A SNAKE OF JUNE vient de Bergerac, il a plus d’un tour dans son sac. Anemic, son nouveau méfait, joue un rock belliqueux. Anemic Enemy l’instaure, sans rejeter les mélodies. Shovel, viril et massif, alterne coups de boutoir et instants plus aériens. True lies, d’abord insidieux, accélère ensuite franchement. La série tient la route, solide, sonore. Fludd, bouillonnant, se joue tendu. Il éructe, à la Fugazi. Son fracas bastonne, nourri. A SNAKE OF JUNE sait faire. Eddie, rageur et sans hâte, le prouve. En Français, et en colère, au gré de phases remuantes. Olivier Baubau (Basse), Maxime Boisseau (Guitare / Voix / Synthé) et Nick Tarlton (Batterie / Voix / Piano / Casque audio), à l’unisson, talochent de la belle matière.
Nero’s Confession, au galop, poursuit sans rétrograder. Les guitares tranchent, la section rythmique pulse et groove. Paysan, dont les ruades attirent, énergise et galvanise. Il breake, proche du psyché. Anemic fait ses preuves, ajusté. Paysan sert une fin se retenant, dans la foulée Ripped Through Cold riffe lourd et vocalise sans complaisance. Anemic, bien charpenté, sort sur une tripotée de labels indé chez lesquels on ne joue pas aux dés. Inflection, qui borde l’ouvrage, lacère. Grungy, sauvage, doté de voix « en fond », d’une basse au relief dingue, c’est pour terminer une sorte de morceau de bravoure. à la toute-fin percutante. Cuvée de preùière main, à n’en pas douter, que ce Anemic dénué de temps morts.

