Grapes – Some kinds of happiness

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Groupe havrais récemment vu en première partie du DB Band de Mick Quinn (ex-Supergrass, qui intervient d’ailleurs ici aux percus et aux choeurs), où il se révéla digne du plus grand intérêt par le biais de sa pop-folk-rock d’obédience britannique, probante, Grapes sort avec Some kinds of happiness son premier album. 

Fort de plusieurs dates significatives, il y étale un savoir-faire certain dans ses mélodies, racées, qu’il mêle à une trame sensible ou plus vigoureuse (dans cette option, Pretty baby et le titre inaugural, So fine, se distinguent particulièrement, munis d’une élégance à l’anglaise qui honore les Normands), et sert dix titres qui en plus de leur nombre idéal, nécessaire à ce que l’auditeur ne se lasse pas et ce que le rendu demeure optimal, se montrent irréprochables sur le plan qualitatif.

Des cadences intermédiaires (le subtil Alarm clock) et des plages retenues, élégantes, marquées par des cordes (Who cares to waste?), étoffent également ce bel opus, ainsi que des guitares volubiles, comme sur un Earl grey city de haute volée. Rien n’est à négliger et on se réjouit de voir des Français faire dans l’anglicisme avec tant de brio, Heart to drown et ses airs de The Auteurs (remember l’album New wave) confirmant brillamment le constat.

Ensuite, Velvet glove, enlevé mais sensible, aux mélopées encore une fois parfaites, fort de soudains excès sonores, puis la folk du bien nommé Beautiful, servie par un chant remarquable, créditent tout autant Grapes.  Et en fin de parcours, le rock speedé et bourru de Confusion, entêtant, accouche d’un titre plus que notoire. Avant que l’émotion et la finesse de Remember how much I love you, ultime essai de Some kinds of happiness, ne fasse de celui-ci un must-have du genre, qui laisse augurer d’une carrière pour le moins intéressante tout en présentant un groupe talentueux.