
Après avoir rodé ses chansons pendant quelques années, sur les scènes de la région, ZED VAN TRAUMAT, à l'occasion de la sortie de son album : "Belge Andalou" et avant des concerts Parisiens et un passage à la fin du mois d'avril au Théâtre du pont tournant, nous fait la gentillesse de répondre à quelques questions.
Ça ne fait jamais que trois ans (presque jour pour jour) que j'ai inauguré ce répertoire. Ça peut paraître long dans l'absolu, mais en réalité c'est passé très vite. Je repartais presque de zéro avec ce projet, mais je suis du genre patient.
Je ne veux pas lâcher mes créations sans leur avoir donné une vraie chance d'être entendues. Et cet objectif n'est pas complètement atteint avec la sortie du disque...
Je refuse de penser les choses en termes de « modernité ». La nouveauté à tout prix m'insupporte. Je suis persuadé qu'en termes de formes artistiques, tout a déjà été fait. La seule façon de faire vraiment du nouveau c'est de privilégier le fond, la vie, le présent, ce qu'on a à dire. Je ne prétends pas révolutionner la musique. Juste être une conscience qui s'exprime, ici et aujourd'hui.
L'Andalousie, c'est un mélange flamboyant et douloureux d'identités.
Avec une vieille guitare sèche ou alors dans ma tête.
Cette question lancinante a d'abord taraudé Mari-Carmen elle-même, après son départ de Cordoba. A vrai dire, je pense que Mari-Carmen, à la base, avait quitté Cordoba parce qu'elle pensait que ce départ allait résoudre la plus grande partie de ses problèmes. Et puis Mari-Carmen est retournée à Cordoba et s'est aperçue que ça n'améliorait pas vraiment la situation...
Oui. J'aurais voulu vivre au néolithique. Connaître cette planète à peu près intacte, à une époque où l'humain n'avait pas posé partout sa patte pleine de cambouis.

Chez moi on n'était ni musiciens ni vraiment mélomanes. Mon père appréciait Brassens, Vian, et le jazz de ses 20 ans. On avait les deux compiles des Beatles, un ou deux Ray Charles, l'album de Le Forestier... J'avais hérité du stock des 45 tours de ma mère: ça allait de Sheila à Joe Dassin, en passant par Nana Mouskouri, Dalida et Christophe. On écoutait la radio, Europe 1, RTL... L'été on allait chez mes grands-parents à Confolens : il y avait un festival de folklore avec des danses un peu cul-cul, mais aussi des choses magnifiques et ahurissantes. Puis mon grand frère a ramené du lycée Bob Marley, Higelin, Lavilliers, et puis du rock, les Clash, du punk, de la new-wave, de la cold wave, de la no-wave, de la musique industrielle...
Resiste ! Le 45 tours de France Gall, que j'avais découvert avec délices sur un grand huit à la fête foraine. A chaque fois que je mettais le disque j'avais l'impression d'un tour de manège gratuit... La chanson ne me fait plus du tout cet effet-là, mais j'ai toujours gardé une tendresse particulière pour France Gall, une tendresse qui sent la gauffre et la barbapapa..
Des choses très noires qui hurlaient mon mal-être alors que j'arborais un large sourire..

Resiste, de France Gall.
Joker ! Ce sont quatre chefs d'oeuvre.
Resiste, de France Gall ?
Resiste, de France Gall. Non, je plaisante..
Il y en a plein que j'adore. Mais je ne peux pas dire que j'en ai un préféré... Allez ce matin ce serait « Strawberry fields forever ».
Toutes les dates de concerts de ZED VAN TRAUMAT sont sur sa page myspace.
Merci à Muriel DUMONTIER pour avoir rendu possible cette interview.
Merci à Guillaume R. pour les photos.
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