Kim, interview

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Dans cette interview réalisée par mail, Kim nous parle de son nouvel album And Then We Take Another Road qui est sorti le 16 août 2012 sur Gimme Shelter ainsi que de ses nouveaux projets et collaborations.

Muzzart: Ton nouvel album est très minimaliste et très différent de la trilogie Don Lee Doo, Mary Lee Doo, Radio Lee Doo qui l’a précédé et était très pop et colorée, comment t’es venue l’envie de ‘prendre une autre route’ et de te lancer dans cet album?

Kim: A la suite d’une rupture sentimentale, j’ai entendu la chanson qui ouvre l’album dans ma tête. J’étais au carrefour de la rue du Poteau et de la rue Belliard dans le 18e arrondissement de Paris vers 15h. Je devais effectivement changer de chemin physiquement et au moment de tourner les talons j’ai entendu la chanson telle qu’on peut l’entendre dans le disque, avec les paroles, tout. Je suis rentré chez moi et je l’ai enregistrée. La chanson était répétitive, avec une simple guitare, un piano, un chant, pas de refrain et le tempo d’une promenade en octobre. J’ai pensé que cette couleur pouvait être abordée tout au long d’un disque. Par la suite j’ai laissé les choses se faire chronologiquement. J’avais aussi des brouillons de ballades que je n’avais pas finies.

Muzzart: Tu étais dans quel état d’esprit?

Kim: Nous étions au début de l’année 2011 et je m’apprétais à sortir “Radio Lee Doo”, mon disque le plus produit qui terminait ma trilogie “Lee Doo”. 4 ans à tourner autour d’une couleur disco pop asiatisante. J’avais besoin de changer de direction. J’ai trouvé que la première phrase pouvait donc m’offrir un virage. Puis j’ai marqué une pause dans l’enregistrement du disque car Radio Lee Doo allait sortir. Je devais me remettre dans le bain. Au printemps 2012 j’ai terminé l’album. A ce moment là je me suis retrouvé à accompagner Daniel Johnston sur scène pour sa tournée française aux cotés de mon ami Sebastien Adam des Bewitched Hands. Nous avions la possibilité de choisir les chansons qu’on voulait jouer avec lui et les orchestrer comme on voulait. Un luxe! Alors nous avons décidé de jouer de façon lofi, sans basse et quasi acoustique tout du long. Le son était brutal et tout ça m’a rappelé le début années 90, lorsque je sortais mes premiers disques enregistrés sur un magnéto cassette. A cette époque je faisais souvent un couplet, un refrain, et je terminais la chanson. Il y avait une urgence que j’ai peut être perdu durant ma trilogie. Je crois que j’ai tenté de rendre mes chansons pop encore plus immédiates. Je suis content d’avoir tenté quelque chose de super pop. Mais je me suis rendu compte que ma voix sur mes récents disques était tendue comme si ce projet d’écrire des chansons immédiates donnait une anxiété à la voix. J’avais envie de chanter de façon plus détendue. Au contact de Guillemette Foucard (April Shower) et son frère, qui sont tous deux chanteurs lyriques, j’ai eu envie de me sentir calme en chantant. J’ai aimé les années 2000 pour leur énergie. Tout le monde sautait partout, chaque musicien avait envie de faire écouter largement sa musique, et c’était possible avec internet. Mais après la sortie de “Radio lee doo”, j’ai eu ras le bol de cette hystérie qu’il y a en musique depuis quelque temps. Du calme.


Muzzart: Uniquement enregistré avec piano ou guitare+voix, cet album est doux et mélancolique, comment se sont passés la composition et l’enregistrement des morceaux?

