meilleur concert de l’année Batlik au bokal dimanche premier juin

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Nom :
Le Bokal
Type de lieu :
Bar/Concert
Adresse :
10, rue Buhan
Ville :
BORDEAUX
Département :
33 – Gironde – Aquitaine

Hiers dimanche 1er juin au bokal une soirée triomphale. Un chanteur, maître de la guitare, ayant amené ses trois instruments, accompagné d’un acolyte passionné et discret dont les entrées n’ont pas taries de surprendre en harmonies sonore avec de la basse et de la clarinette… chaleur des sons – complainte souriante et allégée d’une philosophie apliquée, c’est a dire mise en aplication. Il nous fait aussi des notes de chant et des sons a la bouche mais ça c’est un secret de fabrication.

Batlik nous raconte en histoires naturelles tout ce monde où l’on trace, en se faufilant vers une mort possiblement programmée ou pas, a travers les difficultés relationnelles, et les impasses financières, il sait faire de cela quelque chose de passionnant, de beau par ce sourire philosophe que le bouddha lui même ne saurait nous transmettre aussi bien qu’un vivant.

Il paraît qu’il a délocalisé son label au liban, et qu’il a vu le caniche de monsieur nègre, qu’il a joué la veille dans une ferme bio, et mangé des carottes bien sucrées.

Il nous raconte que la méditerranée s’est vidée sept fois, remplie sept fois, et du coup n’est pas sûr que cette fois ci ce soit la dernière… enfin en tout cas ça ne le gêne pas que dans ce cas là pour lui ce soit la dernière. Il nous parle des filles qui d’un coup aiment les filles, de celles qui partent sans raison, du fait qu’on oublie pas comment faire l’amour, et parvient avec un physique d’épicier a se faire passer pour un acteur de cinéma.

Il nous chronique les découvertes scientifiques, en trouvant étranges les erreurs qui s’ensuivent, et se demande où va l’humanité avec cette belle sagesse qui assassine, se pose ces questions sans haine et sans souffrance, et semble traverser la terre par une tournée discrète, qui finalement n’envie rien a la migration d’un oiseau, où a celle d’un éléphant en partance.

Sa maîtrise instrumentale soulève des montagnes avec parfois moins de six cordes, et fait danser les ames jusqu’a plus soif, ses musiques ne ressemblent a rien de connu, surprennent, rappelle peut être la première voix, la deuxième voix, jouées toutes deux avec une seule guitare, les notes claquent pétillent, frappent, et éclatent dans l’air d’une façon qui rappelle un feu d’artifice.

Lorsqu’il nous quitte, il ne promet pas de revenir, mais nous donne envie de le revoir, a chaque explication de chanson, on est quand même surpris du développement, qui finalement est assez obscur pour nécessiter ces charmants préambules, dont les digressions ne lui font jamais perdre le fil… alors, si il le tient, ce fil,… on le reverra peut être?

http://www.myspace.com/batlik