16 Pac - Down under the elevator

16 Pac

Down under the elevator
2010 - Autoproduit
1620 lectures
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Trio parisien aux influences multiples, lesquelles trouvaient déjà sur son Endless Work In Progress précédent un aboutissement captivant, 16 Pac récidive avec Down under the elevator, nouvel album qui voir Emma, François et Vincent creuser plus en avant encore le sillon d'un rock aux vêtures diverses. Post, électro, expérimental, celui-ci s'impose dès Mekong Song, essai électro-pop-rock inaugural relevé par des riffs bien trouvés, et ne vous lâchera qu'aux dernières mesures de The girl called Jesus, ultime titre...électro/post, dirons-nous, de cet album sans failles.

 

Entre les deux, on trouve entre autres Please et son amorce sombre, doté d'un climat, comme souvent sur ce disque, soigné et dérangé, dérangeant presque, ou Poderosa, lui aussi légèrement "dark" et reposant sur un rythme électro sobre et vif.

Le rendu est unique et définit pratiquement un style "autre", fait de bribes de genres connus, et l'instrumentation, à l'image de ce que dévoile un So strange trip-hop magistral, nous fait don de trames prenantes. L'expérimentation, juste et mesurée (Blueprint of my soul), contribue à la particularité de l'opus, et 16 Pac a de plus le mérite d'évoluer, de ne pas rester figé et limité à une orientation unique et restrictive. L'imbrication, l'association des particules issues de castes différentes est d'une grande cohérence et le trio ne se disperse aucunement. Le côté sombre du groupe (le début de Dolce vita) est bien exploité, le chaud côtoie le froid sans heurts et le chant d'Emma, remarquable, engendre un surplus d'intérêt qu'un côté rock délibéré (des guitares souvent nerveuses en arrière-plan) renforce de belle manière.

Sur Someone erased my audio tapes, 16 Pac livre une sorte de noisy/post rêveur et caractériel, narratif dans le chant, et sur un long format comme In the end, il élabore un canevas délicat que l'on ne peut que garder en tête. Fin, intense, différent, l'univers des parisiens mérite que l'on s'y attarde, ce que prouve Cruise control, lancinant, dénudé, tout juste étayé par ce rythme et cette voix fragiles. Et cet album est de nature à défier la production actuelle tant il offre une alternative crédible et solide aux formats souvent éprouvés qui nous sont la plupart du temps livrés.

 

http://www.myspace.com/16pac

Par Will Dum, le 09/02/2010 - muzzart
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