Kim: J’ai fait le moins de prises possible. Parfois même sur un seul micro. J’ai enregistré chez moi avec une guitare classique à 20e. ça n’est pas du snobisme de ma part mais j’aime les instruments pourraves. Cette guitare m’a été proposée par une marque de ventes en ligne. Je devais la chroniquer dans mon blog et en échange on me la donnait. Elle est arrivée par la poste dans son pack: une guitare avec son accordeur, son stand, son chevet, sa housse. J’ai regardé sur le site de vente et elle était vendue 40e le pack. J’ai imaginé que la guitare devait en couter 20. Cela m’a intrigué. Elle avait très peu de volume sonore et j’ai cassé la corde de Ré. A ce moment là je m’y suis attachée. J’ai enregistré une version acoustique de mon album Mary Lee Doo en 2009 avec cette guitare et j’avais un bon souvenir du son creux de cette guitare. J’ai rapidement décidé en 2011 de faire tout l’album And then we take another road avec elle. Puis j’ai tenté d’ajouter le moins d’instruments possible. Mon piano a trouvé sa place, mais pas ma batterie. Mon piano est étrange aussi. Un Melodipro très rare avec un système de cordage réduit.

Muzzart: Les 11 titres sont souvent des variations autour des thèmes de la création et de la solitude…

Kim: J’ai décidé rapidement de fuir les refrains et de ne pas systématiquement écrire des paroles narratives ou autobiographiques. Certaines, oui, parlent du métier de musicien. C’est un sujet que j’aime beaucoup. Les gens connaissent assez peu les coulisses. Ils seraient choqués si ils pouvaient voir ce qu’on voit quand on est musicien. Il y a un peu aussi le thème de la solitude, en effet dans les textes. Mais aussi le voyeurisme dans “Picture of Emilie” et plein de chansons abstraites comme “White balloon”. Deux amies ont écrit chacune un texte avec moi. Ava Carrere a écrit le texte de “Jackie Song” avec moi. Une chanson sur le couple en imaginant le point de vue de Brel, Brassens et Ferré. Lisa Li Lund a écrit avec moi “Tight like the tide”, une chanson abstraite avec des phrases pornos. Pour le reste, j’ai fait les choses vite, sans réfléchir. Le recueillement et l’exclusion d’une façon générale sont des thèmes qui me plaisent, comme un peu tout le monde. L’une de celles qui me plait le plus en ce moment, c’est “Nightcall” de Kavinsky. Je l’ai beaucoup aimée alors je l’ai reprise sur youtube, une nuit. Elle me rappelle “yours truely” de ELO avec ces phrases d’internaute avant l’heure, seul avec son IBM en 1981.


Muzzart:Tu as également voulu faire quelque chose d’original sur l’objet de l’album lui même puisqu’il sort sous forme vinyle et cassette…

Kim: C’est un hasard. Plus j’avançais dans le disque plus j’avais envie de le sortir en vinyle. Je ne suis pas anti numérique ni fan à mort de l’analogique. J’avais, pour être précis, une grosse envie d’enregistrer mon disque sur support numérique puis de le publier en analogique. J’aime la largeur du numérique, et j’aime le croustillant de l’analogique. De la même façon j’aime windows mais je me sers souvent d’un Ipad. J’adore les magnétos à bandes et le mixage avec Cubase.
Plus le disque avançait et moins j’imaginais un CD. Ca ne veut pas dire qu’il ne sortira jamais en CD, mais je n’avais pas envie. Et puis je n’avais pas publié un album en vinyle depuis 2003. Alors que dans les années 90 je le faisais souvent.
Puis j’ai reçu une demande par mail: “pourquoi pas en cassette?”. J’ai commencé à faire aussi des cassettes.

Muzzart: Tu peux nous parler du dessin sur la pochette?

Kim: Je trouvais difficilement une image pour le disque. Puis je me suis souvenu que nous avions dessiné chaque exemplaire du premier album du groupe Cocktail Bananas en 2002, groupe dans lequel je joue du banjo. A l’époque nous avions dessiné tout un tas de choses différentes alors que là, j’avais envie au contraire de faire toujours le même dessin. Une sorte de rite obsessionnel. Ce dessin n’est donc pas exactement le même à chaque fois, car je le fais sans modèle. J’écris aussi les crédits entièrement à la main. Puis au mois de juin j’ai dessiné beaucoup de planches et de tableaux avec mon personnage Christian, un oiseau taciturne que j’ai dessiné dans une de mes BD. Un jour je l’ai dessiné sur un cylindre. J’ai voulu refaire cette image pour mon disque. J’ai tenté un exemplaire, puis j’ai eu envie de me dessiner à sa place. J’ai gardé ce dessin. Ce lieu avec un cylindre existe vraiment, c’est au Cap Ferret.  De ce fait, chaque exemplaire est unique. J’en ai raté certains, réussi d’autres, puis j’ai proposé à ceux qui l’achetaient de me montrer leurs exemplaires. J’ai commencé à recevoir des photos de mises en scènes spontanées de mon disque sur ma page facebook , ce qui me fait très plaisir. Les choses se sont faites naturellement. Quant à Christian, le petit personnage qui a disparu du projet de pochette initial, j’ai beaucoup dessiné sa vie sur des tableaux et des dessins. J’en accumule, j’aimerais en faire quelque chose dans pas longtemps. Pour ce qui est de la date de sortie en plein été, c’est de l’ironie. Le disque est tellement l’opposé de ce qu’on entend l’été. Il n’est pas dansant, pas gai, et pas accrocheur. Le sortir en plein été, c’était une façon de me moquer de la noirceur de cet album et donc un peu de mon moral changeant.


