Passons l'hommage un brin "polisson" aux
White Stripes, et venons-en directement au propos du troisième album des Montpellierains, sous haute influence Depeche Mode mais avec, à leur crédit, des guitares racées qui donnent du caractère à un opus déjà assez sensuellement electro pour faire sa place.
L'influence est certes prégnante, mais
P.De Stijl et ses musiciens créent un univers mélodiquement subtil (
Angels falling (noisy remix)) teinté, donc, de guitares rock probantes dans leurs approches délicates comme, de façon plus récurrente, dans leurs attaques plus appuyées.
A cela s'ajoute un groove electro-pop, ou electro-rock, et un sens de la composition qui ne faiblit que l'espace d'un ou deux titres plus démonstratifs comme
Serial immortality (part 3).
De Stijl y adjoint une noirceur mesurée, et confirme sa bonne amorce (
Clues and motives (album edit) puis
Burning blood (hot mix)) sur onze plages de bonne facture, entre
Outraspection (broken mix), cadencé, porteur d'une ambiance à la fois sensuelle, psyché et sauvage, et
Greedy et son allant electro-pop, aux vocaux entêtants.
Plus loin,
280 (rip mix), fort de cette dualité entre voix grave mais séduisante et grattes acérées, sur fond de basses évoquant
New Order et qui se mettent de nouveau en évidence sur
Out of memory, et pour finir un
Wygiwin (mmx version) presque pop valident l'intérêt de ce premier disque depuis dix ans, qui sans révolutionner le genre dévoile de bonnes compositions, entendues peut-être chez d'autres mais assez abouties pour faire de
The White Stripes un opus notable.