Crime & the city solution – A history of crime-Berlin 1987-1991.An introduction to Crime & the city solution

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Groupe mythique emmené par Simon Bonney, Crime & the City Solution revient, après plus de vingt ans d’absence, avec une rétrospective sur sa période berlinoise. Celle-ci, comble du bonheur, précède un nouvel album, prévu début 2013, et une tournée de onze dates dont cinq en Europe.

Choisis avec goût -on ne pouvait en douter s’agissant d’un tel groupe-, les seize morceaux mis en avant ici dévoilent un rock fiévreux, aussi classieux qu’enragé, qui évoque très souvent Nick Cave et sa capacité à associer le racé et le colérique. Berlin semble par ailleurs inspirer bon nombre d’artistes (on pense bien sur en premier lieu à Bowie et sa trilogie berlinoise) et à l’écoute des Keepsake et autres plages indispensables, c’est bien évidemment le cas pour cette formation qui dévoilera sur la tournée à venir un line-up de folie, jugez donc: Simon Bonney,  Bronwyn Adams,  Troy Gregory (Swans / Spiritualized)  Matthew Smith,  Danielle de Picciotto,  Alexander Hacke (Einstürzende Neubauten),  Jim White (Dirty Three) et David Eugene Edwards ( leader de 16 Horsepower et Wovenhand).

On s’empiffre donc de ces chansons insoumises, menaçantes et dépaysantes (The bridge ship), après l’introductif All must be love, à la retenue addictive, et ce Hunter fonceur, bourru, qui à eux seuls résument bien l’esprit de ce groupe culte, dont le retour risque de générer un bonheur certains…chez certains, issus de la “vieille garde” ou non. Tout comme pour Laibach et sa propre compilation, on se replongera avec délices dans les oeuvres de Crime and the City Solution mais pour l’heure, il nous est offert là un bien bon menu, entre les saccades de Free world, caractériel, ou le superbe et délicat I have the gun, à l’acoustique façon Violent Femmes merveilleuse. Ou encore, pour résumer, sur ce The last dictator sur ses part. I, II, III et IV, entre velours donc et embardées rageuses à l’effet indélébile.

Superbe news donc, que le come-back d’un tel groupe, matérialisé par ce recueil de tout premier ordre dont on se réjouit d’autant plus qu’on le sait suivi de choses au moins aussi bonnes.