ligne, reprenant également le thème de l’album Mission Amiens !

Prochaines dates, Festival AJC à Abbeville et fête de la musique à Mouy et Compiègne !

 

3. Envisages-tu des apports à ta formule “solo”, certes attrayante mais dont le défaut est de vite trouver ses limites? Penses-tu pour cela t’appuyer sur l’aspect visuel de ta démarche, déterminant quand on officie seul?

Pour l’instant, je préfère rester seul. J’ai joué dans diverses formations à plusieurs, mais les abandons sont fréquents et pas évidents à combler. Pendant un moment j’ai presque voulu adopter un batteur, puis une chanteuse, mais finalement je ne l’ai pas fait. De plus, la tendance actuelle et les évolutions techniques permettent de faire autrement.

Je reste donc seul, avec mes outils informatiques personnalisés sur mesure, un écran vidéo et bientôt de nouveaux instruments créés spécialement pour le set ! La dernière évolution, ajouter une interactivité vidéo, a changé la donne et semble permettre de combler ce défaut.

 

4. Que va t-il advenir d’Electra, la fameuse demoiselle virtuelle qui t’accompagne dans tes essais?

Electra a été rangée dans sa malle pour être remplacée par une diffusion interactive. Désormais, elle danse, parle, chante et communique avec DJ Aphrodite Terra et le public ! Je me sens encore moins seul sur scène !

Et là aussi elle ne peut pas abandonner le projet 😉 !

 

5. Quel souvenir gardes-tu de tes sets donnés jusqu’alors et de l’accueil qui t’y a été réservé? Est-ce pour toi déterminant, est-ce que les réactions (public, presse etc..) sont de nature à t’influencer dans ton travail?

En ce qui concerne la scène, je prends ça très au sérieux, et le public aussi. C’est ce qui m’intéresse vraiment. Si on m’apprécie sur scène, c’est OK !

Pour mon premier concert avec The Blue, dans un beau lieu amiénois, j’étais terrorisé. Il y avait peu de monde et ils étaient juste devant moi, c’était la première fois. Je me trouvais nul, mais ils semblaient apprécier.

La plupart des concerts m’ont bien motivé. Le public m’a souvent encouragé, notamment aux tremplins remportés. La réaction du public peut éventuellement m’inciter à corriger certaines choses si je vois qu’il décroche…

Ca peut m’aider à ajuster l’ordre des titres, leur longueur…

Le plus drôle aux concerts était la plaisanterie des autres groupes avec Electra. Ils s’amusaient systématiquement à la porter, à la prendre en photo avec eux, voire à lui faire des bisous; une belle ambiance bien sympa !

 

6. Dans le giron des groupes picards et plus particulièrement amienois, y’en a t-il qui attirent plus particulièrement ton attention, voire avec qui tu apprécierais de collaborer?

J’ai été immédiatement scotché par Oregone ! Le premier album m’avait vraiment bien plu. Je ne savais pas qui c’était, puis par hasard j’ai rencontré les musiciens. Un second album est sorti, mais malheureusement la formation a été dissoute…

Heureusement il reste les albums que j’écoute de temps en temps.

L’ambiance de Chemical Fever me plait bien également. Il y a pas mal d’autres groupes très bons en Picardie que j’admire aussi…

 

7. Sens-tu sur le territoire picard un soutien suffisant, assez solide et durable pour te permettre d’évoluer favorablement et de réaliser tes différents projets liés à The Blue?

Je travaille seul et je ne suis malheureusement pas très soutenu par les organismes de repérage locaux.  Mes demandes de résidence ont toujours été rejetées malgré le sérieux, l’originalité du projet et sa durée de vie qui sera de 3 ans à la fin de l’année. Ca ne m’a heureusement pas empêché d’avancer, et de conserver de bonnes relations avec eux, mais j’aurais pu aller plus vite et aussi plus loin!  

Une rencontre importante a été celle avec Amiens Burning, un collectif de musiciens Amiénois. Ca m’a permis de mieux connaître les acteurs et autres groupes locaux et surtout d’avoir de très bons conseils artistiques et stratégiques. Le collectif m’a également permis de faire quelques dates sur Amiens.

Le public picard est attentif, exigeant, et très accueillant. Désormais, je commence à jouer sur Paris grâce à mon nouveau manager. La semaine dernière The Blue a joué à l’OPA Bastille. Le public ne connaissait pas le projet mais a bien accroché. D’autres dates sont prévues sur Paris du coup. Il y en aura également prochainement dans l’ouest de la France.

 

8. Ton site semble très soigné et visuellement attrayant; est-ce toi qui gère cet aspect de ton univers? N’est pas parfois éprouvant d’oeuvrer la plupart du temps seul?

J’attache une grande importance au portail de The Blue. Une nouvelle version plus aux normes actuelles et très complète vient d’être mise en ligne : http://www.theblue.fr.

C’est une vue sur le monde que je bichonne. Pour la réalisation je travaille également seul, avec mes méthodes, mes idées, ce qui me permet d’un peu me démarquer des autres projets et surtout de me faire plaisir.

Concernant la création du site web, oeuvrer seul ne me dérange pas trop. C’est surtout au niveau du travail scénique qu’une résidence serait la bienvenue…

Je regarde et j’aime aussi beaucoup ce que font mes “confrères amiénois” 😉 !

Site officiel The Blue

Extrait du clip “Mission Amiens”