Un Rock en Stock 2012 consistant et de qualité, conclu par un énième concert-choc de Lofofora…

0
2125
Pour sa quatorzième édition, Rock en Stock a judicieusement durci le ton et proposé une affiche de choix, avec en “guest-star” Ministry. C’est dire la qualité de l’évènement, où l’on pouvait aussi voir Lofofora, Les Fatals Picards, Danakil, Marcel et son Orchestre (d’autant plus marquant qu’il s’agissait là de la tournée d’adieux du groupe), Uncomonmenfrommars ou encore La Phaze, excellentissime avec son mix entre electro, noise et indus. Normal, me direz-vous, quant on compte dans ses rangs un Arnaud Fournier en artificier de la six-cordes, arborant fièrement un t-shirt MC5 que son attitude scénique a largement honoré, de même que trois comparses à l’énergie et à la maitrise de vieux briscards assez renversante.


Uncomonmenfrommars

Ces noms…de renom, conjugués à la présence d’autres formations plus confidentielle et hautement valeureuses (Nice Price et son rock détonnant en conclusion du samedi, Mystified, aussi jeune que doté de capacités conséquentes, emmené par une Jess Allanic aux talents multiples, ou encore Undergang, one man band explosif assuré par un musicien toulousain qui ne manque pas d’atouts, dans un registre electro-rock cinglant et groovy), a donc accouché d’un festival estimable, tant dans le choix des artistes, divers dans les genres tout en s’en tenant à une dominante rock, que sur le plan humain et qui plus est, à taille…humaine, justement.

Burning Lady

Difficile donc de ne pas y trouver son compte et de ne pas adhérer. Seule l’absence de Ministry, due à des soucis de santé concernant Al Jourgensen, discréditant si on peut dire un Rock en Stock qui bien évidement n’est en rien responsable de ce désistement. Du reggae de Danakil, classique mais plébiscité par le public, aux bourre-pifs punk-rock d’Uncomonmenfrommars ou Burning Lady et sa pétillante chanteuse, en passant par l’electro-rock des démonstratifs Vegas, après une amorce au rock plus prévisible mais néanmoins plaisant assurée par Delbi puis The Filthy Habits (sans oublier bien sur la touche festive issue de l’enchainement Fatals Picards/Les Fragueules [Boulonnais survoltés]/Marcel et son Orchestre, dont la côté délirant et spectaculaire fait vite mouche auprès de l’assistance), aucune prise ne fut laissée à l’ennui ou à la platitude, loin s’en faut. L’initiative de donner la part belle aux  quasi locaux de l’étape, comme les percutants Calm Before Chaos, s’avérant également être une superbe initiative. “Lofo“, en tout fin de festival, assurant comme à son habitude un set uppercut, intègre et délicieusement frontal, avec pour effet de parfaire une édition 2012 déjà optimale du point de vue de l’impact des shows vécus.

Pour conclure, donc, une édition 2012 proche de l’optimal, bien organisée, dans la convivialité et alliant, ce qui ne fait qu’en accroitre la portée, quantitatif et qualitatif. Et qui augure logiquement de fournées à venir non moins captivantes.

Photos William Dumont.