Anne Clark @ iboat

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Pas moins de 25 titres, dont un poème Charles Baudelairebe drunk dont je vous laisse apprécier la version française :

 

ENIVREZ-VOUS

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

 

J’ai choisi d’associer le texte de Charles Baudelaire au post, car il évoque tant ce que représente Anne Clark pour moi. Une poète, aux textes poignants, associés à une musique électro, enrichie d’une batterie et de guitares.

 

Sa sensibilité à fleur de peau, la mélancolie sous-jacente, les effusions de joie me rappellent tant mes vingt ans. Et me plongent au coeur du cercle des poètes disparus, avec la découverte des auteurs romantiques, et la prise de conscience de la puissance des mots et de la richesse des textes.

 

Play list

  • Full moon

  • Alarm Call

  • Short story

  • Leaving

  • Heaven

  • Killing time

  • Off grid

  • The hardest heart

  • Echoes remain for ever

  • So quiet here

  • Be drunk

  • Shell song

  • Seize the vivid sky

  • Elegy for a lost summer

  • Ajde jano (instrumental)

  • The haunted road

  • Empty me

  • As soon as i get home

  • Mundesley beach

  • Virtuality

  • Sleeper in met

  • Boy racing

  • the panther

  • Abuse

  • Our darkness

www.myspace.fr/anneclark
Merci à Anne Clark et à l'iboat