Muzzart: Tu as décidé de rejouer  chaque morceau de l’album en live devant une caméra et de les mettre en ligne un par un…
Vidéos de l’album sur le Youtube de Kim

Kim:J’avais une idée de clip pour la première chanson du disque: Refaire la scène que je décris plus haut avec la musique: une séparation, une ballade. Puis j’ai trouvé cette idée complètement nunuche. Aucune distance. Du ton sur ton. Comme dans la musique que je n’aime pas.Une fois cette idée  rejetée, j’ai eu du mal à trouver un scénario. Puis j’ai pensé aux Strokes et ce clip dans lequel ils jouent simplement la chanson sur un plateau télé. Mon album étant dépouillé, je pouvais faire des versions assez proches de l’album en jouant simplement devant une caméra. J’adore les plans fixes et plans séquences. Ils peuvent raconter tout un tas de choses. Entre “Irréversible” et “un gars et une fille”, il y a un monde. J’adore le film de Gaspard Noé et j’adore la série télé. Les plans séquences m’intriguent beaucoup. Le disque est en noir et blanc, donc j’ai eu envie de me filmer en noir et blanc. Puis, tant qu’à ne faire aucun véritable clip pour cet album, j’ai eu envie de rejouer chaque chanson. Pour and then we take another road, les choses se sont faites naturellement autour du noir et blanc, de l’acoustique, de la maison, du plan séquence, du tempo statique, de la prise direct et du dessin de bédé.

Muzzart: Tu peux nous parler de la première vidéo qui est celle du titre “Soldiers of creation”?

Kim: C’est la chanson la plus entrainante du disque, alors je la diffuse en premier. Elle est un peu la suite de”Radio Lee Doo” sur mon album précédent. Elle parle des musiciens, sages et dociles face à leur entourage professionnel. Ceux qui n’ose rien faire et obéissent à ce qu’on leur dit de faire, comme des soldats. Ces dernières années j’ai rencontré beaucoup de ces profils là. Des musiciens arrogants qui n’ont pas réellement envie de faire des concerts, pas réellement envie de faire des chansons ni même des disques. Par contre, faire des photos, acheter des fringues et frimer, oui. Je suis toujours content de rencontrer des musiciens. Mais certaines rencontres m’ont marqué ces derniers temps. Des groupes étranges.  Ils cherchent des tourneurs au lieu de chercher des concerts, cherchent des maisons de disques au lieu d’écrire des chansons, se ventent du nombre de vues de leurs clips sur youtube et acceptent à peu près n’importe quel compromis.


Muzzart: Tu as collaboré sur deux titres avec Ava Carrere et Lisa Li Lund et l’album a été masterisé par Guillaume Léglise (My Broken Frame), comment se sont faites ces collaborations?

