Frankie Rose – Interstellar

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Deuxième album pour une Frankie Rose qui avait déjà fait effet sur Frankie Rose & the Outs, paru en 2010. Ici, la proximité qui fut la sienne avec les Dum Dum Girls et les Vivian Girls (encore une histoire de “girls”, on est loin de s’en plaindre tant la qualité est présente) l’amène à une pop parfois dream, parfois shoegaze (Interstellar, excellent, en ouverture, puis Know me) de bon aloi, et à un album de grande valeur, embelli par sa voix.

Un côté spatial mais alerte (Gospel/Grace) parcourt le disque, assez court pour rester intéressant, porteur, aussi, d’élans aux basses charnues, comme sur Daylight sky, appréciés, ou d’un essai posé, Pair of wings, assez haut perché, qui permet un contenu varié sans dispersion.

Plus loin, la verve pop spectrale et étoilée de la dame met en valeur Had we had it et si on pense du coup aux formations citées en début de chronique, force est de reconnaitre que Frankie Rose le a parfaitement intégrées. On se régale ensuite d’un des meilleurs titres de l’opus, Night swim, ou féminité dans le chant et décor sonore de choix font bon ménage (on pourrait aussi évoquer à son endroit The Pains of Being pure at Heart), avant de revenir à un ton calme (Apples for the sun) qui au beau milieu de morceaux plus enlevés trouve parfaitement sa place.

Enfin, Moon in my mind, sombre sur son intro, céleste, puis le terminal et brumeux The fall, façon My Bloody Valentine, aux motifs de guitare savoureux, parachèvent l’ouvrage, proche de la perfection “dreamy”, de la charmante et talentueuse brunette américaine.