Tokyo Overtones – The underground karaoke

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Groupe havrais découvert il y a déjà quelques années au festival de la Grande Marmite à Eu, revu cet été aux Terrasses du Kalif rouennaises pour une bien belle prestation, Tokyo Overtones sort avec The underground karaoke son second album.

“Muni” de dix titres, celui-ci exhale une pop stylée, aux atours variables, et une capacité, comme chez les amienois de Nathaniel Isaac Smog ou encore chez Nestorisbianca, à magnifier et sensibiliser le genre. Tokyo Overtones y ajoute une énergie moins éparse que chez ses collègues, et signe un opus de taille, excellent dès son début (un 30 nerves tour à tour aérien, mélodique et entrainant, orageux, d’obédience pop-rock) et qui s’achève avec Everything happens in July, fait d’une electro-pop/rock rythmée que valorisent des claviers à l’étayage juste.

Entre ces deux titres de haute volée, Brother Jack et sa montée en puissance amorcée par des sons finauds, par exemple, crédite grandement le groupe normand, qui fait dans le cold sur (Bipolar) Girl qui vient parfaire d’une part l’entrée en matière, et d’autre part le résultat d’ensemble.

Une certaine délicatesse caractérise ensuite Citizens of the world, avant que les spirales synthétiques de Into the sun ne fassent à leur tour la différence. Rien n’est négligeable, à aucun moment la qualité ne s’érode, et le léger The alpha child se met ensuite en évidence, suivi par un Haziel killer plus tendu, plus cadencé, également de tout premier ordre. Les Normands parcourent le spectre pop selon un panel ouvert mais pas éclaté, et réussissent dans leur entreprise. L’enchainement Lemmings, superbe de classe pop acidulée/Jane dollar, saccadé et étincelant, faussement doucereux et mettant autant en valeur la voix que l’instrumentation, le confirme et valide dans le même temps l’excellence de ce Karaoké Souterrain enivrant et entêtant. Avec en bonus un titre folk de bon aloi, ce qui ajoute au charme et au pouvoir de persuasion du tout.