Kim: J’ai rencontré Ava Carrere en 2008. Nous avons partagé une scène. J’ai adoré son concert et ses chansons. Plus tard elle m’a demandé de jouer la guitare pour elle lors de la sortie de son premier album, puis la batterie, puis la guitare. Puis un jour, j’avais besoin de paroles, je l’ai appelée au téléphone. Elle est à moitié américaine. On a terminé la chanson dans la rue puis je l’ai enregistrée. J’ai rencontré Lisa Li Lund il y a quelques années à une exposition de son frère Yaya Herman Dune. Je suis fan de sa musique. Nous nous sommes connus un peu mieux et je lui ai demandé de faire des choeurs à un concert à moi. Puis elle m’a demandé de jouer de la batterie pour un enregistrement à elle. Puis un soir elle trainait sur Facebook alors que je manquais de tout un tas de texte pour une chanson. C’était une chanson avec beaucoup de notes, comme elle aime faire. Plein de syllabes. Je lui ai donné le nombre de pieds et elle m’a envoyé tout un texte. J’ai rencontré Guillaume Léglise lors d’un festival à Tulle. J’aimais beaucoup sa musique et il jouait avec Gogo Charlton et moi en solo. Il animait à cette époque les open mic du bar Pop In les dimanches avec Yaya Herman Dune. Mais ce dernier, qui avait monté ces soirées, n’avait plus de temps pour ça. J’ai remplacé Yaya et me suis rapproché de Guillaume. Nous avons monté des dj sets ensemble, puis son batteur est parti de My Broken Frame. Je l’ai remplacé. Puis j’ai demandé à Guillaume de jouer mes claviers lorsque je joue accompagné d’un groupe sur scène. Guillaume a toujours fait beaucoup de choses. Nous animons toujours les open mics du Pop In ensemble, tous les dimanches.

Muzzart: Tu as l’habitude de collaborer avec d’autres artistes et animes régulièrement les soirées open mic du Pop in…

Kim: J’aime beaucoup ça. Et comme je suis seul la plupart du temps, jouer avec des musiciens est motivant. En ce moment il y  a Clea Vincent qui enregistre son album. Nous avons écrit quelques chansons ensemble et je pense qu’elle va en utiliser une pour son disque. Je l’ai rencontrée au Pop In en 2009, nous avons beaucoup joué ensemble, par exemple dans My Broken Frame dont elle est la pianiste et dont je suis le batteur. Une de nos chansons à été reprise par Luce.
J’ai récemment produit quelques maquettes de Baptiste W Hamon et joué de la batterie pour lui sur quelques concerts. J’ai connu son répertoire anglophone au Pop In mais c’est Midnight Special Records qui m’a fait découvrir ses chansons en français. Je les adore. J’ai aussi produit le single deux titres d’un tout jeune chanteur de grunge que j’aime beaucoup, il s’appelle Batist  (un autre donc). Il a une voix très profonde et j’adore ses chansons. Elles ont une grande richesse harmonique et sonnent comme dans le début des années 90 aux USA. Son single sort dans quelques jours.
J’ai aussi écrit la musique d’un spectacle pour enfants qui s’appelle “Play”. C’est un spectacle de Celine Garnavault. Nous allons le répeter cet automne et commencer les représentations dans la foulée. Le disque de la musique du spectacle sortira aussi à cette période. C’est un spectacle qui considère l’enfant et ne le prend pas pour un débile. Il y a des moments parfois même un peu angoissants. Céline joue sur scène avec des éléments étranges et je joue d’instruments étranges aussi derrière elle. Je joue aussi de la batterie avec Victorine, chanteuse blonde de grand talent qui danse partout et écrit des chansons formidables. Elle écrit d’une façon étonnante. Ses textes ont plusieurs niveaux de lectures. En concert c’est une bête de scène qui me rappelle Mathias Malzieu que j’ai accompagné au piano cet hiver lors de ses lectures. Pour accompagner l’un ou l’autre, c’est la même énergie. Mathias est une des personnes pour le qui j’ai le plus d’admiration. Il a un courage impressionnant, ne recule jamais devant aucun projet, mélange des choses impossibles à mélanger, abat des cloisons. Nous avons prévu, Mathias et moi, d’enregistrer des choses ensemble bientôt. Je suis aussi en train de produire une chanson de LIA, une jeune modèle actrice qui reprend une de mes chansons, “She s a lion” (extrait de “Don Lee Doo”). Je fais aussi de la musique zen avec Calme, du banjo avec Cocktail Bananas. J’écris aussi des chansons en compagnie des Natas Loves You pour mon répertoire. J’ai joué de la batterie pour eux durant 6 mois en remplacement de leur batteur absent et ils participent à certains textes de mes nouvelles chansons. Je vais aussi faire de la musique avec Yuksek dans pas longtemps. J’aime beaucoup sa musique. Je viens de lui faire un remix et nous avons écrit ensemble une de ses chansons, “Off the wall”, il y a deux ans. On projette que j’enregistre les miennes dans son studio pour un futur disque.


