Nina Bobsing - Synth Sucks, Fire Works

Nina Bobsing

Synth Sucks, Fire Works
2009 - A Quick One Records
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Après un détour par l'Italie et ce bel album de Bad Love Experience, retour dans une ville dont on ne dira jamais assez la richesse en termes de groupes et de structures (remember le 106...), et qui nous a tout de même "abrités" les Dogs, excusez du peu...et devinez donc de quelle bourgade il s'agit.

Aujourd'hui, une flopée de jeunes groupes, dont The Elecktrocution, We are Cristal Palace et Nina Bobsing, s'y distinguent, et j'aborderai ici le cas de ces derniers, auteurs de ce EP flamboyant dont deux titres figurent sur leur 45T sorti peu avant chez A Quick One Records. Avec, en plus de cela, un split avec Cristal Palace et deux apparitions sur les excellentes compils' Postcard.

Dès Fireworks et sa pop fine et acérée, Nina Bobsing charme et envoûte avec d'une part une dualité vocale magnifique, et d'autre part une trame pop enjôleuse et agitée, qui doit autant aux B52'S qu'à The Fall et Blondie, comme le dit à juste titre le descriptif issu de leur label. Le style est personnel, accrocheur en diable, et la fin noisy de ce titre introductif ajoute à l'intérêt qu'il suscite. Avec ajoutée à cela une adresse conséquente dans l'assimilation des influences.

Les débuts sont donc étincelants, et le galopant Tonight, allégé par cette superbe voix féminine dont l'organe masculin constitue le parfait contrepoint, nous prend dans ses filets en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, avec son rythme enlevé et ces mélodies aussi pures que portées par un flux noisy aux réminiscences 90's forcément approuvées. Le savoir-faire des Normands est impressionnant, et des claviers savamment distillés enveloppent ce morceau fringuant, seconde sucrerie pop aux mélodies parfaites, dotée de l'acidité nécessaire à faire la différence.

C'est ensuite un Roses lui aussi de taille...dont le début évoque par son rythme mécanique This is Pop, autre groupe représenté sur Postcard et ayant signé un album de feu, qui vient nous mettre les écoutilles en joie. Des guitares mordantes et des synthés dignes de Kate Pierson et ses acolytes, appuyés par ces voix parfaitement associées, font de cette troisième chanson un must absolu.

C'est alors que les rouennais décident de surprendre leur monde, ou de le Tromper comme l'ont fait les Pixies en 1991, en terminant sur la pop sixties magnifique de The ballad of Nina, chantée en français et d'une classe étonnante. Concluant avec superbe un EP dont le contenu dévoile un potentiel digne des grands, et par conséquent un groupe qu'il serait de bon ton de mettre en avant, tant il s'avère probant et fort d'une indéniable capacité à écrire, et composer, des morceaux imparables et stylés.
Par Will Dum, le 26/12/2010 - muzzart
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