Rockin the Docks, une seconde édition prometteuse…

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Après le coup d’essai péronnais prometteur sous la forme du festival d’Airs Libres, c’est cette fois Corbie, petite ville à l’activité culturelle conséquente, qui accueillait, sous l’égide de l’asso Le Bruit du Rock, ces seconds Rockin’ the Docks. Un évènement tout aussi varié et attrayant, avec en tête de file Empyr, que cette soirée aura montré plutôt à son avantage, fort d’une grosse présence scénique, d’une maitrise et d’un sens du partage qui permet d’oublier le pedigree pas très “wild” de ses membres.


Feathers

Entre le grunge sans fioritures de Wisdom en ouverture et la clôture assurée par Empyr sous les vivas de jeune(tte)s aux anges, ce samedi placé sous le signe du “rock pour toutes les oreilles” aura révélé un trio de folie, les Suisses de Deep Kick et leur fusion énergisante à base de convulsions funky méchamment crossover, mais aussi remis en scène des Feathers drivés par la sémillante Loane au chant, et donné à entendre les isariens de The Chemical Fever, au rock plus “normal” mais tout aussi intéressant, ainsi que les “vétérans” de l’étape: les rageurs et frontaux Notepok et leur répertoire évoquant par instants les Burning Heads, dont le chanteur arborait d’ailleurs fièrement le t-shirt  .


Deep Kick

Stylistiquement et bien que dénué de tout groupe issu d’une mouvance moins prévisible, Rockin’ the Docks a tapé dans le mille et on ne peut qu’encourager ses organisateurs, accueillants et très au point, à réitérer l’initiative. Mieux, leur festival est de nature à réunir et fédérer, quand bien même on ne partage pas au départ tous les créneaux musicaux mis en avant. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, venu en nombre remplir la jolie salle du théâtre les Docks et faisant un triomphe à Deep Kick avant de chavirer sous les décibels d’Empyr. Chacun a pu y trouver son bonheur, entre les castes représentées et l’ouverture d’esprit des musiciens, et repartir heureux du moment vécu.


Empyr

Prometteur, ce  “second coup d’essai” laisse augurer d’éditions suivantes plus accomplies encore et dotées, pourquoi pas, de formations issus de styles comme la cold-wave, le stoner ou le shoegaze, pour faire court, qui élargiraient encore le spectre lié à l’évènement et lui donneraient par là-même une portée accrue tout en lui apportant un auditoire plus large que celui, éclectique et fort agréable, qui suivit cette soirée.

Photos William Dumont.