Les Tambours du Bronx – Fukushima: mon amour

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Indéniablement efficaces et visuellement énormes sur scène, à laquelle ils n’ont de cesse de se roder, les Tambours du Bronx sortent avec ce Fukushima: mon amour leur second live, enregistré au Phare de Toulouse en avril dernier et incluant un cd/dvd.

Celui-ci livre vingt et un titres, formidables de puissance et d’originalité, dont le point d’orgue serait les parties chantées, qui leur donnent une belle envergure (Crash rythm trash, excellentissime), et mêle des genres qui s’imbriquent parfaitement, entre indus, techno martiale, pointes afro dépaysantes, rock aux guitares féroces et, comme de coutume, percus à la synchronisation impressionnante.

Difficile donc de résister à cette déferlante aussi prenante qu’éprouvante, assortie de nappes synthétiques bien troussées. Pour l’allant rythmique et son côté tribal, on pense à Sepultura et c’est tout sauf un hasard si les deux formations ont collaboré au Rock in Rio en septembre 2011. Dotés de ce même pouvoir de réinvention, les Tambours du Bronx définissent un style nouveau, qu’il ont en quelques albums réussi à imposer.
Bien entendu, le visuel s’avère de taille et ici, l’image, le dvd donc, prendra le pas sur la partie cd, certes de haute volée mais à laquelle il manque tout de même, pour rendre compte de la réelle intensité du concert, le film.

En effet, les Speed machine et autres Psychose, serein et lancinant, prennent alors une dimension plus conséquente encore, tout comme la prestation générale du groupe. On arrive donc par ce biais à vivre une partie du phénomène, en prenant bien en compte que le mieux à faire est d’être présent le jour J. Avec en face de vous la sauvagerie de Pneumothorax, entre autres morceaux dévastateurs, ou Groove for requiem et ses relents Killing Joke, et une tenue de scène renversante, après cet aperçu dc/dvd déjà excellent, il faudra vous rendre à l’évidence: sur les planches et dans le genre, difficile d’égaler la horde de Varennes-Vauzelles.