Muzzart: Quels sont tes nouveaux projets?

Kim: J’ai le projet de réanimer mon label, MK LABEL, qui était en pause depuis quelques années. J’ai produit les disques des PULL, CALL GATE ou DAVE S INFUSION il y a des années, et là je tente des publications en digital (pour l’instant) de gens que j’aime en participant parfois aux enregistrements. C’est le cas de Victorine, A Part Time Punk, Youssef Abado, Sounds Of Venus, Paulette Wright, Nicotine Toy, Beton Plastic, Batist, Calme, et quelques autres. J’enregistre aussi des musiques dans le train sous le nom de Laptop Sisters avec pour seul outil un IPAD. Un mini album digital sera bientôt en ligne avec un clip réalisé à l’IPAD également. Par ailleurs mon amie Sophie Marie Larrouy m’a récemment invité à jouer dans des sketchs pour des pubs et j’ai beaucoup aimé ça. Depuis je filme plein de choses et pense de plus en plus à la vidéo, virus que j’ai attrapé en réalisé mes clips avec Windows Paint il y’a quelques années ou en animant mon vlog Telekim.  Il y’ aussi un blog que nous animons avec Victorine sur le site des Inrocks et qui me permet de dessiner. Puis le 6 octobre je vais animer une soirée en monsieur loyal, chose que j’aime de plus en plus faire. Il s’agit d’un cabaret éphémère lors des soirées nomades de la fondation Cartier à Toulouse. Et puis j’ai mes concerts solo et plein de concerts comme musicien pour d’autres. Le prochain, je serai batteur de Victoire Oberkampf, une nouvelle chanteuse.

Muzzart: Même si tu vis aujourd’hui à Paris, tu seras toujours un peu bordelais pour nous. Quels sont les groupes et lieux bordelais dont tu te sens proche aujourd’hui?

Kim: Je me sens proche de Cocktail Bananas dont deux membres vivent à Bordeaux. Et bien sur des Wackies, Youssef Abado, April Shower, Moon, Julien Pras, Calc, Pull, Panpan Master, Ride On and the Yellows. J’aime beaucoup Kap Bambino et Odezenne. J’aime l’Héretic, le Café Cito et le quartier Saint Pierre en général, et le Santosha. J’y mange toujours un Nuan Thai quand je passe dans le coin.

Muzzart Quizz:

Muzzart:  Quel est ton Beatles préféré?

Kim: Paul. J’aime ses quatre couleurs de voix qu’il sait faire: la voix douce, la voix r’n’b, la voix hard rock, la voix humoristique. J’aime sa diversité musicale, son appétit, sa concentration, l’épaisseur de ses compositions, son multi instrumentisme, et son album solo “mc cartney II” sorti en 1980. J’aime que ce soit un des premiers à avoir tenté de s’isoler avec du matériel d’enregistrement en 1969. J’aime son jeu de basse, son jeu de piano, sa guitare, tout. C’est un des musiciens les plus importants du monde, pour moi.

Muzzart: Quel est le meilleur endroit pour écouter de la musique?


Kim: Dans une courgette. Mais je n’ai pas encore essayé.

Muzzart: Quel est le tout premier album que tu as acheté?

Kim: Avec mon propre argent? Je ne sais plus. Un disque de Cure sûrement.


Muzzart:
Quel est ton dernier coup de coeur musical?

Kim: J’en ai plusieurs. J’écoute Cults pendant que j’écris, là. A part cela, j’ai adoré Friends, Jupiter, La Femme, James Ferraro, Toro Y Moi ou R Stevie Moore ces derniers temps. Et ce printemps j’ai beaucoup écouté Sparks, Arthur Russel, Dionysos, Kavinsky, et Daniel Balavoine.


L’album And then we take another road de Kim est disponible en vinyle  à Bordeaux chez Total Heaven (6 rue de Candale) et via le blog de Kim.
Kim sera en concert à Paris à l’Olympia le 9 octobre 2012 en première partie de Dionysos et le 10 novembre à La Loge en solo.


