Mugwump - Drape

Mugwump

Drape
2018 - SUBFIELD/Differ Ant
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Projet du Bruxellois Geoffroy Dewandeler, par ailleurs DJ, "boss" du label SUBFIELD et j'en passe, Mugwump fait référence à l'alien issu de l'imaginaire "psychotropisé" de William Burroughs. Le constat en découle; Mugwump entend, à l'image de Burroughs, résider dans l'interzone et rester insaisissable.

Avec ce Drape entièrement délectable, entre post-punk, psyché, saupoudrage électro et pop indé, Dewandeler et ses acolytes cartonnent. Le premier véritable morceau, No trepidation (tu parles...), riffe sec, balance ses saccades rythmiques et installe son chant grave, plutôt narratif. L'effet est immédiat, le genre individuel. Tediously, lent, beau de par ses motifs, exhale une belle profondeur, une belle gravité aussi dans le chant. Le Belge est doué, il s'entoure de plus bien et At the front (Draped version), entre post-punk et psychédélisme loin d'être figé, doté lui aussi de jolies notes, accentue le ressenti favorable lié à l'écoute. L'électro fait son apparition sur Empty peculiar, elle se marie à des guitares dures. La voix y fait à nouveau effet. Aussi céleste que rugueux, Drape séduit. The mechanism, à la cadence effrénée, marie motifs poppy, scories un poil shoegaze et instrumental puissant. Ca fuse, ça fonce, ça transpire aussi le post-punk ombrageux.

Little middle grinder, qui le suit, est lui aussi dans ce juste dosage entre sons fins et attaque directe. Mugwump façonnes des climats qui lui appartiennent. Sur The flag, le propos s'assagit, fait place à des claviers légers. L'impact n'en est pas pour autant atténué. Rain/Frame, saccadé, serti de sons spatiaux, emmène l'auditeur dans les nuages, se fait kraut et vivace ensuite. L'album est excellent et bienfaisant. Il ne faiblit pas même en sa fin, là où d'autres baissent la garde. Mount, poppy mais pas forcément trop poli, breakant pour ensuite repartir sur une note plus alerte. Pour le coup, le cheminement est presque post-rock, à la différence près que le chant amène de la vie à l'essai. 

Enfin, Peculiar reprise, à la répétition sonore obsédante, conclut plus doucement, avec de la délicatesse, un opus qu'on rejouera à maintes reprises tant il s'avère précieux de par sa singularité. 

Par Will Dum, le 29/05/2018 - muzzart
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