Divers (electro-pop française) – En route! Grindhouse electro disco hits the road!

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Freaksville Record, le label de Miam Monster Miam (producteur et musicien), nous a déjà gratifiés de l’opus d’Android 80, génial, et décide cette fois de compiler la fine fleur, connue ou pas, de l’electro-pop française.

Si elle n’inclut que dix titres -peu pour une compil’-, la qualité est au rendez-vous et le contenu permet de se rendre compte de la bonne tenue de nos groupes. Ca démarre d’ailleurs sur les chapeaux de roue avec le Motorcycle girl de Conducteur fantôme, “Suicidien” en diable et qui amorce brillamment le recueil créé. Puis France, avec Sur les routes de France, instaure le chant en Français, dont on se rend compte qu’il sied au genre. L’electro-pop légère et doté de synthés décisifs de ce titre honore une vague issue des early 80’s, qui se voit ici remise au goût du jour avec habileté et pour notre plus grand plaisir, Mirror people et son Heart of the sun, 80’s comme on l’aime prenant ensuite le relais pour un titre intéressant mais qu’on aurait préféré doté d’une voix.

Après cela, les Stéphanois d’Accident interviennent avec leur alerte et distingué Vert bleu noir, issu de leur album que je saurai que trop vous recommander. Vive, lettrée, leur electro les distingue et est à inscrire au rayon des trouvailles estimables, de même que TSTR avec son The game is over plus lent, aux motifs répétés…qui nous laisse sur notre faim avec ce goût d’inachevé en omettant de pousser plus avant l’exploitation d’un climat qui jamais ne prend d’envergure.
L’erreur est comblée par Destin vs Phantom (feat…Lio, oui Lio), dont le Mon nouveau jules marche sur l’eau dépouillé et plutôt vif, sans chambouler le genre, trouvera sa place dans le rayon des morceaux electro-pop solides. Livio mosca, avec une basse rondelette et, comme souvent sur En route!, des claviers primordiaux, jouant ensuite une plage aussi dotée de voix détournées, spatiales, qui en font une bien belle réussite.

Il reste alors trois titres, deux plus un bonus, à écouter, et Planète les inaugure par un instrumental que…l’absence de chant dessert, pas insignifiant certes mais pénalisé par cela.

Enfin, le planant Deadlover remix de A cowboy and an indian, chanté dans notre langue, à la fois sensuel et et animé par l’incrustation de bien belles guitares, confirme l’intérêt de cette sortie made in Freaksville, le même groupe se chargeant ensuite de conclure en remixant le Phantom is alive de Deadride phantom, pour en faire une belle bombinette 80’s qui met fin aux festivités et en valide la teneur, à peine érodée par une ou deux chansons moyennes.