Killtronik est né de l'imagination de
Kévin Blanc, multi-instrumentiste donnant dans l'electro-pop et ayant en 2008 sorti un titre tubesque,
Dresscode.
Depuis, la scène est intervenue et ce premier EP sort, fort de cinq chansons qui honorent le genre. Des réalisations vives, mélodiques et entrainantes, dotées de refrains entêtants, tubesques.
Avec
Walking on mars, le touche à tout ouvert d'esprit et porté sur l'échange artistique touche la cible et débute de façon imparable, signant un standard simple et efficient à souhait. Voix mélodieuse, nappes de synthés et breaks bien amenés forment la première réussite de l'ep, suivie par
All your love. Tout aussi accomplie, chantée d'une voix plus "mâle", cette composition met en avant les mêmes atouts que la précédente, sur un rythme plus enlevé. Puis on passe au Français sur
Paris la nuit, aux allures gainsbouriennes dans le chant et l'étayage sonore de début.
L'effet est certain, et on passe d'étoffes sonores bien ficelées à des refrains décisifs, ce qui sera le cas de
Futur, qui sans bouleverser le procédé vient s'ajouter à la liste des bombes electro-pop de
Paris la nuit. A son attrait intrinsèque s'adjoint une voix légèrement traficotée, puis c'est
You me and it qui met fin aux réjouissances. Selon cette même trame alerte, au parfait alliage entre groove electro et pop chatoyante, le morceau conclut un EP révélateur de possibilités conséquentes. En attendant de voir la clique sur scène, où elle a déjà, par exemple, ouvert pour
Pony Pony Run Run et où son côté organique vient compléter ses penchants synthétiques.