Dallas Kincaid & Evilmrsod - Subterranean power strain

Dallas Kincaid & Evilmrsod

Subterranean power strain
2011 - Masters at Paradise
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Union via internet d'un français, Dallas Kincaid, en mode one man band, et d'un allemand pas plus entouré, EvilMrSod, la paire chroniquée ici a fait appel à Matt Verta-Ray pour mixer ce premier effort commun, également géré dans sa version promo par Olivier Geoffroy, qui a officié entre autres chez Die Puppe.

Le résultat, d'abord direct et tranchant (impeccable amorce avec Sherylynn et son riff dynamite puis le bluesy Oblivion, moins trépidant mais aussi efficient, ou encore Damaged), est de taille et diversifié, portant bien sur les stygmates des Jon Spencer et autres artificiers d'un rock sauvage. Le côté "vrai" est étoffé par l'apport de loops et de samples parcimonieux, et Subterranean power strain convainc de son début en sa fin, sur plus d'une heure et la bagatelle de treize titres "swampy" parfois hautement classieux, tel Bye bye lil blue bird (deedbee's blues).
On part aussi à l'occasion dans des trips folk eux aussi accomplis (Pure), ou retenus puis cadencés sur Baby baby baby b-b-b baby, la rudesse des guitares donnant du cachet à l'oeuvre.

La valeur de cette union trouve sa pertinence et ne baissera aucunement en intensité, que ce soit dans son côté torturé et insidieux (le tribal Moon), ou sur un long format que des effluves jazzy valorisent (Darkness) et qui part dans des envolées psyché façon Floyd bien senties. La variété de l'opus en augmente le pouvoir de séduction, d'autant qu'un sensuel et "spoken" Fake smiles, à l'explosion latente comme chez Nick Cave, puis un long format lourd et vicié, Fuck it all (nothing to lose), apportent leur contribution au tout. On pense à Circus of Power aussi (groupe des 90's auteur d'un Magic & madness de belle facture) pour le versant poisseux et l'intérêt de chacun des morceaux présentés, et The long walk, lui aussi long et animé par un déchainement latent, de breaks racés et hallucinants, confirme le constat tout en validant l'excellence du disque.

Pour finir, Just another day et son choeur gospel encanaillé, puis l'acoustico-électrique Juliana (listening to Heavy Trash in Coney Island), bardé de sons "loopés" en son intro et mis en valeur par des chants impeccables et l'intervention de Verta Ray lui-même à la Gretsch, portent l'assaut final et font de Subterranean power strain un ouvrage épatant, qui déclencherait justement une hype compréhensible autour d'une paire franco-allemande au talent énorme.
Par Will Dum, le 25/12/2011 - muzzart
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