Merci à Kim!


Muzzart: Quels sont tes nouveaux projets?

Kim: J’ai le projet de réanimer mon label, MK LABEL, qui était en pause depuis quelques années. J’ai produit les disques des PULL, CALL GATE ou DAVE S INFUSION il y a des années, et là je tente des publications en digital (pour l’instant) de gens que j’aime en participant parfois aux enregistrements. C’est le cas de Victorine, A Part Time Punk, Youssef Abado, Sounds Of Venus, Paulette Wright, Nicotine Toy, Beton Plastic, Batist, Calme, et quelques autres. J’enregistre aussi des musiques dans le train sous le nom de Laptop Sisters avec pour seul outil un IPAD. Un mini album digital sera bientôt en ligne avec un clip réalisé à l’IPAD également. Par ailleurs mon amie Sophie Marie Larrouy m’a récemment invité à jouer dans des sketchs pour des pubs et j’ai beaucoup aimé ça. Depuis je filme plein de choses et pense de plus en plus à la vidéo, virus que j’ai attrapé en réalisé mes clips avec Windows Paint il y’a quelques années ou en animant mon vlog Telekim.  Il y’ aussi un blog que nous animons avec Victorine sur le site des Inrocks et qui me permet de dessiner. Puis le 6 octobre je vais animer une soirée en monsieur loyal, chose que j’aime de plus en plus faire. Il s’agit d’un cabaret éphémère lors des soirées nomades de la fondation Cartier à Toulouse. Et puis j’ai mes concerts solo et plein de concerts comme musicien pour d’autres. Le prochain, je serai batteur de Victoire Oberkampf, une nouvelle chanteuse.

Muzzart: Même si tu vis aujourd’hui à Paris, tu seras toujours un peu bordelais pour nous. Quels sont les groupes et lieux bordelais dont tu te sens proche aujourd’hui?

Kim: Je me sens proche de Cocktail Bananas dont deux membres vivent à Bordeaux. Et bien sur des Wackies, Youssef Abado, April Shower, Moon, Julien Pras, Calc, Pull, Panpan Master, Ride On and the Yellows. J’aime beaucoup Kap Bambino et Odezenne. J’aime l’Héretic, le Café Cito et le quartier Saint Pierre en général, et le Santosha. J’y mange toujours un Nuan Thai quand je passe dans le coin.

Muzzart Quizz:

Muzzart:  Quel est ton Beatles préféré?

Kim: Paul. J’aime ses quatre couleurs de voix qu’il sait faire: la voix douce, la voix r’n’b, la voix hard rock, la voix humoristique. J’aime sa diversité musicale, son appétit, sa concentration, l’épaisseur de ses compositions, son multi instrumentisme, et son album solo “mc cartney II” sorti en 1980. J’aime que ce soit un des premiers à avoir tenté de s’isoler avec du matériel d’enregistrement en 1969. J’aime son jeu de basse, son jeu de piano, sa guitare, tout. C’est un des musiciens les plus importants du monde, pour moi.

Muzzart: Quel est le meilleur endroit pour écouter de la musique?


Kim: Dans une courgette. Mais je n’ai pas encore essayé.

Muzzart: Quel est le tout premier album que tu as acheté?

Kim: Avec mon propre argent? Je ne sais plus. Un disque de Cure sûrement.


Muzzart:
Quel est ton dernier coup de coeur musical?

Kim: J’en ai plusieurs. J’écoute Cults pendant que j’écris, là. A part cela, j’ai adoré Friends, Jupiter, La Femme, James Ferraro, Toro Y Moi ou R Stevie Moore ces derniers temps. Et ce printemps j’ai beaucoup écouté Sparks, Arthur Russel, Dionysos, Kavinsky, et Daniel Balavoine.


L’album And then we take another road de Kim est disponible en vinyle  à Bordeaux chez Total Heaven (6 rue de Candale) et via le blog de Kim.
Kim sera en concert à Paris à l’Olympia le 9 octobre 2012 en première partie de Dionysos et le 10 novembre à La Loge en solo.


Merci à Kim!